Tourisme et culture

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Publié dans 09 Mars 2011 frFrançaise et 54 547 octets de taille.

Tourisme et culture

1-3 Le « Tourisme culturel » : De quoi parle-t-on ?

Problèmes de la définition OMT :

  • L’échelle temporelle prise en compte est trop large :
  • Durée moyenne des visas de tourisme est entre trois et six mois
  • Congés payés des salariés ne dépassent pas les 45 jours en moyenne
  • Difficulté pour ceux qui travaillent de partir plus de trois semaines
  • L’autre critère lié aux motivations est lui aussi trop large, à tel point que tout peut relever du tourisme.
  • D’autres auteurs ont choisi d’intégrer la culture en créant la notion de « tourisme culturel », ce qui signale que ce tourisme présenterait des singularités par rapport à la notion en générale.
  • « Le tourisme culturel est celui qui a pour objet, entre autres objectifs, la découverte des sites et monuments » (Icomos, 1976)
  • «  Le tourisme culturel est un déplacement d’au moins une nuitée dont la motivation=l’intention principale est d’élargir ses horizons, de rechercher des connaissances et des émotions au travers de la découverte d’un patrimoine et de son territoire. Par extension, on y inclut les autres formes de tourisme ou interviennent des séquences culturelles. Le tourisme culturel est donc une pratique culturel qui nécessite un déplacement d’au moins une nuitée, ou que le déplacement va favoriser »
  • « il n’existe pas un tourisme strictement et entièrement culturel opposé à un autre qui le serait moins(…) »
  • Diverses séquences de comportements relevant de registres différents (sport, gastronomie, musée, etc.) coexistent chez un même touriste motivé par les « visites culturelles », et diverses expériences peuvent être considérés comme culturelles par le même individu ou sa génération alors qu’elles ne participent pas de ce qui est défini comme tel par les institutions et les professionnels du secteur » (Amirou, 2000)
  • « Plus que par l’objet de la visite, on peut définir le tourisme culturel par la démarche de connaissance au sens large et le point de vue (esthétique) adopté face à la chose regardée : c’est un voyage orienté, du moins dans l’idéal, par l’idée que l’objet regardé transcende son sens matériel immédiat » (Amirou, 2000)
  • En générale, le tourisme culturel valorise ce qui nous est lointain dans le temps, dans l’espace (lieux autres, exotisme) et éloigné de nos connaissances quotidiennes.
  • A chaque fois, ce qui va pouvoir différencier le tourisme d’un autre type de mobilité géographique, c’est :
  • Le choix du déplacement : On n’est jamais contraint de faire du tourisme (à la différence de l’activité professionnelle)
  • L’autre critère est le hors quotidien. Les lieux du tourisme sont occasionnels et permettent de rompre avec la routine.

2 Pratiques touristiques et séquences culturelles

2-1 Identifier les pratiques et la place de la culture

  • Faire du tourisme, c’est choisir de quitter temporairement ses lieux de vie habituels pour aller vivre ailleurs, dans un ou des lieux situés hors de la sphère de sa vie quotidienne, afin de se recréer.
  • La recréation (reconstitution du corps et de l’esprit) implique un relâchement du contrôle des individus sur eux-mêmes, un relâchement du self control, une relative libération des contraintes quotidiennes, notamment celles du travail.
  • On peut distinguer différentes manières de se recréer à travers 5 grands types de pratiques
  • La découverte
  • Semble être a priori la pratique la mieux associé à la culture.
  • Apprendreen se confrontant à la nouveautéest au fondement même du tourisme depuis les premiers Anglais effectuant le tour des prestigieuses villes européennes (Antiquité)
  • Les professionnels du tourisme ont bien intégré ce terme puisqu’il existe désormais des « Séjours découverte » dans l’offre de voyage
  • Les critères majeurs du tourisme : choix, motif, pratique, mobilité temporaire, afin de se recréer, [(intention) très très  importante]

Assises du tourisme 2010 à Marrakech :

Signature d’une Convention relative à la création d’une Fondation des Festivals de Traditions.

Objectif : Valoriser et promouvoir les festivals de traditions des différentes régions du Maroc.

L’office National Marocain du Tourisme sera un acteur impliqué (Aide à la redéfinition du concept associé au « produit »)

Moussem «  culturel et touristique » de Tan Tan : 7eme édition en 2010

Rencontre des différentes « Tribus » sahariennes autour d’échanges culturels.

Pratiques religieuses et mise en scène des productions culturelles aerie , produit travers des tentes thématiques ( bijoux, poterie

2-1 Identifier les pratiques et la place de la culture

  • La découverte a été particulièrement remise au gout du jour avec l’émergence récente des différentes formes de tourisme dit durable.
  • Autour du thème du développement durable ont été développés des produits cherchant en relation tourisme et environnement ou tourisme et éthique.la première relation s’exprime à travers l’écotourisme, au sens strict il renvoie à la visite.*
  • Mais la dimension culturelle est intégré et l’écotourisme  s’intéresse aux formes de cultures dites : « traditionnelles » (faiblement développés techniquement) : exemple des Toraja en Indonésie
  • L’écotourisme : un produit ciblant de petits groupes et censé perturber le moins possible le milieu dans lequel les touristes s’immergent.
  • La frontière avec le tourisme éthique peut apparaitre floue : à la protection de l’environnement s’ajoute le souci que les dépenses consenties par le touriste soient captées par la population visitée.
  • Le repos :
  • Activité très sérieuse qui pallie a la fatigue physique et mentale engendrée par la vie quotidienne.
  • Place particulièrement importante dans le cadre du tourisme (hors travail, encadrement touristique capable de réduire encore ce qui peut être perçu comme une contrainte quotidienne)
  • « Ne rien faire » est une activité garantie par l’offre de voyage, a l’exemple du Club Méditerranéen qui assume cette attente des clientèles.
  • Il faut d’ailleurs inclure dans cette catégorie repos la tendance actuelle qui voit se développer des produits liés au bien être
  • De nouvelles prestations émergent qui sont moins associés à la santé et d’avantage à ce que les anglo-saxons appellent le WELLNESS.
  • Certains TO associent la thalasso a d’autres prestations comme les spa, sauna, hammam, etc. qui permettent de diversifier les pratiques associés au soin du corps.
  • Cette tendance incarne le passage à une nouvelles ère touristique le tourisme de masse individualisé=(chacun prend soin de lui-même) : standardisation de certaines prestations, accès au tourisme d’un nombre croissant d’individus / volonté de différenciation, « souci de soi », autonomisation des touristes
  • Troisième forme : le jeu, décliné selon quatre types
  • La compétition, c'est-à-dire la rivalité entre des acteurs qui peut s’exercer dans certaines pratiques qualifiées de sports. Gagner s’effectue ici dans le cadre de règles précises.
  • Une des tendances actuelles est au développement du golf…
  • Deuxième forme de jeu : L’alea
  • Il n’Ya plus de règles à partir desquelles est défini un vainqueur.C’est le hasard qui est en jeu. C’est par exemple le jeu de roulettes ou les machines à sous dans les casinos.
  • En France, le marché du casino a connu une croissance importante dans la dernière décennie et est désormais parvenu à maturité.
  • Deux grands groupes détiennent la moitié du marché : Partouche et Barriere.
  • Le Macao : le plus grand casino du monde (Photo1)
  • Troisième forme de jeu : Le simulacre

Il s’agit d’imiter quelqu’un ou quelque chose. Exemple du touriste jouant à être nomade le temps d’un séjour au Maroc. Entre Zagora et M’Hamid.

  • Offre des TO au agences réceptives : Evatours ( TO spécialisé dans le tourisme culturel , installé dans le calvados ) qui propose des méharées ou randonnés chamelière
  • The Nomad experience a Ouarzazate (Mobilité en 4*4 avec rencontre de nomades)
  • Quatrième forme de jeu : Le Vertige

Il s’agit de rompre, pour un instant, avec la stabilité de la perception et de permettre la naissance d’une pratique émotive (Augustin, 1995)

Exemple du saut à l’élastique, mais aussi du Ski et du Surf.

Le surf peut marquer tellement certaines destinations en tirant l’ensemble des activités (produits dérivés, organisation de compétition, etc.) que certains parlent de station-surf (Anglet, Lacanau, etc.)

Quatrième type de pratique : la Sociabilité (l’ensemble des relations qu’un individu ou un groupe entretient avec les autres)

Les lieux touristiques sont devenus suffisamment divers pour permettre de varier les possibilités de rencontrer des inconnus ou d’être en présence des autres.

Les villages club atténuent l’exposition à l’altérité et favorise l’entre soi, pendant que les métropoles propulsent les touristes dans un contexte très cosmopolite.

Le succès grandissant de métropoles : une capacité à créer des évènements permettant de mêler des individus aux provenances diverses, qu’ils s’agissent de résidents ou de touristes (exemple de Paris, Plage, Nuit Blanche)

Cinquième type de pratique : Le shopping

Le projet du voyage est fondé sur l’achat et la consommation symbolique (la vue par exemple) d’objets du quotidien, souvent de marque.

Des lieux sont dédiés à cette pratique : Hong-Kong et Taiwan, mais aussi d’autres destinations comme Shanghai ou Dubaï qui voient l’émergence de shopping center de plus en plus vastes. (Photo des Mall de Dubaï, galerie Lafayette, Ala Moana shopping center a Waikiki=Quartier à Honolulu)

Certaines destinations communiquent sur cette offre de shopping, en prenant notamment appui sur de grands évènements dédiés.

Ex : Dubai Shopping Festival qui existe depuis 1996 et qui se déroule au mois de février.

Paris communique à travers l’opération Soldes By Paris : mise en réseau de différents acteurs comme la ville de Paris, l’office de tourisme et des congrès de Paris, la chambre de commerce et d’industrie de Paris et (Atout France =agence de coordination et de promotion de la destination France).

Ici, mise en place de parcours thématiques.

Le shopping cible régulièrement les grandes marques du luxe, valorisant des savoir-faire liés aux métiers d’art, à la création.

L’art contemporain est régulièrement intégré : exemple de Vuitton qui a ouvert dans sa boutique des Champs-Elysées (maison mère), un espace culturel dédié, souvent autour de thème liés au voyage puisque Vuitton est à l’origine un malletier de luxe

Par ailleurs le LVHM est un mécène pour l’art contemporain.

[Marketing sensoriel : création d’odeur artificiellement ambiance sonore.]

 Pratiques touristiques et séquence culturelles :

Les pratiques des touristes sont rendue possibles par une diversité d’acteurs (institutions, opérateurs privés, etc.) et d’espaces, et sont liées à un système de valeurs à un moment donné.

Le tourisme est un « système d’acteurs, de pratiques et d’espaces qui participent de la recréation des individus par le déplacement temporaire hors des lieux du quotidien » (Knafou , Stock , 2003)

Une typologie des lieux touristiques :

Les situations qui ont précédé l’émergence du tourisme dans les lieux concernés (lieux créés de toutes pièces)

La mise en tourisme des lieux. Elle traduit la manière dont un lieu a été créé ;

Leurs caractéristiques géographiques actuelles.

[Mettre en tourisme : y’a des acteurs : Est ce qu’il Ya une synergie]

La logique est donc la suivante :

  • Qu’est qu’il y avait avant le tourisme ;
  • Quel est le processus qui a conduit à créer un lieu touristique ;
  • Enfin comment est ce lieu aujourd’hui

2-2 Des lieux qui incarnent des pratiques touristiques

On peut identifier différents types de lieux :

Le site est un type bien particulier de lieu touristique :

C’est le seul à être caractérisé par l’unique fonction de passage

Si toutefois il existe une structure d’hébergement, celle-ci est sans commune mesure avec le dynamisme du lieu (ex : Le Mont Saint-Michel)

Parmi les 8 types de lieux touristiques, trois peuvent être distingués du site :

Ils ont été créés par et pour le tourisme :

Le lieu est aménagé de structures d’hébergement nécessaires à l’accueil de touristes qui viennent y résider temporairement.

Le comptoir tout d’abord :

Il est conçu uniquement pour le séjour touristique

Il se caractérise par l’isolement, la fermeture.

Généralement, le lieu est tenu par un investissement joint à un promoteur, quand les deux ne sont pas identiques (ex : le Club Méditerranée)

[Une ile-hôtel des Maldives = ile comptoir]

Concernant les parcs à thème, le Maroc constitue un marché en plus convoitées.

Ex : Le parc d’attractions « Sindibad By Walibi » à Casablanca développé par un consortium (Alliances, Somed, Palmeraie Développement, Devpark et la compagnie des Alpes)

Composé d’un parc d’attractions, d’un parc animalier , d’un parc écologique et d’une foret récréative, d’hôtels et de commerces ou de bureaux .

Un parc archéologique est prévu et des financements seront alloués aux activités de fouille (site préhistorique).

La Station touristique est différente du comptoir :

Il s’agit d’un lieu ou résident des habitants permanents.

Les acteurs impliqués sont multiples. Mais la station peut être spécialisée dans une pratique (le ski)

Exemple de la grande Motte et Cap d’Agde (Lanquedoc-roussillon), ou de la Plagne.

Maroc : exemple de Saidia , Mazagan , etc .

[La grande Motte, station emblématique de la mission Racine]

La grande Pyramide (1974) ( Photo)

On appelle station ville une station qui gagne en complexité :

Lorsque d’autres activités se développent à côté du tourisme alors que celui-ci avait été l’activité fondatrice du lieu .

Exemple de Cannes

Les lieux touristiques n’ont pas toujours été créés à partir de rien ou presque.

Il existe bien des lieux touristiques dont le développement s’est appuyé sur une structure existante.

C’est le cas des villes touristiques dont il est possible de distinguer plusieurs types.

On parle de ville-station lorsque :

Le lieu a été « subverti » c'est-à-dire bouleversé par le tourisme (il domine parmi les fonctions)

Mais ue ce dernier s’est inseré dans la structure préxistante, souvent par juxtaposition d’un quartier créé par et pour le tourisme ( station).

Exemple de : Agadir

Essaouira va devenir une ville-station

Ancien comptoir commercial portugais (16eme Siècle) ; Essaouira a connu une activité économique florissante jusqu’au 19eme siècle.

Milieu des années 1990 : les décideurs politiques locaux, appuyés par des instances internationales (Nations Unies) ont vu dans le patrimoine un outil de valorisation touristique : politiques de restauration de la médina et ses alentours.  

Associations de quartier, autorités locales, services extérieurs des ministères, coopérations nationales et internationales ont joué le rôle dans le classement de la médina au patrimoine mondial de l’Unesco (2001).

D’autres éléments culturels sont venus appuyer le développement touristique local : la multiplication des festivals de musique.

-Festival Gnawas et musiques du monde

-Festival des Alizés de la musique classique

Evènements soutenus par l’Association Essaouira-Mogador, qui a créé récemment la Fondation d’Essaouira pour les Arts, la culture et le patrimoine.

Volonté d’accompagner le développement de l’activité touristique dans la province, notamment à travers le projet de la station balnéaires Mogador, prévue par le plan Azur .

L’aéroport Essaouira-Mogador vient d’être renforcé par la mise en service d’un nouveau terminal (300 000 passagers/ ans).

La ville touristifiée :

Une ville ancienne existait mais elle a été tellement subvertie par le tourisme que cette activité remet en question les structures pré-touristiques

Exemple de Venise = (Place Saint à Venise Marc lieu de la renaissance italienne)

Marrakech : vers une ville touristifiée ?

Depuis une trentaine d’années, les médinas marocaines sont investies par des étrangers de plus en plus nombreux.

C’est notamment le cas de Marrakech. Anciennement dénigrée par le protectorat puis les élites locales, la médina est désormais convoitée par les Occidentaux.

Le classement UNESCO en 1985 a accéléré la valorisation par des investisseurs qui ont su répondre à une nouvelle demande des touristes.

En retour la valorisation par des habitants temporaires a renforcé la réhabilitation et la patrimonialisation.

[Ce regard négative des français à l’époque a produit une image négative et le  résultat sera que : les élites ont quitté la médina ce qui a renforcer l’image négative du lieu

Un système de rétroaction négative

Ca c renforcer fuite des élites

 La classe moyenne a suivi

Retournement du regard 1970]

Point de vue Mr Coeffe sur la ville de Marrakech donnés historiques


La médina comme « concentré de patrimoine » est devenue une valeur marchande, notamment à travers le marché très lucratif des riads.

Des phénomènes de recompositions sociales affectent les médinas dans lesquelles les anciennes populations se maintiennent de plus en plus difficilement avec la hausse des prix de l’immobilier.

D’autres villes ne sont que « diverties » par le tourisme :

La ville (ou métropole) a fonction touristique :

L’activité touristique a investi certains quartiers mais le poids du tourisme n’a pas remis en question le fonctionnement global de la ville.

Exemple de : Bilbao, Paris, Rome, Rabat.

La ville-étape :

Cette ville se distingue par sa fonction de court séjour ou d’accueil d’une nuit.

3 la valorisation touristique de la culture

3-1 Les acteurs en jeu ; l’exemple du patrimoine mondial

-Mondialisation et protection du patrimoine

En 1931, la charte d’Athènes édicte des principes généraux de restauration et de protection des monuments historiques, censés être applicables partout.

Le patrimoine devient une catégorie pertinente a l’échelle international, au-delà des spécificités locales. La charte énonce notamment les nécessités d’une collaboration internationale et parle déjà d’un patrimoine de l’humanité.

La charte de Venise de 1964 constitue un texte fondateur, essentiel dans l’histoire du patrimoine mondial : «  L’humanité, qui prend chaque jour conscience de l’unité des valeurs humaines, les considère comme un patrimoine commun »

Deux conventions dans le domaine culturel ont préparé l’idée d’actions et de normes inter………..

[Photo : Falaise de Bamiyan Afghanistan / statue de Bouddha détruites en 2001, vetiges classés patrimoine mondial en 2003]

Un autre facteur de mobilisation mondial autour du patrimoine a été le développement de campagnes internationales de protection de lieux patrimoniaux menacés.

Exemple de deux campagnes (menées avant 1972) :

Pour la sauvegarde des monuments de Nubie en 1960, entre Egypte et Soudan (aménagement du barrage d’Assouan et menace d’engloutissement du temple de Ramsès 2, Abu Simbel)

[Photo Abou Simbel (Egypte) : 15000 tonnes déplacées 60 m plus haut que le site d’origine]

Sauvegarde de la ville de Venise 1966

Les spectaculaires inondations de 1966 ont provoqué une prise de conscience internationale. La place St Marc se trouve alors sous près de 2 mètres d’eau.

Constat : les marées sont de plus en plus importantes tandis que la lagune tend à s’enfoncer. Venise semblait alors menacé de disparaître sous les inondations.

C’est le phénomène de l’Aqua Alta : phénomène d’inondation qui se produit en octobre et en avril.

[Photo : Aqua Alta à Venise]

L’idée d’une protection du patrimoine naturel a té favorisé par plusieurs événements, dont la création en 1948 de l’international Union for the protection of nature, devenue en 1956 l’international union for the conservation of the nature.(IUCN)

L’ensemble de ces conférences, conventions, préparent l’adoption en 1972 de la convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, par la conférence générale  de l’UNESCO.

Les état sont alors tenus de signer de la convention pour pouvoir bénéficier du classement de leurs biens.

Ils s’engagent également à identifier, protéger conserver, mettre en valeur et transmettre aux générations futures le patrimoine présent sur leurs territoires.

Si l’Unesco associe les deux dimensions (naturelle et culturelle), ……

La liste est super présenté par les biens culturels, même si les Etats-Unis ont pesé dans le classement des biens «  naturels »

En 2010, la liste compte 911 biens dont :

-704 biens culturels

-180 naturels

-27 mixtes

Répartis dans 151 Etats (145 en 2008)

Les biens classés correspondent le plus souvent à des lieux pratiqués les touristes : Ces acteurs jouent un rôle essentiel dans la patrimonialisation

Nombre d’états signataires en 2010 : 187

Le Maroc a signé la convention en 1975

Maroc : 8 sites classés au patrimoine culturel :

Medina de Fès (1981)

Medina de Marrakech (1987)

Ksar ait ben Haddou (1987)

Medina de Tétouan (1997)

Site archéologique de volubilis (1997)

Medina d’Essaouira (2001)

Ville portugaise de Mazagan (el Jadida) (2004)

La notion de patrimoine culturel s’élargie : depuis 2003 l’Unesco reconnaît l’existence et la valeur d’un patrimoine culturel immatériel.

« Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération ; est recrée en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine »

Autre exemple : l’Unesco a inscrit la diète méditerranéenne en 2010. La décision est justifiée ainsi :

« La méditerranée se caractérise par un model nutritionnel qui est demeuré constant dans le temps et l’espace (…) La diète (du grec diaita ou mode de vie) méditerranéen. Elle favorise les contacts sociaux, les repas collectifs étant la clés de voute des coutumes sociales et des évènement festifs » (UNESCO 2010)

Lors de la session 2010 de Nairobi l’Unesco a également inscrit la fauconnerie, patrimoine humain vivant.

Cet élément était présenté conjointement par le Maroc, l’Arabie saoudite, la Belgique, les émirats arabes unies, l’Espagne, la France, la Mongolie, le Qatar, la Syrie la république du Corée et république tchèque.

Quelles justifications donner à cette convention d’échelle mondiale ?

-Dans certains cas, la protection du patrimoine national est rendue difficile par manque de ressources financières et techniques : nécessité d’une coopération internationale

-Idéé……. ;;

La convention de 1972 définit les modalités générales du classement au patrimoine mondial

Le processus de candidature du patrimoine mondial engage un ensemble d’acteurs selon un processus assez long ; 2 ans minimum sans compter la préparation/ constitution du dossier.

Ce sont les Etats qui ratifient la convention et il leur revient donc de présenter le dossier de candidature. 

Les acteurs en jeu l’exemple du patrimoine mondiale 

Le classement  au patrimoine mondial de l’humanité

A  l’Unesco

L’organisation des  nations unis d’éducation, culture et de la sciences est une organisation créer en 1945disision

PARMI LES ORGANES  LES PLUS  IMPORTANTS AU SEIN DE L UNESCO FIGURENTS :

Le centre du patrimoine mondial crées pour l’application  de la convention du patrimoine chargé de la coordination des actions de suivi de l’états des sites des candidatures   d’aides au état candidat

Les conseils reginels  des monuments et sites et une organisation non gouverne ante

Créée au moment de la charte de Venise  pour développer la production des biens culturels et des techniques de restauration et protection adéquates.

L’icomos est en fait un des organes consultatifs  du comité du patrimoine mondial.

L’icomos est plus particulièrement chargée de l’évolution des biens culturels et mixtes (en fonctions  de critère principal de valeurs universel)

Chante du tourisme culturels  de 1976 cette activité « ne sera être s espère des  effets négatifs, spoliateurs ou destructeurs, qu’entraine l’emploi massif  et incontrôlées des sites et monuments.

Charte 1999 : tourna, t gestionnaire qu’on le veuille ou non, les touristes sont là et il faut désormais les gérer (Lazourtti, 2010)

B- L’icomos et les autres organismes consultatifs

L’enjeu est désormais »l’interprétation……. ;;

C- Procédure pour l’évaluation des propositions l’inscription

Les nouvelles propositions doivent être remises par les états au Centre du Patrimoine mondial de l’Unesco à Paris avant le 1er février de chaque année.

Le centre du patrimoine mondial vérifie que les dossiers de proposition d’inscription sont complets et les livres au Secrétariat de l’ICOMOS avant

Les nouvelles propositions doivent être remises par les états au centre.

En quoi la culture est un levier de mise en tourisme ?

Tags:culture,tourisme,fonction de passage,la fermeture,créés par et pour le tourisme,comptoir
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