Le Bienio progresista et le régime isabélin en Espagne (1854-1868)

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Le Bienio progresista (1854-1856)

La reine Isabelle II fit appel à Espartero, qui conclut un pacte avec O'Donnell. De cet accord naquit le nouveau régime, le Bienio, dont le résultat fut un système politique dominé par des caudillos.

Le gouvernement d'Espartero rétablit la Constitution de 1837 et convoqua des Cortes constituantes. La Constitution de 1856, dite non nata car elle ne fut jamais publiée, reprenait les principaux postulats de la pensée progressiste, notamment la désamortissement de Madoz, qui concernait les biens municipaux du clergé.

En somme, pendant ces deux années, les gouvernements furent harcelés aux Cortes comme dans les médias. O'Donnell lança un coup de force, vainquit la milice nationale et accéda à la présidence du Conseil des ministres. Le Bienio s'acheva comme il avait commencé : dans la rue, au milieu des luttes.

Le gouvernement de l'Union libérale

O'Donnell assuma la présidence avec le soutien de l'Union libérale, cherchant à instaurer un libéralisme centriste qui rétablit la Constitution de 1845 assortie d'un acte additionnel.

Durant cette période, trois groupes interviennent : les modérés, l'Union libérale et les progressistes. L'objectif affiché est la liberté et l'ordre. Les principaux problèmes sont les conflits carlistes et paysans ainsi que la succession rapide des gouvernements.

Les conflits carlistes et paysans

Les carlistes lancèrent un mouvement sans soutien militaire suffisant, qui échoua. La révolte paysanne trouvait son origine dans la désamortissement de Madoz ; elle fut réprimée par la Guardia Civil.

La succession des gouvernements

Les dernières années furent marquées par une succession de gouvernements alternant modérés et unionistes, la reine intervenant elle-même dans ces changements.

La situation politique

En mai 1864, Prim affirma lors du banquet des Champs-Élysées que le monopole modéré ne durerait pas plus de deux ans. Sa tentative insurrectionnelle échoua et il s'enfuit au Portugal. Cet épisode précipita la chute d'O'Donnell, remplacé par Narváez, dans un contexte de forte commotion sociale.

Aspects économiques et sociaux

Les derniers gouvernements isabelins se trouvèrent face à une crise multiple, liée aux facteurs du capitalisme industriel et financier.

Le pacte d'Ostende et la chute d'Isabelle II

En août 1866, démocrates et progressistes signèrent le pacte d'Ostende, par lequel ils décidèrent de renverser Isabelle II. Il fut ensuite convenu que la future forme de gouvernement, monarchique ou républicaine, serait choisie par la suite.

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