Les indépendances des colonies espagnoles d'Amérique du Sud (1810-1826)

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Les colonies espagnoles d'Amérique du Sud

1re phase (1810-1814)

Elle commence lorsque, faute de roi, des Juntas se forment dans des villes comme Caracas, Buenos Aires ou Santiago. Celles-ci affirment le droit de se gouverner elles-mêmes, bien que leur sort soit divers : la Junte de Caracas, qui proclame l'indépendance, est soumise. Buenos Aires se tient à l'écart des autorités espagnoles. En 1813, le militaire et homme politique Simón Bolívar poursuit la tâche émancipatrice par son entrée à Caracas, dont la municipalité lui accorde le titre de Libertador.

2e phase (1814-1818)

Ferdinand VII exige la soumission de ses sujets américains. La lutte des Américains subit un recul en Nouvelle-Grenade avec sa défaite face au général Morillo. Dans la vice-royauté du Río de la Plata, le Congrès de Tucumán proclame l'indépendance de l'Argentine en 1816. Le général José de San Martín traverse les Andes avec son armée et obtient l'indépendance du Chili, après les batailles de Chacabuco et de Maipú (1818).

3e phase (1818-1826)

Elle représente l'aboutissement militaire des processus d'indépendance. L'Espagne demande l'intervention de la Quadruple-Alliance, mais la Grande-Bretagne refuse. Les troupes espagnoles restent seules face aux indépendantistes. Le président des États-Unis, James Monroe, s'oppose à toute ingérence européenne dans les affaires américaines.

  • Le général San Martín quitte le Chili par mer et débarque au Pérou, à Lima.
  • Lors du Congrès d'Angostura, la Grande Colombie est constituée, formée des circonscriptions de Caracas, Quito et Bogotá. Simón Bolívar en est élu président.
  • En 1821, Bolívar marche sur Quito et rencontre San Martín lors de la conférence de Guayaquil (1822). Après cette rencontre, San Martín laisse tout le protagonisme à Bolívar, qui est nommé dictateur du Pérou. Ce territoire et la Bolivie sont rattachés à la Grande Colombie, dont ils se sépareront par la suite.
  • Les soldats royalistes sont vaincus à la bataille d'Ayacucho ; un groupe d'entre eux se réfugie au Callao. Le dernier armée espagnole d'Amérique du Sud disparaît alors.

Le Mexique

La lutte pour l'indépendance commence à Querétaro, avec le Grito de Dolores du curé Miguel Hidalgo. Une révolution, menée par des populations indigènes et à fort contenu social, se propage. Vaincu et exécuté, le combat est repris par le curé José María Morelos au Michoacán, qui connaît le même sort.

En 1820, les créoles et l'armée se joignent à la rébellion. Grâce au Plan d'Iguala, le Mexique accède à l'indépendance et le général Agustín de Iturbide devient empereur constitutionnel. S'impose ensuite une république fédérale, libérale et laïque, qui finit par se séparer de l'Amérique centrale. En 1834, l'État mexicain évolue vers un modèle conservateur lorsque le général Santa Anna prend le pouvoir.

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