La Renaixença aux Îles Baléares et en Valence
La Renaixença aux Îles Baléares
À Majorque, la revue La Palma (1840-1841) permit l'entrée du romantisme dans les îles, favorisa la récupération des textes médiévaux et établit des contacts avec la Catalogne.
Les auteurs les plus importants de la Renaixença baléare furent Marià Aguiló et Josep Lluís Pons i Gallarza.
La Renaixença valencienne
Sous l'influence du Majorquin Marià Aguiló, les Jocs Florals furent célébrés à Valence en 1859, puis ne furent répétés qu'en 1879, année où ils furent définitivement établis par Lo Rat-Penat, une société créée par l'écrivain Constantí Llombart dans le but de rassembler tous les valencianistes.
Bien que Llombart ait tenté de donner à la Renaixença valencienne une dimension populaire et progressiste, elle fut finalement dominée par le groupe conservateur et bourgeois de Teodor Llorente, auteur d'une œuvre poétique dont la majeure partie est typiquement jocfloralesque ou consacrée à l'exaltation du milieu rural.
La Renaixença valencienne fut marquée par la scission entre deux groupes de poètes :
- Les écrivains populaires, désignés comme « poètes d'espadrille », utilisaient le valencien familier et n'avaient aucune intention de restaurer son usage cultivé.
- Les écrivains bourgeois, désignés comme « poètes de gant » ou llemosinistes, réduisirent la restauration littéraire à la composition d'une poésie artificielle et archaïsante.
Jacint Verdaguer (1845-1902)
Né à Folgueroles (Osona), Jacint Verdaguer fut prêtre. À partir de 1865, il participa aux Jocs Florals de Barcelone et se lia avec les personnalités les plus éminentes de la Renaixença. Son œuvre se distingue par deux grands poèmes épiques :
- L'Atlàntida, une épopée classique sur la force de la nature et de la foi.
- Canigó, une épopée qui mythifie l'histoire et les paysages de la Catalogne.
Le reste de l'œuvre de Verdaguer comprend des poèmes à thème religieux et quelques livres en prose, comme le Dietari d'un pelegrí a Terra Santa, les Rondalles et le recueil d'articles En defensa pròpia, écrits pour se défendre des accusations de folie qui l'éloignèrent du sacerdoce.