TI3501 : Questionnaire sur les réseaux WPAN et WLAN
TI3501 : Questionnaire 2 sur les réseaux sans fil
Unité 2 : Réseaux WPAN et WLAN
1. Réseaux WPAN
- Combien de bandes ISM sont définies par l'UIT et combien sont actuellement utilisées dans les réseaux WLAN et WPAN ?
Réponse : 7 bandes au total (2 HF, 1 VHF, 2 UHF, 2 SHF), parmi lesquelles 1 en UHF (2,4 GHz) est utilisée pour WPAN et WLAN, et 1 en SHF (5 GHz) est utilisée pour WLAN. - Mentionnez 4 classes ou technologies WPAN et précisez lesquelles sont actuellement utilisées et lesquelles sont en cours de développement.
Réponse : Projet Oxygen (MIT), IrDA, Bluetooth, ZigBee. Sont utilisées actuellement : IrDA, Bluetooth et ZigBee. En cours de développement : Bluetooth et ZigBee (évolutions). - Quel groupe de l'IEEE étudie les réseaux WPAN utilisés aujourd'hui ? Spécifiez les sous-groupes.
Réponse : Le groupe IEEE 802.15, avec ses sous-groupes :- 802.15.1 (Bluetooth)
- 802.15.2 (Coexistence Bluetooth / WLAN)
- 802.15.3 (Bluetooth haut débit)
- 802.15.3a (Bluetooth UWB)
- 802.15.3b (Bluetooth amélioré)
- 802.15.4 (ZigBee / WPAN bas débit)
- 802.15.4a (ZigBee UWB)
- 802.15.4b (ZigBee révision)
- 802.15.4c (ZigBee bandes chinoises)
- 802.15.4d (ZigBee bandes japonaises)
- Mentionnez les caractéristiques d'IrDA (portée, débit, angle de fonctionnement).
Réponse : Portée maximale de 1 m, débit allant jusqu'à 4 Mbps, angle de fonctionnement optique de 30°. - Comment s'appelle la norme technique initiale utilisée dans IrDA ?
Réponse : IEEE 802.11 Legacy (infrarouge). - Quelles sont les couches d'IrDA selon le modèle OSI ?
Réponse : Couche physique : infrarouge (IR). Couche de liaison : IrLAP (Infrared Link Access Protocol), IrLMP (Infrared Link Management Protocol), IAS (Information Access Service) pour l'accès aux services des applications, l'information étant généralement divisée en couche 1 ou 2 selon les modèles OSI adaptés. - Quelle organisation regroupe les développeurs et fabricants de Bluetooth, quand est-elle née et quel est son rôle ?
Réponse : Le Bluetooth SIG (Special Interest Group). - Quelles classes de Bluetooth existent et comment se différencient-elles selon la puissance d'émission ?
Réponse : Il existe 3 classes définies selon leur puissance de sortie maximale :- Classe 1 : jusqu'à 100 mW (20 dBm), portée maximale de 100 m
- Classe 2 : jusqu'à 2,5 mW (4 dBm), portée maximale de 10 m
- Classe 3 : 1 mW (0 dBm), portée maximale de 1 m
- Quelles versions de Bluetooth existent et quelle est la vitesse maximale actuelle permise ?
Réponse : Versions Bluetooth et standards IEEE correspondants :- Bluetooth v1.1 : IEEE 802.15.1, jusqu'à 720 kbps
- Bluetooth v1.2 : IEEE 802.15.2, jusqu'à 1 Mbps
- Bluetooth v2.0 : IEEE 802.15.3, jusqu'à 3 Mbps
- Bluetooth v2.2 / versions récentes (mi-2009 et plus) : débits à partir de 24 à 53 Mbps
- Quelle technique radio utilise Bluetooth, quel est le nombre de canaux utilisés, comment changent-ils et dans quelle bande se trouvent-ils ?
Réponse : Saut de fréquence (FHSS), 79 canaux dans la bande 2,4 GHz, avec 1 600 sauts par seconde. - Quelle est l'architecture utilisée par Bluetooth aujourd'hui, combien d'appareils connectés simultanément autorise-t-elle et comment interagissent-ils ?
Réponse : Architecture en piconet (Piconet), permettant jusqu'à 8 appareils connectés simultanément, où l'un agit comme maître (Master) et les autres comme esclaves (Slaves). - L'architecture de couches Bluetooth correspond-elle au modèle OSI ? Pourquoi ?
Réponse : Elle ne suit pas strictement le modèle OSI : la couche de liaison est subdivisée en plusieurs fonctions spécifiques gérant le transport de l'information avant d'atteindre directement les couches applicatives. - Dans la trame Bluetooth, combien de bits sont alloués à l'adressage des appareils et qu'est-ce que cela implique ?
Réponse : 3 bits sont réservés pour l'adressage dans l'en-tête de trame, ce qui implique qu'on ne peut adresser que 8 appareils par trame/piconet (2³ = 8). - Combien de fois l'en-tête est-il répété par trame Bluetooth et combien de données utiles une trame peut-elle transporter ?
Réponse : L'en-tête de 18 bits est répété 3 fois pour des raisons de sécurité (correction d'erreurs), occupant ainsi 54 bits. La trame peut quant à elle transporter jusqu'à 2 744 bits de données utiles.
2. Réseaux WLAN
- Quelles sont les techniques radio définies pour le WLAN IEEE 802.11 ?
Réponse : FHSS (saut de fréquence), DSSS (étalement de spectre à séquence directe), et OFDM (multiplexage par répartition orthogonale de la fréquence). - Quelles sont les différences entre ces 3 techniques en termes de portée, débits et fréquences ?
Réponse : Portées indicatives : FHSS jusqu'à 150 m, DSSS environ 30 m, OFDM environ 50 m (selon l'environnement et les débits). - Quelles sont les 2 techniques à étalement de spectre et laquelle est la plus utilisée et pourquoi ?
Réponse : FHSS et DSSS. Le DSSS a été préféré car il offre un meilleur débit, une plus grande robustesse face aux interférences et une meilleure tolérance au bruit. - Pourquoi a-t-on développé la technologie 802.11g après le DSSS ?
Réponse : Parce que l'apparition de l'OFDM sur 802.11g a permis d'atteindre des débits bien plus élevés (jusqu'à 54 Mbps) tout en restant rétrocompatible avec les bandes 2,4 GHz. - En FHSS et DSSS, combien de changements de canaux par seconde sont effectués et quelle largeur de bande utilise chaque canal ?
Réponse : Dans la bande 2,4 GHz : en FHSS, chaque canal fait 1 MHz avec environ 50 sauts par seconde ; en DSSS, la largeur de bande est de 22 MHz et le canal ne change pas dynamiquement par trame. - Pourquoi dit-on que le DSSS est meilleur que le FHSS en termes de densité spectrale de puissance ?
Réponse : Parce qu'il disperse la puissance sur une bande beaucoup plus large (22 MHz au lieu de 1 MHz), réduisant la densité de puissance émise par unité de fréquence. - Pour combien de canaux les normes DSSS sont-elles définies, combien sont utilisés en Amérique et quel est l'espacement entre canaux adjacents ?
Réponse : 14 canaux sont définis au niveau mondial ; en Amérique du Nord, 11 canaux sont autorisés, espacés de 5 MHz entre porteuses adjacentes. - Quels sont les canaux non recouvrants définis pour l'Amérique ?
Réponse : Les canaux 1, 6 et 11. - Par quoi sont affectées les technologies radio : qui souffre le plus des interférences d'autres appareils et qui souffre du multi-trajet (échos) ?
Réponse : Le FHSS est plus robuste aux interférences à bande étroite ; le DSSS et l'OFDM gèrent différemment le multitrajets (les échos affectent fortement le DSSS, d'où l'usage de récepteurs RAKE). - Comment résout-on le problème d'interférences multi-trajets en DSSS ?
Réponse : On ajoute une deuxième antenne (diversité d'antennes) et le récepteur sélectionne le signal présentant la meilleure réception. - Que sont DCF et PCF ?
Réponse : DCF (Distributed Coordination Function) : accès basé sur la contention (type Ethernet/CSMA/CA). PCF (Point Coordination Function) : accès sans contention avec interrogation centralisée (type passage de jeton/polling). - Quels sont les 2 inconvénients majeurs de DCF et quelles sont les 3 techniques pour y remédier ?
Réponse : Inconvénients : problème du nœud caché et taux d'erreur élevé. Solutions : acquittement positif (ACK), écoute de porteuse (Clear Channel Assessment), et réservation de canal (RTS/CTS). - Quel protocole de couche MAC est utilisé pour éviter les collisions ?
Réponse : CSMA/CA (Carrier Sense Multiple Access with Collision Avoidance). - Quels sont les 3 types d'intervalles de temps (IFS) apparaissant dans la communication DCF ?
Réponse : SIFS (Short Interframe Space), PIFS (PCF Interframe Space), et DIFS (DCF Interframe Space). - Quel message le récepteur émet-il dès la fin de transmission et combien de temps attend-il avant d'émettre ?
Réponse : Il envoie un ACK après avoir attendu un intervalle SIFS (généralement 10 à 16 microsecondes). - Comment résout-on le problème d'un canal très bruité ?
Réponse : En fragmentant la trame en sous-trames plus petites. - Comment se résout le problème des collisions dues aux stations cachées ?
Réponse : Grâce au mécanisme RTS/CTS (la station émettrice envoie un RTS, et le récepteur répond par un CTS avant le début de la transmission des données). - Quel impact sur le rendement a l'utilisation conjointe de la fragmentation et de la détection de porteuse virtuelle ?
Réponse : Le rendement utile diminue notablement (chute d'environ 40 % à 50-60 % de débit effectif) en raison de la surcharge protocolaire. - Combien de champs d'adresses comporte une trame Wi-Fi, combien d'octets possède chacun, et qu'est-ce que cela permet ?
Réponse : 4 champs d'adresses de 6 octets chacun (adresses MAC), permettant d'adresser des millions d'équipements et d'assurer le routage entre réseaux de distribution sans fil (WDS). - À quoi fait référence l'itinérance (roaming ou handover) ?
Réponse : À la capacité d'une station de se déplacer d'un point d'accès (AP) à un autre automatiquement sans interruption de la communication. - Quelles sont les 3 architectures de base des réseaux WLAN et en quoi consistent-elles ?
Réponse :- IBSS : mode Ad-hoc, communication directe entre stations sans AP.
- BSS : mode infrastructure avec un unique point d'accès.
- ESS : ensemble de services étendu regroupant plusieurs BSS interconnectés par un système de distribution.
3. Sécurité des réseaux sans fil
- Mentionnez au moins 3 points de vulnérabilité introduits par les systèmes sans fil.
Réponse : Micrologiciel/firmware de l'AP non sécurisé, interception par des intrus (écoute passive), et activation non contrôlée des communications ad-hoc. - Quels sont les 3 types de protocoles de sécurité appliqués pour l'accès aux réseaux WLAN ?
Réponse : WEP, WPA et WPA2. - Quels autres éléments de sécurité peuvent renforcer le chiffrement (mentionnez-en 5) ?
Réponse :- Filtrage par adresse MAC
- Désactivation de la diffusion du SSID
- Blocage des requêtes Ping WAN (ICMP)
- Modification du mot de passe administrateur du routeur
- Utilisation d'un pare-feu (Firewall) intégré
- Quels types de clés WEP existent et en quoi consistent-ils ?
Réponse : Clés de 64 bits (40 bits de clé + 24 bits d'IV) et clés de 128 bits (104 bits de clé + 24 bits d'IV). - Quels types de chiffrement WPA existent et quel processus effectuent les routeurs Wi-Fi ?
Réponse : WPA utilise TKIP (et RC4), avec un renouvellement périodique automatique des clés de chiffrement de session. - Quelle possibilité offerte par WPA2 permet d'augmenter significativement la sécurité ?
Réponse : La prise en charge du mode Entreprise via l'authentification avec un serveur externe RADIUS (802.1X / EAP). - Quelles sont les 3 fonctionnalités principales qui rendent le WPA plus robuste que le WEP ?
Réponse : Mécanismes d'authentification mutuelle client-serveur, algorithmes de gestion dynamique des clés (TKIP remplaçant le WEP statique), et amélioration de l'intégrité des messages avec Michael (MIC). - En quoi consiste la sécurité dans le standard IEEE 802.1X ?
Réponse : Elle permet le contrôle d'accès réseau basé sur les ports (authentification avant d'ouvrir l'accès logique au réseau).
4. Conception et configuration
- Quelles sont les 3 configurations de base à effectuer sur un routeur ou AP Wi-Fi ?
Réponse : Configuration LAN, sans fil (Wireless/WLAN), et WAN (accès Internet). - Qu'est-ce que le paramètre balise (beacon) et comment est-il lié au SSID ?
Réponse : C'est la fréquence ou le nombre de fois par seconde où le point d'accès diffuse sa trame balise contenant le SSID pour annoncer sa présence. - Quelle précaution doit-on prendre si plusieurs routeurs couvrent la même zone avec différents utilisateurs ?
Réponse : Veiller à ce que les canaux radio utilisés ne se chevauchent pas (ex. canaux 1, 6, 11 en 2,4 GHz). - Comment interconnecter des routeurs pour fournir un service Wi-Fi dans un bâtiment à plusieurs étages ?
Réponse : Les connecter en cascade avec une passerelle principale (liaison filaire Ethernet entre les APs). - Comment s'appelle et se configure un réseau direct entre deux ordinateurs ?
Réponse : Le mode Ad-hoc (IBSS). - Comment configure-t-on un routeur comme répétiteur Wi-Fi ?
Réponse : Les deux appareils doivent partager le même SSID, le même type de sécurité/clé et le même canal radio. - Comment configure-t-on des routeurs pour permettre une itinérance (roaming) efficace ?
Réponse : Même SSID, même mot de passe/sécurité, même sous-réseau IP, mais sur des canaux non chevauchants différents. - Quelle condition physique dans l'espace doivent respecter deux antennes pour une liaison point à point ?
Réponse : Respecter l'alignement de l'axe optique/horizontal et dégager la zone de Fresnel entre les deux antennes. - Dans quels cas utilise-t-on une antenne parabolique, une antenne Yagi et une antenne omnidirectionnelle ?
Réponse :- Parabolique : liaisons point à point longue distance très directives.
- Yagi : liaisons directives ou semi-directives de moyenne distance (ouverture de 60° à 70°).
- Omnidirectionnelle : couverture à 360° pour connecter des appareils mobiles dans un environnement dégagé.
- Quelle différence de portée réelle y a-t-il entre une liaison sans fil classique et une liaison utilisant des antennes paraboliques ?
Réponse : Une antenne parabolique bien alignée permet d'établir des liaisons de plus de 3 km à plusieurs dizaines de kilomètres, bien au-delà de la portée des antennes standard (quelques dizaines ou centaines de mètres).