Le Liban et le processus de paix israélo-palestinien

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Le Liban : un nouvel enjeu stratégique

La guerre civile au Liban (1975-1991)

Le Liban est, depuis 1975, déchiré par une guerre civile entre musulmans (favorables aux Palestiniens) et chrétiens qui souhaitent voir l'OLP quitter ce pays. En juin 1982, l'armée israélienne intervient au Liban. Son objectif est de chasser l'OLP de ce pays. Israël encercle l'OLP dans Beyrouth, qui doit quitter le Liban.

Les 16 et 17 septembre 1982, les milices chrétiennes libanaises massacrent la population palestinienne des camps de Sabra et Chatila. L'armée israélienne laisse faire.

Une situation confuse

En octobre 1983, des attentats-suicides contre les troupes américaines et françaises font plus de 300 morts. L'armée israélienne affronte dans le sud du Liban une guérilla meurtrière, notamment celle du Hezbollah chiite (« Parti de Dieu ») soutenue par l'Iran.

En 1985, Israël se retire du Liban, conservant toutefois le contrôle d'une zone de sécurité de 15 à 20 km le long de sa frontière. De plus, la Syrie contrôle 60 % du territoire libanais. Une partie des chrétiens, sous les ordres du général Aoun, s'organise pour résister aux Syriens. Les accords de Taëf d'octobre 1989 mettent fin à la guerre civile libanaise. L'assassinat de Hariri au Liban ravive les tensions communautaires. Les troupes syriennes se retirent en avril 2005.

Le processus de paix sur fond d'Intifada

La première Intifada ou « guerre des pierres »

Depuis 1987 se déroule l'Intifada ou « guerre des pierres » contre les Israéliens. L'Intifada contribua à accélérer la recherche d'une solution au problème. En 1988, l'OLP proclame l'État de Palestine et reconnaît de facto Israël en acceptant officiellement la résolution 181.

La question palestinienne n'est plus posée dans un cadre régional israélo-arabe mais dans le cadre israélo-palestinien. Yasser Arafat accepte les résolutions 242 et 338 de l'ONU portant reconnaissance de l'État d'Israël. Le 13 décembre 1988, devant l'Assemblée générale de l'ONU, il expose les nouvelles positions de l'OLP. La charte de 1964 est caduque.

La mise en place du processus de paix

À la suite de la conférence de Madrid (octobre 1991), Arafat et Rabin signent les accords de Washington qui prévoient :

  • La reconnaissance mutuelle entre l'OLP et Israël ;
  • L'instauration d'une Autorité palestinienne intérimaire autonome.

L'accord du Caire (Oslo I) du 4 mai 1994 fixe les modalités d'application de la Déclaration de Washington et marque le début de la période d'autodétermination de 5 ans. L'autonomie est proclamée pour la ville de Jéricho et pour la bande de Gaza, à l'exception de 40 % du territoire où se concentrent les colonies israéliennes.

Oslo II (2 septembre 1995) comporte deux volets :

  • Il prévoit la mise en place d'une autorité exécutive et d'un conseil palestinien ;
  • Il étend la colonisation et le découpage de l'espace à l'ensemble de la Cisjordanie.

Trois zones sont définies :

  • La zone A : placée sous le contrôle de l'Autorité palestinienne chargée de pouvoirs civils et de police. L'armée israélienne peut intervenir dans le cadre de patrouilles conjointes.
  • La zone B : (23 % de la Cisjordanie et 70 % de la population). L'Autorité n'y est dotée que de pouvoirs civils et d'une partie des pouvoirs de police. L'armée israélienne conserve la responsabilité de la sécurité et le droit d'intervention à tout moment.
  • La zone C : (73 % de la Cisjordanie, comprend les zones non peuplées, les zones stratégiques et les colonies). Elle demeure sous le contrôle exclusif israélien.

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