L'Âge classique et la naissance de la science moderne

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L'Âge classique

Après les troubles de la Fronde, le long règne de Louis XIV ouvre pour le pays une période de stabilité exceptionnelle. Soucieux de sa gloire, le roi encourage les arts et les lettres. Dans tous les genres — théâtre, poésie, roman, essais — on assiste alors à une floraison d’œuvres originales qui dessinent une nouvelle image de l’être humain et qui seront considérées comme les chefs-d’œuvre du Classicisme.

L'ascension de la monarchie absolue

En 1610, l’assassinat du roi Henri IV, en plein Paris, montre la fragilité de la paix que la France redécouvre après des années de guerres civiles. En 1648 éclatent plusieurs révoltes, les Frondes, qui forcent le jeune dauphin, le futur Louis XIV, à fuir Paris. Mais la bourgeoisie et les grands seigneurs n’arrivent pas à s’unir ; le pouvoir royal s’impose alors à tous comme le seul capable d’éloigner le spectre de l’anarchie. À partir de 1661, Louis XIV dirige seul le royaume en s’appuyant sur une administration centralisée qui impose partout sa loi.

Tout en développant le commerce et l’industrie, le roi lance le pays dans des guerres de conquêtes qu’il voudrait rentables et glorieuses, mais qui se révèlent meurtrières et ruineuses. Le roi veut aussi imposer un ordre unique dans le domaine religieux : il résiste au pouvoir du pape, pourchasse les jansénistes et, en 1685, par la révocation de l’édit de Nantes, lance d’inhumaines persécutions contre les protestants. Toutes ces violences, et un climat de pruderie tatillonne, assombrissent les dernières années du règne de Louis XIV.

Les sciences : la naissance de la science moderne

Riche de travaux décisifs, le XVIIe siècle voit naître la science moderne. En s’emparant du télescope pour observer le ciel, Galilée bouleverse notre conception de la science et de la nature. L’univers ordonné, clos et incorruptible conçu par Aristote laisse place à un monde ouvert sur l’infini. Descartes, Pascal et Gassendi pensent, comme Galilée, que les mathématiques permettent de connaître objectivement la nature. En 1666, Colbert fonde l’Académie royale des sciences qui jouera un rôle décisif dans le développement de l’esprit scientifique en France.

À l’époque, les universités répètent les dogmes anciens et tournent le dos aux nouveautés qui agitent le monde des savants. Et quels savants !

  • Huygens (1629-1695), physicien, astronome et mathématicien, étudie la force centrifuge, met au point une théorie ondulatoire de la lumière et fonde l’horlogerie moderne.
  • Leibniz (1646-1716), savant et philosophe, invente, entre autres, le calcul infinitésimal et élabore le concept d’énergie cinétique.
  • Newton (1642-1727), inventeur de la méthode expérimentale et de la physique mathématique, établit le principe de la gravitation universelle.

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