Analyse de L'Éducation sentimentale (1848)

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Analyse de L'Éducation sentimentale

L'Éducation sentimentale — roman de mœurs modernes, un roman personnel et la somme d'une époque.

Contexte et désillusion

Cette désillusion, cet échec du rêve devant la médiocrité de la réalité, est celle de la génération qui a connu la Monarchie de Juillet et le déclin du romantisme.

L'allure d'un jeune homme romantique qui prend la pose.

Frédéric représente l'étudiant de la moitié du XIXe siècle.

Frédéric part à Paris faire son droit, passe des examens auxquels il échoue d'abord puis auxquels il réussit. Il envisage une carrière dans un ministère ou au Conseil d'État ; M. Dambreuse lui propose un poste de secrétaire général, puis un poste de député.

Il connaît une série d'échecs professionnels.

De même, il échoue dans ses velléités artistiques.

Personnages et relations

Passif et velléitaire, il se définit par rapport aux autres personnages : les quatre femmes qui contribuent à son éducation sentimentale, mais aussi tout un groupe de jeunes gens parmi lesquels se détache Deslauriers, son ami d'enfance et son rival.

Les destinées de ces deux personnages sont présentées parallèlement au début et à la fin du roman.

Cependant, issus de milieux différents, l'un est rêveur, passionné d'art et de littérature ; l'autre, fondamentalement réaliste, s'intéresse à l'économie et à la politique.

Frédéric et Deslauriers constituent donc deux figures inversées.

L'aristocrate de Cisy et le riche Martinon.

Deslauriers, Hussonnet, Pellerin, Dussardier, Sénécal.

Thèmes majeurs

Cette dispersion souligne la vanité des rêves et des entreprises de la jeunesse de 1848.

L'Éducation sentimentale est à la fois l'histoire des amours de Frédéric et celle de la révolution de 1848.

De la révolution, nous ne saisissons que des bribes à travers le regard de Frédéric.

Frédéric reste le point de vue privilégié sur la plupart des événements, mais il n'y participe pas ; il passe à côté de l'Histoire comme il est passé à côté de l'amour, faute de savoir s'engager.

Pas d'achèvement, pas de stratégie non plus, mais la généralisation de la bêtise et la platitude du conformisme.

Le héros et la jeunesse

Le héros est d'abord jeune.

Le jeune homme est mû par l'ambition, le désir d'ascension sociale et, plus profondément, le désir de reconnaissance.

Le jeune homme est le plus souvent un enfant de la bourgeoisie.

La famille du héros est fondée sur un déséquilibre ou une absence.

Le héros est toujours provincial.

Le héros entre donc en conflit avec l'ordre social.

Mots-clés

  • Désillusion
  • Jeunesse
  • Romantisme vs réalisme
  • Révolution de 1848
  • Ascension sociale

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