Analyse Philosophique : Morale, Liberté et Bonheur

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Devoir et Morale

Les Fondements de la Morale selon les Philosophes

  • Pour Rousseau : « L'homme est naturellement bon, c'est la société qui le corrompt ».
  • Pour Hobbes : L'homme a la nécessité de vivre en société et n'a pas de principe inhérent de distinction du bien et du mal. C'est la société qui guide l'homme vers la morale. Il s'agit de la morale sociale ; elle est immanente (intériorise lois et ordres morales de la société) mais aussi transcendante (imposée à l'homme de l'extérieur, obligation).
  • Pour Kant, grand penseur du Siècle des Lumières (morale kantienne) : Agir de bonne manière n’équivaut pas à agir d’une manière morale. Il dit qu'on doit juger les intentions des autres.

La Notion de Liberté

Définitions et Perspectives sur la Liberté

Liberté

  • Selon Paul Valéry, « liberté » est un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens, qui chantent plus qu'ils ne parlent, qui demandent plus qu'ils ne répondent. La liberté revient à dire que l'homme s'oppose à l'esclave. Il y a plusieurs niveaux pour penser à la liberté.
  • Liberté : absence de contraintes pour accomplir tous nos désirs, mais certains aspects sont des barrières (obligations, contraintes).
  • La raison s'oppose à la liberté : elle impose des règles morales qui menacent la satisfaction.
  • Calliclès dans Gorgias dit que la liberté est la satisfaction illimitée de tous les désirs, l'obligation est contraire. Calliclès considère les lois comme des moyens pour les faibles.
  • Fatalisme : s'appuie sur le destin, nie la liberté.
  • Spinoza dit que c'est une illusion ; les hommes se croient libres car ils ignorent les causes qui déterminent leurs actions et désirs.
  • Socrate dit qu'on est libre quand tous les désirs sont accomplis.
  • Les lois sont nécessaires, sinon destruction de la liberté d'autrui ; elles protègent, sinon c'est la loi du plus fort.
  • Selon le stoïcisme, l'homme est libre car ses actions dépendent seulement de lui-même.
  • La liberté est donc essentielle pour fonder la responsabilité morale et pénale. L'existentialisme de Sartre défend cette conception de responsabilité.

Le Bonheur et le Plaisir

Le Bonheur selon Platon et les Hédonistes

Bonheur : Selon Platon dans Gorgias, le problème est de savoir si le bonheur consiste à mener une vie où l'on se procurerait que des plaisirs. Selon Socrate, tous les plaisirs ne sont pas à l'origine du bonheur car certains sont bons mais d'autres nuisibles à la santé (trop manger, trop boire). Il conclut que le bonheur ne consiste pas à n'avoir aucun plaisir, mais que le plaisir n'est pas suffisant pour arriver au bonheur ; autrement dit, le plaisir peut exister sans le bonheur, mais le bonheur sans plaisir n'est pas possible (hédonistes radicaux) ; il faut satisfaire tous nos désirs sans limites.

Épicure (hédoniste modéré) : le bonheur c'est satisfaire nos désirs pour accéder au plaisir. Donc réduction du bonheur au plaisir et le plaisir devient le but de toutes nos actions.

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