Analyse de Rabelais et Clément Marot : Thèmes et Techniques

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Analyse d'un fragment de *Pantagruel* et d'une épigramme de Marot

Analyse du texte de Rabelais : *Pantagruel*

À partir de la lecture qui nous est proposée ici, on peut voir qu'il s'agit d'un fragment du roman Pantagruel, écrit par l'auteur François Rabelais au XVIe siècle, concrètement en 1532. Dans la première question, le sens direct de l'allusion mise aux arguments sophistiques in modo et figura représente surtout une situation paradoxale, d'abord précise et concrète par Gargantua, provoquée par la mort de sa femme Badebec et la naissance de son fils Pantagruel.

L'auteur Rabelais va se profiter de ce trouble pour se moquer de la scolastique, car cette école de l'époque fonctionnait toujours par des syllogismes, lesquels étaient inutiles à appliquer dans la vie quotidienne, car les syllogismes sont incapables de résoudre les problèmes humains qui se posent tous les jours. On peut dire aussi que la scolastique est basée sur la méthode aristotélicienne, et Rabelais joue avec les larmes et le rire dans ses romans, c'est une sorte de comique : il veut railler la méthode de la scolastique à travers les feuilles de sa publication littéraire.

Progression et dualité dans le discours de Gargantua

Dans la deuxième question, il y a dans le texte exposé une sorte de symétrie entre les deux discours (c'est-à-dire, le discours heureux de la joie et le discours mauvais du deuil), mais on peut aussi bien parler d'une progression : ces deux mots sont liés car la symétrie permet de montrer que la conduite suivie par Gargantua a une progression, laquelle est posée par la question si Gargantua doit rire ou pleurer.

Après, le discours de la joie va donner la contre-épreuve, car il commence à rire lorsqu'il se souvient de son fils Pantagruel et il remercie Dieu de lui avoir octroyé un très beau et grand fils, et il continue en faisant des consignes ovales.

Finalement, après sa libération, Gargantua prend conscience de ces deux situations opposées et il pense que sa femme est au paradis chez Dieu et qu'il doit rester avec son fils tout seul. D'autres éléments qui sont apparus dans le texte, c'est la syntaxe, qui est fondée sur un mode d'appellation et qui est incomparable dans sa forme. L'auteur est un poète de cœur, il pratique dans le texte très facilement un élégant badinage. Mais, parfois, il sut chanter l'amour, sa foi ou ses colères avec le ton de la sincérité.

L'humanisme et l'innovation formelle

Il fut l'homme de son temps dans la mesure où il partagea l'idéalisme et le néoplatonisme italien. Les formes traditionnelles avec lesquelles il parle dans le texte ne lui ôtèrent pas l'innovation humaniste. D'autre part, on peut dire qu'il a emprunté et introduit la rime et on lui attribue aussi l'adaptation du sonnet emprunté à Pétrarque.

Analyse de l'épigramme de Clément Marot

On peut voir dans le texte comment l'auteur reflète son amour très pur et très délicat pour Anne qui inspire à Marot des pièces charmantes où il lui transmet son amour. On étudiera dans les épigrammes que nous citons ensuite le badinage précieux de l'émotion discrète et sincère à propos du comportement d'Anne.

Techniques et thèmes : Feu et Neige

L'épigramme écrite par Clément Marot s'agit d'un poème classique, d'influence pétrarquiste ; cette poésie est une poésie antithétique du point de vue conceptuel, car il utilise une stratégie classique, la métonymie, où il emploie des phénomènes naturels. C’est d’abord le symbole du feu et de la neige, que Marot distingue très bien et qu’il commente vers le thème principal : l'amour. Marot décrit un effet de lumière, il montre la neige répondant sa blancheur dans l'amour et en deuxième lieu le feu. On peut voir que le contraste des émotions et des sentiments sont bien présents dans le poème.

La «neige» signifie l'indifférence et le «feu» la passion, c'est une nouvelle forme de présenter l'amour entre deux personnes, Anne et lui-même ; donc l'auteur développe le sujet de l'amour à partir du contraste entre des phénomènes naturels. Il nous montre de quoi Marot est capable : d'une heureuse conception amoureuse.

C'est originelle la façon de présenter l'histoire : donc les classiques transmettent la passion à travers du regard, ici c'est à travers d'une boule de neige : «Anne par jeu me jeta de la neige» (Vers, 1), «Mais, c'était feu, l'expérience en ai-je» (Vers, 3).

Les trois étapes du discours amoureux

D'ailleurs, dans le texte on peut dire qu'on peut trouver trois étapes qui font référence au poème et qui marquent le discours de l'auteur :

  • Première étape : On trouve l'étape où le discours est raconté à la première personne, et on raconte l'espace de la transmission de l'amour à partir de la boule de neige et l'expression de ses sentiments : «neige» de la partie d’Anne et «feu» de la partie de Marot. À la fin, ils s'embrassent et ils tombent amoureux.
  • Deuxième étape : L'auteur nous indique dans les vers «Puisque le feu loge secrètement» (Vers, 5), «Pour ne brûler point?» (Vers, 7), où l'auteur parle sincèrement de son amour. Il se plaint de sa situation, car il ne voudrait pas souffrir.
  • Troisième étape : Nous trouvons «Anne, ta seule grâce» (Vers, 7), «qui mon cœur toujours me crie» (Vers, 11). Clément Marot dans cette troisième partie se dirige personnellement à Anne, en lui demandant son cœur, «Sentir un feu pareil au mien» (Vers, 10). La sincérité est le trait le plus important dans ces poèmes, donc c'est une espèce de prière amoureuse.

Anne suppose deux occurrences d'une partie «glace, neige», et de l'autre partie «éteindre» le feu, la passion, un autre contraste.

«Qui mon cœur toujours me crie» (Vers, 11), c'est une personnification, c'est-à-dire son cœur, il faut l'écouter.

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