Analyse des Unions de Fait et des Effets du Divorce
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5) Les Raisons de la Cohabitation
Les raisons de la cohabitation sont multiples :
- Le désir de préserver la liberté sans aucune obligation d'être lié au mariage.
- Raisons typiquement idéologiques, ou dues à des incapacités personnelles.
- La conception de rompre un lien conjugal antérieur.
- Précipiter la rupture d'un lien conjugal existant, générant ainsi un motif de divorce pour la situation familiale de l'autre conjoint.
- L'opposition des parents.
- La peur de nuire aux droits des enfants issus d'un précédent mariage.
- Les situations irrégulières entre les immigrants.
La permanence et l'ampleur de la publicité de ces unions compliquent le législateur à définir les limites pour produire des effets juridiques.
Nous pouvons définir les unions de fait (ou unions libres) comme l'union de deux personnes cohabitant dans le but d'une assistance mutuelle avec stabilité et visibilité.
6) Effets du Divorce
Parmi les effets importants du divorce, on note que :
- Les conjoints qui se remarient entre eux ne peuvent pas adopter un régime autre que celui qui les régissait auparavant.
- Une femme divorcée ne peut se remarier que 10 mois après que le divorce soit devenu définitif, sauf si elle épouse la même personne dont elle a divorcé. (Cela a été un point de controverse, car bien que stipulé dans la loi, en réalité, les gens demandent des dérogations leur permettant de se remarier avant le délai légal requis.)
Les effets d'un divorce peuvent changer pratiquement chaque aspect de la vie d'une personne : leur niveau de vie, le bonheur affectif, les actifs et passifs, le temps passé avec les enfants et les autres membres de la famille, et d'autres facteurs. Certains de ces effets d'un divorce peuvent être positifs, tels que la fin d'une relation violente et malheureuse. D'autres effets peuvent être préjudiciables à l'assistance d'une personne.
Les effets juridiques détermineront la répartition des biens, de l'argent et des dettes accumulées pendant le mariage. Les biens qui ne sont pas générés dans le mariage sont généralement protégés pendant la procédure de divorce. À ce stade, le rôle des parents dans la vie des enfants peut également être déterminé. Les décisions concernant le conjoint et les enfants sont parmi les principaux effets du divorce.
7) Causes et Procédures de Divorce
A. Demande de Deux Conjoints pour la Cessation de la Vie Commune
Si les deux conjoints estiment qu'ils ne peuvent pas continuer leur mariage, ils peuvent opter pour le divorce par consentement mutuel. Il peut être demandé lorsqu'un an s'est écoulé depuis la cessation de la vie commune. Les conjoints doivent accompagner un accord régissant leurs relations mutuelles et celles concernant les enfants (garde, pension alimentaire, droit de visite).
B. Manquement Grave aux Obligations et Devoirs du Mariage et envers les Enfants
Si l'un des époux manque gravement aux devoirs et obligations imposés par le mariage et envers les enfants, l'autre époux peut demander le divorce au juge. Dans ces cas, on inclut les sévices graves et répétés, tant physiques que psychologiques, envers le couple ou les enfants, la négligence continue ou répétée du foyer. La violation grave et répétée du devoir de cohabitation, de secours et de fidélité, le comportement homosexuel d'un conjoint, l'alcoolisme ou la toxicomanie qui empêche la coexistence, entre autres. Ce type de divorce peut être ordonné immédiatement en raison de la causalité établie.
C. Demande Unilatérale de Cessation de la Vie Commune
Un conjoint peut demander le divorce devant le juge sans l'accord de l'autre. Il doit prouver que trois ans se sont écoulés depuis la cessation de la vie commune du couple. Ceci régit toutes les situations concernant les enfants et l'autre conjoint. Le juge peut refuser le divorce si le conjoint demandeur n'a pas respecté, pendant la période de séparation, ses devoirs de pension alimentaire envers l'autre conjoint ou les enfants.
Réflexions sur la Nature Humaine
▪ L'homme, contrairement aux animaux, possède une caractéristique unique : la rationalité. Cela lui permet de penser, d'évaluer et d'agir selon certains principes pour satisfaire un objectif ou un but, en utilisant les ressources qui l'entourent. Cet attribut rend le comportement humain conscient, par opposition au comportement animal instinctif ; nous sommes donc capables de faire face de manière novatrice à des problèmes inédits.
▪ Nous sommes des animaux symboliques, et nous nous adaptons à l'environnement en créant la culture. Celle-ci se regroupe dans un univers abstrait et symbolique, qui donne des significations pour transmettre des relations abstraites ainsi que des idées, des sentiments, des visions du monde, et conduit aux religions, aux sciences, au langage, etc. L'une des premières manifestations de la préhistoire, en dehors du langage, serait l'enterrement des morts, ce qui implique une croyance en l'au-delà.
▪ L'être humain a également été défini comme un animal social, car nous sommes capables de construire des formes communes de relation avec autrui, comme la famille ou une ville. Cependant, les animaux forment aussi des groupes (bandes, troupeaux...) ou des « entreprises » pour se rendre à des points d'eau ou entreprendre des migrations vers d'autres climats. Quelle est donc la différence avec la société animale ? La société humaine est un groupe de personnes qui collaborent et dépendent les unes des autres pour atteindre les objectifs d'une vie. Chaque individu y développe une activité différente pour satisfaire les besoins des membres. De plus, nos sociétés évoluent et s'adaptent aux époques, ce qui façonne notre vision.
▪ Nous avons été définis comme des animaux moraux parce que l'Homo Sapiens qualifie des actions et des comportements concrets comme bons ou mauvais. Nous possédons une conscience morale qui génère des sentiments de culpabilité ou d'aide sociale, selon que nous savons avoir bien ou mal agi. Cela s'est traduit dans notre société par des lois, des normes de vie, des préceptes religieux, etc.
▪ Si l'on observe les expériences menées avec les chimpanzés et les bonobos, qui ont démontré des méthodes et des procédures transmises d'une génération à l'autre non pas génétiquement, mais par l'apprentissage, on peut affirmer que l'homme est un animal culturel. Cela est dû à sa capacité à inventer, transmettre et apprendre, ce qui signifie qu'une personne est capable d'acquérir et d'intérioriser des habitudes et des comportements reçus sans être génétiquement transmis.