L'Argentine et la crise de 1930

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1. Nationalisation du pétrole et crise mondiale

Le projet de nationalisation du pétrole, porté par le gouvernement du président Yrigoyen, a été perçu comme une mesure anti-impérialiste face aux grandes entreprises étrangères. Celles-ci cherchaient à monopoliser les ressources pétrolières et à interdire l'exploitation des terres par les entreprises nationales. La crise mondiale de 1929, déclenchée par la chute de la bourse de New York, a aggravé la situation économique de l'Argentine, en raison notamment de la baisse brutale des prix.

2. Putschistes contre Yrigoyen

Les putschistes qui ont renversé Yrigoyen étaient divisés en deux groupes : les nationalistes, dirigés par Uriburu, et les libéraux conservateurs, menés par Justo. Les nationalistes souhaitaient supprimer les élections et les partis politiques pour instaurer un système corporatiste. Les libéraux conservateurs, quant à eux, visaient à rétablir la Constitution et à débarrasser la société de la démagogie yrigoyéniste.

3. Le président Ortiz et ses intentions de réforme

Le président Ortiz, membre du Parti démocrate, a été élu dans un contexte de tensions et de fraudes électorales. Son mandat a été marqué par des contradictions. Il souhaitait réformer les pratiques politiques, mais s'est heurté à l'opposition des conservateurs. Ses efforts pour restaurer la démocratie ont été entravés par sa maladie et les résistances qu'il a rencontrées. Cette situation a été qualifiée de fraude patriotique.

4. Politiques économiques face à la crise de 1930

Face à la crise de 1930, l'Argentine a adopté de nouvelles orientations politiques, avec un rôle central joué par les militaires. Le radicalisme n'avait pas réussi à intégrer les avantages du progrès pour de larges secteurs de la société, et les institutions démocratiques n'avaient pas pris racine. Les forces armées et l'Église catholique ont gagné en importance. L'armée était perçue comme une institution capable de rétablir l'ordre. L'Église considérait que le pouvoir militaire était la meilleure solution pour remédier aux maux du capitalisme, de la démocratie libérale et du socialisme. Elle prônait le maintien des lois interdisant le divorce.

5. Constitution et liberté en septembre 1945

L'opposition au régime en place, composée de démocrates, radicaux, socialistes, communistes et libéraux, et soutenue par l'ambassadeur des États-Unis, a réclamé le retour à l'ordre constitutionnel. La pression s'est intensifiée jusqu'à exiger le transfert du pouvoir à la Cour suprême pour la tenue d'élections. Ce mouvement a été appelé Marche de la Constitution et de la Liberté.

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