Art et Travail : Entre Esthétique et Épanouissement

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Les critères de beauté dans l'œuvre d'art

Quels sont les critères pour dire qu’une œuvre d’art est belle ? Lorsqu’on se trouve devant un tableau, nous avons tendance à dire « c’est beau » ou le contraire. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, lorsque les œuvres étaient figuratives, plus académiques et donc compréhensibles, il était facile de porter un jugement esthétique. On se basait sur des règles comme l’utilisation du nombre d’or, la symétrie, l’harmonie, la perfection et la technique.

Mais devant un tableau moderne où il n’y a pas nécessairement de sujet, plus conceptuel, sur quoi peut-on se baser pour juger une œuvre ? Lorsqu'on regarde une création, on peut aimer ou non. Mais il y a une confusion à dire « c’est beau » au lieu de « ça me plaît ». On confond souvent le beau et l’agréable.

La distinction entre le beau et l'agréable

Le beau n'est pas forcément agréable. Car si le beau était comparable à l’agréable, comment pourrions-nous expliquer que dans une œuvre d’art, nous puissions apprécier la représentation de scènes pénibles ou angoissantes, comme par exemple « Le Cri » du peintre Munch ?

Affirmer qu’une œuvre d’art est belle est une erreur, car il ne s’agit pas d’une vérité absolue valable pour tout le monde. On ne peut pas cataloguer un tableau de « beau » ou « laid » comme si l’artiste l’avait peint uniquement pour nous. Donc, si on dit « c’est beau » au lieu de « ça me plaît », c’est comme si on exigeait que les autres éprouvent le même sentiment. De plus, les goûts diffèrent suivant les cultures, l’éducation et les sentiments personnels ; on ne peut donc pas généraliser.

La liberté de l'artiste moderne

Certaines personnes donnent leur avis avec des critères aussi limités que : « cette œuvre irait bien avec la couleur de mon salon », sans se poser vraiment de question sur le véritable but de l’artiste. Faire du « beau » n’est pas forcément ce que l’artiste recherche. L’œuvre d’art peut se situer au-delà des critères du beau et du laid. Un artiste peut vouloir provoquer, dénoncer, peindre la laideur, mener une recherche spirituelle, ou simplement éprouver du plaisir à peindre des matières monochromes. Il possède une plus grande liberté car il n’est plus tenu de respecter les règles académiques pour plaire à un public, contrairement aux artistes traditionnels.

Conclusion sur l'esthétique

En conclusion, l’art a évolué, mais nous restons encore ancrés dans une manière de voir traditionnelle. On ne peut utiliser le critère de beauté pour apprécier une œuvre d’art, car on ignore si c'est la volonté de l'artiste d'atteindre ce but. De plus, il est important, avant tout jugement, de respecter et de prendre en considération les démarches de l’artiste, indépendamment de nos goûts personnels. L’honnêteté de l’artiste vis-à-vis de son œuvre est donc un critère fondamental.

Le travail rend-il l’homme heureux ?

Les hommes consacrent une grande partie de leur vie à travailler. Certains se disent heureux et d’autres malheureux, mais quelles sont les raisons de ces différentes situations ? Il faut tenir compte de plusieurs facteurs tels que :

  • Les conditions de travail ;
  • L’intérêt de chacun pour ce qu’il fait ;
  • La rémunération ;
  • Le stress et la relation avec les autres.

Et ne pas travailler, rend-il l’homme heureux ?

Les facteurs d'épanouissement au travail

Les causes qui pourraient nous faire penser que l’on peut être heureux en travaillant sont, par exemple : la passion que l’on peut ressentir pour son travail, un salaire décent en accord avec le travail fourni, un horaire flexible qui laisse du temps pour sa vie personnelle, un travail valorisant et une équipe agréable.

Les sources de souffrance professionnelle

À l’opposé, les situations qui rendent malheureux sont, par exemple : le travail que l’on fait uniquement par obligation pour survivre, le travail forcé, à la chaîne ou inhumain, avec un salaire trop bas et peu valorisant, beaucoup de stress et des horaires trop chargés. Dans beaucoup de sociétés, faire du chiffre prime souvent sur la qualité, ce qui entraîne un manque de reconnaissance pour le travailleur et donc peu d’épanouissement personnel.

De plus, les travailleurs acceptent plus de pression psychologique par peur de perdre leur emploi. Il y a de la rivalité, de l'isolement et de la dépression. D’ailleurs, on estime qu’il y aurait entre 300 et 500 suicides par an liés au travail. « Un salarié européen sur cinq déclare souffrir de troubles de santé liés au stress au travail », selon l’INRS. 86 % des cadres sont victimes de stress négatif en Europe (Étude réalisée en 2005 par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail).

Le paradoxe de l'inactivité

Malheureusement, il y a plus d’exemples négatifs que positifs. Et si la solution était de ne pas travailler ? Du point de vue d’un travailleur, ce serait un rêve, comme on rêve de vacances quand on est trop fatigué. Mais si on pose la question à un chômeur, ce serait bien différent. Ne pas travailler a des conséquences difficiles, surtout dans une société qui pousse à consommer toujours plus. Si on manque d’argent, on se renferme chez soi et on n’a plus de vie sociale, d’où l’isolement, la dépression, le manque de reconnaissance sociale et le sentiment d’être inutile ou de ne pas faire partie de la société.

Conclusion sur le bonheur et le travail

Finalement, on se rend compte que l’on peut être malheureux lorsqu’on travaille comme lorsqu’on ne travaille pas. Un travailleur peut avoir un salaire extraordinaire mais aussi beaucoup de stress qui l’empêche d’en profiter. Et un chômeur peut avoir beaucoup de temps libre, mais sans pouvoir en profiter car il est tout aussi angoissé. Où sont donc les travailleurs heureux ? Peut-être que la passion qu’ils ressentent pour leur travail leur fait oublier le mot « travail ».

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