Auteurs et œuvres de la littérature médiévale espagnole

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Alphonse X, le Sage

Alphonse X : Il monta sur le trône de Castille en 1252. Durant son règne, il effectua un important travail culturel qui lui a valu le surnom de « Sage ». Sa plus grande contribution fut à la culture de la langue castillane. Les œuvres d'Alphonse entraînèrent un enrichissement du vocabulaire et de la syntaxe castillane. Il utilisa le castillan comme langue officielle dans la rédaction des documents royaux et des lois.

Don Juan Manuel

Don Juan Manuel : Il a été le premier écrivain à se révéler maîtriser clairement les arts du langage. Le Livre du comte Lucanor, l'œuvre principale de Don Juan Manuel, combine éducation et divertissement. L'auteur essaie de sensibiliser un large public en utilisant des éléments comme les récits de fiction. L'ouvrage se compose de 51 exemples. Chaque exemple propose des modèles et des comportements visant à améliorer la réputation morale d'une personne ou à accroître ses biens. Toutes les histoires ont une préoccupation commune : l'honneur, la richesse et le statut.

Le Livre du bon amour

Le Livre du bon amour est l'une des créations les plus originales et les plus lyriques de l'époque médiévale européenne. Son auteur n'est connu que sous le nom de Juan Ruiz et il passa une partie de son temps à écrire des chansons pour les ménestrels. Il exerça la charge d'archiprêtre de Hita (Guadalajara). Le Livre du bon amour raconte une série de récits fictifs attribuables à l'archiprêtre lui-même et révèle son puissant appétit sexuel. L'auteur cherche à délivrer une mission d'enseignement : son but est de souligner l'erreur de ceux qui se livrent à la passion amoureuse, et il conseille de consacrer l'amour à Dieu, qui est la seule perfection pour notre esprit et permet de sauver l'âme. Tout au long du livre, l'auteur alterne le profane et le sacré, le comique et le sérieux.

Gonzalo de Berceo

Gonzalo de Berceo : clerc né en La Rioja en 1196. Il écrivit neuf grands poèmes sur des thèmes religieux, parmi lesquels les plus connus sont les Miracles de Notre-Dame, qui racontent, avec un style simple et familier, vingt-cinq merveilles accomplies par la Vierge. Le but de l'ouvrage est d'encourager le culte de la Mère de Dieu.

Le Cantar de mio Cid

Cantar de mio Cid : il relate les exploits de Rodrigo Díaz, un personnage réel, né vers 1043. Le thème central de la chanson est la reconquête de l'honneur du protagoniste. L'exil est la perte de l'honneur public ; Rodrigo le récupère par la conquête de Valence, grâce à laquelle il obtient le pardon royal. Une fois au sommet de sa puissance politique, la négligence de ses filles conduit à la perte de leur honneur privé, qu'il restaure en annonçant le mariage de ses filles aux fils des rois. Le Cantar de mio Cid est remarquable par le réalisme dans la description des combats, la retenue avec laquelle sont dépeints les personnages et les actions, et par le ton optimiste qui domine l'intrigue. La structure se compose de trois parties : la chanson de l'exil, la chanson des noces et la chanson du reproche (le reproche de Corpes).

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