La Cinquième République : De Gaulle, Mai 68 et Cohabitation

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A) Nouvel équilibre des pouvoirs : Sous la direction du général de Gaulle, une nouvelle Constitution a été rédigée en 1958, accordant des pouvoirs renforcés à l'exécutif. Cela a permis au président d'être élu par divers électeurs, de nommer le Premier ministre, de dissoudre l'Assemblée nationale, de convoquer des référendums et d'obtenir des pouvoirs étendus en temps de crise. B) Résolution de la question algérienne : La situation en Algérie était tendue. De Gaulle a annoncé une politique d'autodétermination en 1959, offrant des options de sécession, de francisation ou d'association aux Algériens. Après des affrontements et des troubles, un référendum a été convoqué qui a approuvé l'autodétermination, aboutissant aux Accords d'Évian en 1962, qui ont accordé l'indépendance à l'Algérie. C) La résolution réussie de la crise algérienne a renforcé la position politique de De Gaulle. Il a nommé Georges Pompidou Premier ministre en 1962 et a annoncé une modification constitutionnelle pour permettre l'élection directe du président. Face à la résistance parlementaire, De Gaulle a dissous l'Assemblée et convoqué un référendum, mettant en avant le rôle central du président dans les institutions françaises. République gaulliste (1962-1969) : A) De Gaulle cherchait à restaurer la position internationale de la France, en mettant l'accent sur l'indépendance et la souveraineté du pays. Il a mis en œuvre une politique présidentielle, décidant des grandes orientations économiques et internationales. Il a donné la priorité à la modernisation et à l'indépendance de la France par rapport aux États-Unis, ce qui s'est manifesté par des essais nucléaires, le rejet de l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE et des relations avec des dirigeants tels que Nikita Khrouchtchev et la République populaire de Chine. B) De Gaulle a été critiqué pour son style de gouvernement personnel et l'opposition a grandi, les agriculteurs manifestaient. François Mitterrand est apparu comme le seul candidat de gauche pour les élections présidentielles de 1965. Bien que De Gaulle ait été réélu, sa marge de victoire était étroite, élargissant le fossé entre lui et l'opinion publique. C) La révolte étudiante et la grève générale ont déclenché des émeutes dans le Quartier Latin et paralysé le pays. Malgré la victoire gaulliste aux élections législatives de juin 1968, la popularité de De Gaulle a diminué. Il a proposé un référendum sur les réformes, mais son rejet en avril 1969 l'a amené à démissionner, comme il l'avait promis. De Gaulle est décédé un an plus tard.


La crise de mai 1968 en France fut une révolte de la jeunesse contre une société perçue comme trop conservatrice. Ce mouvement débuta avec les étudiants et lycéens, qui érigèrent des barricades dans le quartier Latin, puis s'étendit rapidement avec la grève générale lancée par les ouvriers le 13 mai. En quelques jours, le pays fut paralysé, mettant en difficulté le gouvernement gaulliste. Cette crise se manifesta à travers trois dimensions :

  1. La crise étudiante : Initialement démarrée à l'université de Nanterre, la révolte étudiante s'étendit à Paris, avec des affrontements violents entre les étudiants et la police dans le Quartier Latin.
  2. La crise sociale : À partir du 13 mai, les ouvriers et les employés se mirent massivement en grève. Les accords de Grenelle furent conclus pour augmenter les salaires, mais furent rejetés par les grévistes.
  3. La crise politique : Le 28 mai, un leader de gauche, François Mitterrand, appela au départ du président de la République, le général de Gaulle, accentuant ainsi la crise politique au sommet de l'État.

La cohabitation politique fait référence à la coexistence entre un président de la République et un Premier ministre issu d'une majorité parlementaire opposée à celle du président. Cette situation, plus courante depuis le milieu des années 1980, divise le pouvoir exécutif entre deux adversaires politiques. Lorsque le président ne bénéficie plus du soutien de la majorité parlementaire après une élection législative, la cohabitation peut se produire. Bien que le président ne puisse pas être destitué par le Parlement, son rôle tend à devenir plus discret en faveur du Premier ministre, choisi au sein de la nouvelle majorité parlementaire pour garantir la gouvernance du pays. Le président conserve un rôle important dans la représentation extérieure et la politique étrangère, tandis que le Premier ministre s'occupe des affaires intérieures. Cette situation nécessite une coopération efficace entre les deux pour assurer le bon fonctionnement du gouvernement.

Depuis la Cinquième République en France, trois périodes de cohabitation ont été enregistrées :

  • 1986-1988 : François Mitterrand en tant que président et Jacques Chirac en tant que Premier ministre.
  • 1993-1995 : François Mitterrand en tant que président et Édouard Balladur en tant que Premier ministre.
  • 1997-2002 : Jacques Chirac en tant que président et Lionel Jospin en tant que Premier ministre.

Depuis 2002, le mandat présidentiel a été réduit à cinq ans. Cette réforme a été adoptée par référendum en septembre 2000.

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