Comparaison des méthodes d'apprentissage de la lecture et écriture

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La méthode phonétique et l'héritage de Comenius

Il est estimé que Blaise Pascal a été le père de cette méthode éducative. Un autre éducateur reconnu comme le père de la méthode phonologique est John Amos Comenius.

John Amos Comenius : Père de la méthode phonologique

COMENIUS. Il était un théologien, philosophe et éducateur. Sa force réside dans sa conviction que l'éducation joue un rôle important dans le développement des personnes, en privilégiant la joie et la recherche de la motivation des élèves, sans mauvais traitements. Il critiquait la méthode d'apprentissage par cœur reléguée à la lecture de fond, à l'écriture et à l'arithmétique. Il voyait cela comme une perte de temps. Il proposait d'apprendre les langues de façon naturelle, basée sur des phrases plutôt que sur des règles. Il a réagi contre le système d'enseignement en vigueur dans les écoles et a proposé de nouvelles idées sur la façon d'enseigner pour que les élèves apprennent par plaisir, pour sentir la joie d'apprendre et d'étudier, non par obligation mais par désir. Il était convaincu que les étudiants s'intéresseraient à l'enseignement sans cris ni menaces : « un sourire au lieu d'un bâton. »

Le système de Comenius était basé sur trois étapes :

  1. La compréhension,
  2. La conservation,
  3. La pratique.

Il pensait que l'étude devrait commencer par quelque chose de simple et mener au plus complexe. Il a exigé que l'enseignement primaire soit obligatoire. L'éducation doit être globale, et non mémorielle. Une partie de sa pédagogie visait à éliminer totalement la violence du processus éducatif.

Principes de la Didactique Générale

La formation de la personne devrait être donnée dès l'enfance, car c'est là que se structurent les rôles qui forment une communauté. Cependant, c'est à l'adolescence que l'enseignement devrait être renforcé pour consolider les connaissances inculquées à l'étape précédente. Nous devons prendre en compte un phénomène important : nul ne doit être exclu de l'éducation, car elle est la principale source de la sagesse de l'homme. Les élèves devraient être traités comme ils le méritent et il ne faut pas rabaisser ceux qui ont plus de difficulté à assimiler une chose.

Principes de l'Enseignement Spécial

Notre vie d'aujourd'hui est pleine d'informations partout dans le monde, ce qui entraîne une fragmentation et une lacune dans l'apprentissage. Il n'y a pas de cibles ou d'objectifs à atteindre, ni de moyens déterminés pour y parvenir. Naturellement, les efforts se sont séparés, il n'y a pas d'effort d'équipe, et donc pas de partage d'opinions ou d'idées. La science des choses est la connaissance en leur sein. Pour que l'adolescent soit intéressé par la recherche, il est nécessaire :

  • De nettoyer les yeux de la compréhension, qui seront présentés aux objets.
  • D'attirer l'attention.
  • De connaître et de déduire une règle d'or : « Tout est présenté à ces sens que possible. »

Il a noté que « Nous devons apprendre, mais, ayant appris », c'est-à-dire que toutes choses sont toujours bien tirées par l'habitude et la coutume pour nous amener à toujours nous améliorer en tant que personne et qu'être humain. Nous devons inculquer les bonnes manières et l'art de les former. Toutes les vertus devraient être enseignées (la prudence, la tempérance, le courage et la justice).

La méthode phonétique : principes et étapes

Définition de la méthode phonétique

La méthode phonétique utilise le son de la lettre comme unité minimale. Par exemple, on n'apprend pas la lettre S comme ça, mais comme sssss pour ensuite la relier au script. Cette méthode a un nombre important de supporters, qui estiment qu'elle aide les enfants à comprendre plus facilement la relation entre les phonèmes et la lettre, bref, entre parler, lire et écrire, et à articuler les mots correctement et avec précision. Toutefois, elle est critiquée car, à 4 ou 5 ans, lorsque l'enfant commence à lire, il n'a pas encore intériorisé la notion de phonème qui sous-tend cette technique.

Étapes d'enseignement de la méthode phonétique

Les étapes de cette méthode d'enseignement sont les suivantes :

  1. On enseigne les voyelles par leur son en utilisant des feuilles avec des images qui commencent par la lettre.
  2. La lecture se fait en même temps que l'écriture de chaque consonne.
  3. On enseigne le son de la consonne, en utilisant l'illustration d'un animal, d'un objet, d'un fruit, etc., dont le nom commence par la lettre enseignée. Par exemple, pour enseigner le « m », une feuille contenant une table, ou quelque chose qui va produire le son d'onomatopées « m », celle d'une chèvre qui gémit : « m... m... », etc.
  4. Lorsque les consonnes ne peuvent pas être prononcées seules (c, ch, j, k, n, p, q, w, x, y, etc.), les syllabes sont enseignées en association avec une voyelle. Par exemple, la figure chinoise d'une consonne apprise : « chino ».
  5. Chaque consonne est combinée avec les cinq voyelles, formant les syllabes directes : ma, me, mi, mo, mu, etc.
  6. Après avoir combiné les syllabes familières pour former des mots, par exemple : maman, aime, mémo, etc.
  7. Quand il y a plusieurs mots, on construit des phrases. Par exemple : Ma mère aime.
  8. Ensuite, les syllabes sont enseignées directement et rapidement inversées, les mixtes, complexes, les diphtongues et les triphtongues.
  9. Avec l'exercice, la lecture est améliorée, les signes expressifs de base sont acquis et servent ensuite à la compréhension.

Avantages et inconvénients de la phonétique

Principaux avantages

  1. Elle est plus facile et plus rationnelle que la méthode alphabétique, en évitant l'épellation.
  2. C'est la meilleure méthode connue pour une langue de synthèse comme l'espagnol, car la plupart des phonèmes n'ont qu'un seul son, à l'exception des phonèmes : c, g, h, q, x, y, w. Par conséquent, cet avantage favorise le lien entre l'enseignement phonétique, la lecture et l'écriture.
  3. Comme le son est plus facile et plus rapide, l'élève lit avec plus de facilité.
  4. Le temps disponible pour guider la compréhension est augmenté.

Inconvénients de la méthode

  1. Le fait d'aller des parties au tout est synthétique et est donc contraire aux processus mentaux d'apprentissage.
  2. Le fait d'aller de l'inconnu (le son) au connu (le mot) est contraire aux principes didactiques.
  3. Le principe des sons, des syllabes et du décodage des mots néglige la compréhension.
  4. La répétition des sons pour analyser le processus mécanique devient ainsi une déduction de la valeur du goût pour la lecture.
  5. Elle exige que l'enseignant maîtrise la méthode et prépare du matériel de soutien, tel que des feuilles contenant des photos qui renforcent l'apprentissage des phonèmes.

Conclusion sur la méthode phonétique

La méthode phonétique est incluse dans les méthodes dites synthétiques. Ainsi, la méthode propose de passer de la partie au tout, c'est-à-dire de commencer par des unités linguistiques plus petites pour arriver au mot (lettre, phonème, syllabe). La méthode phonétique, comme d'autres méthodes de synthèse, est fondée sur l'hypothèse que l'enseignement de la lecture et de l'écriture doit commencer par la maîtrise des éléments qui composent les mots. Nous concluons que la base de cette méthode, la décomposition initiale des mots, n'est pas un moyen naturel d'apprentissage. L'apprentissage de la lecture et de l'écriture ne peut pas être considéré uniquement comme une question de langue. Avec cette méthode, on perd des aspects importants de la lecture, comme le plaisir intrinsèque de l'activité de lecture et la capacité de comprendre le sens de ce qu'ils lisent.

La méthode syllabique : processus et évaluation

La méthode syllabique est définie comme le processus par lequel l'alphabétisation est enseignée en commençant par l'enseignement des voyelles. Plus tard, l'enseignement évolue vers les consonnes combinées aux voyelles pour former des syllabes et des mots. Insatisfaits des résultats de la méthode alphabétique et phonétique, les éducateurs ont cherché une approche offrant des lectures supplémentaires, conduisant ainsi à la méthode syllabique.

Processus de la méthode syllabique

  1. On enseigne en mettant l'accent sur l'écriture et la lecture des voyelles.
  2. Les consonnes sont enseignées en respectant leur facilité de prononciation, puis on passe à la formulation de mots, ce qui encourage l'apprentissage.
  3. Chaque consonne est combinée avec les cinq voyelles pour former des syllabes directes : ma, me, mi, mo, mu, etc.
  4. Quand il y a déjà plusieurs syllabes, on forme des mots et ensuite on construit des phrases.
  5. Après avoir combiné les consonnes avec les voyelles, on forme les syllabes inverses : am, em, im, om, um, et avec elles, de nouveaux mots et phrases.
  6. Ensuite, on passe aux syllabes mixtes, aux hiatus, aux diphtongues, aux triphtongues et enfin aux syllabes complexes (à quatre lettres).
  7. Avec la césure, la lecture se propage facilement vers l'expressif et le compréhensif.
  8. Le livre qui représente le mieux cette approche est le syllabaire.

Avantages et inconvénients de la méthode syllabique

Avantages

  1. La méthode ignore l'orthographe alphabétique et la prononciation des sons de lettres individuelles, tel que proposé par la méthode.
  2. Elle suit un ordre logique dans son enseignement et l'organisation des exercices.
  3. Les syllabes sont des unités de sons que les sens capturent avec facilité.
  4. Elle s'adapte à la langue espagnole, qui est une langue phonétique.
  5. Elle est facile à appliquer et les étudiants peuvent apprendre les uns des autres.

Inconvénients

  1. Le fait d'aller du particulier au général rompt le syncrétisme de l'esprit de l'enfant.
  2. L'apprentissage des syllabes est abstrait et artificiel, de sorte que la motivation est très difficile et ne peut susciter un vif intérêt chez l'enfant.
  3. Même si elle est basée sur la syllabe, l'apprentissage est très lent.
  4. Elle est trop mécanique, ce qui entraîne la négligence de la compréhension.

Méthodes de lecture et d'écriture : Synthèse vs Analyse

On peut dire qu'il existe deux méthodes de base pour apprendre à lire :

  • Méthodes d'analyse ou globales : Partir de l'ensemble (histoire complète, période, phrase ou mot) pour atteindre, par l'analyse de ses éléments, les syllabes, les lettres et les sons.
  • Méthodes synthétiques : Partir des éléments (sons, lettres, syllabes) pour obtenir, par synthèse, des mots, des phrases, etc.

La méthode syllabique : un dérivé phonétique

La méthode syllabique commence la lecture par les syllabes (d'abord directes, puis inverses), qui, ensemble, donnent des mots, des phrases, etc. C'est presque un dérivé de la phonétique et en fait souvent partie, compte tenu de la difficulté à prononcer certains phonèmes consonantiques seuls.

Phases de l'apprentissage de la lecture

1. Phase d'initiation

Nous devons distinguer trois aspects :

  • Perception globale : L'enfant voit quelque chose d'écrit.
  • Analyse : Jouer avec les formes, les espaces et les symboles graphiques pour les traduire en sons. Cette phase prévoit :
    • La perception de reconnaissance des symboles graphiques et des sons.
    • L'enregistrement pour reconnaître les formes, les sons et les mouvements de la phonation nécessaires.
    • Le pouvoir associatif pour lier l'aspect psycho-physiologique de ces trois facteurs : la perception des graphismes, du son et du mouvement phonatoire.
  • Synthèse : Il suffit d'augmenter le champ de la perception visuelle obtenue par la formation. Il est nécessaire d'interpréter au sens large, en reliant ce qu'ils ont lu à ce qui précède et à ce qui est postérieur.

La préparation à la pré-lecture et à l'écriture est essentielle pour le bon développement des procédés décrits. Mais il sera aussi nécessaire de jouer dans le processus d'apprentissage lui-même. Sans les médias, la suite du processus d'alphabétisation sera lente. Sont concernées les capacités de perception globale des données environnementales et le positionnement correct dans l'espace et le temps, ainsi que l'internalisation et l'intuition pour dominer le schéma corporel. Il ne faut pas oublier que l'orthographe (b/d, p/q, q/b, p/d, u/w, w/m) exige de dominer la relation haut/bas, droite/gauche. De plus, la nature conventionnelle, comme une relation entre signifiant/signifié, nécessite le développement de la capacité d'abstraction pour capturer la valeur symbolique du signe linguistique, qui est acquise progressivement, pour atteindre environ 9 ans le niveau de maturation acceptable. Cette progression affecte les aspects suivants :

a) La perception
  • Définition : Capacité de reconnaître les stimuli du monde extérieur et intérieur.
  • Organisation (lois) : Le tout est perçu par les parties. La figure est perçue par le fond. La perception est influencée par la personnalité, les attitudes sociales et d'autres facteurs différents du sujet, en fonction de l'expérience précédente.
  • Types :
    • Visuelle : position perçue dans l'espace, relations spatiales, discrimination de couleur, taille, adresse, perception figure-fond.
    • Auditive : reconnaître les sons, suivre leur direction, les imiter, etc.
    • Tactile : (objets au repos ou en mouvement). Les chiffres devraient être reconnus au toucher, pour déterminer les qualités, les tailles, les formes, la discrimination du poids, couper, coller, plier, etc.
b) La latéralité
  • Définition : Côté fonctionnel prédominant de l'organisme, déterminé par la prédominance d'un hémisphère sur un autre.
  • Problèmes : Des difficultés apparaissent lorsqu'il n'y a pas de prévalence définie de l'un ou l'autre des deux hémisphères :
    • Latéralité croisée : main droite et oreille, pieds et œil.
    • Ambidextres : utilisation sans discernement de chaque partie.
    • Gaucherie contrariée : gauchers qui ont été obligés d'utiliser la droite.
c) Le schéma corporel
  • Définition : C'est la connaissance que l'on devrait avoir du corps, des parties, des mouvements, des postures et des attitudes.
  • Organisation : Une bonne connaissance du schéma corporel comprend :
    • Perception des parties du corps.
    • Contrôle et coordination des positions.
    • Latéralité bien définie.
    • Conscience et maîtrise des parties du corps par rapport au tronc.
    • Maîtrise de la tension et de la relaxation.
    • Conscience de la langue et de sa capacité de mouvement.
d) Orientation et structure spatiale
  • Définition : La confluence de plusieurs perceptions : vue, toucher et mouvement.
  • Caractéristiques : Jusqu'à six ans, l'organisme est la référence pour établir les relations spatiales. Au début, c'est un espace vécu, non représenté.
e) Orientation et structure temporelle et rythme
  • Définition : Ce qui est produit à un niveau pratique de l'action avec des notions telles que la « relève », l'« ordre », la « durée », la « largeur » ou la « pause ».
  • Chronologie : Les relations temporelles d'abord acquises sont « maintenant », « avant » et « après ». Suivent : « aujourd'hui », « hier » et « demain ». Enfin, nous avons « passé » et « avenir ».
  • Conséquences de l'immaturité : Omissions, additions, inversions, unions et séparations, manque de modulation.
  • Exercices de remise en forme : Frapper en rythme, accélérer, retarder, reproduire des rythmes simples, observer des mobiles, marcher régulièrement, faire des pas lourds et légers en alternance, stimuler les mouvements à un rythme donné, reconnaître les sons courts et longs.
f) L'organisation motrice
  • Définition : Contrôle de deux comportements moteurs de base : la coordination statique et dynamique (corps au repos et en mouvement).
  • Difficulté : Une conséquence du tonus musculaire défectueux (hypertonique ou hypotonique).
  • Exercices de remise en forme : Relâcher les bras et le corps, élever les membres lentement, les élever énergiquement, les abaisser lentement, les abaisser rapidement, sujeter, lancer, attraper, tenir sur une jambe, sauter d'une chaise sur le sol, marcher sur la pointe des pieds en balançant les bras selon un rythme.

2. Phase d'amélioration

Meumann a réparti les lecteurs selon deux types d'enfants : ceux qui ne sont pas exercés et ceux qui le sont.

Étapes du progrès du lecteur
  • La première année d'apprentissage : La lecture est plus hésitante et mécanique, avec des arrêts dans les mots. Elle est plus syllabique, et les mots ont un sens nouveau.
  • Deuxième année d'apprentissage : La lecture est plus fluide, et la couverture de sens et de compréhension est plus élevée. L'enfant est plus préoccupé par l'intonation et la ponctuation.
  • Dans les années suivantes : Un intérêt accru pour le contenu, être capable de se plonger dans les intentions de l'auteur, les comportements des personnages, etc. À la fin de l'éducation de base, l'enfant doit avoir surmonté les difficultés de lecture courantes, qu'elle soit expressive ou silencieuse.
Gestion des erreurs et des confusions

L'ordre de l'apprentissage est un élément très important. L'enfant aura tendance à confondre les sons similaires ou négligés, tels que les consonnes sourdes (dt, pb). Ces sons ne peuvent être enseignés en même temps. Il faut s'assurer que l'un des deux a été bien acquis avant de commencer l'apprentissage de l'autre, en entrecoupant les deux. En revanche, si l'enfant est mis en présence d'éléments similaires dès le départ, il court le risque de faire cette erreur. Par conséquent, nous devons être attentifs à l'ordre des lettres qui peuvent être confondues :

  • Sur le plan phonétique : (pb).
  • Visuellement : (mn, uv).
  • Celles avec l'orientation spatiale asymétrique : (db, qp, tf, a).

Au niveau de l'association des syllabes, on passe d'abord à la simple, puisque l'inverse est plus difficile et se lit souvent à l'envers. Puis, les syllabes à trois lettres sont présentées (bar, car, bal). Ce n'est que lorsque l'enfant a appris tous les sons simples et les a associés à différentes voyelles que les consonnes doubles seront présentées (dr, tr, br, pr) afin d'éviter les inversions de l'ordre des lettres. Aux premiers stades de l'apprentissage de la lecture, il ne faut pas s'inquiéter si l'enfant fait des erreurs. Les enfants dont la discrimination auditive n'est pas tout à fait en harmonie confondent pb, td. Ceux qui n'ont pas un changement de perspective suffisamment conditionné font face aux doubles consonnes : « tarbajar » au lieu de « travailler ». Ces erreurs peuvent être considérées comme normales et disparaissent progressivement. Mais si elles persistent et augmentent, il faudrait soumettre le cas à un spécialiste (maladies comme la dyslexie ou les problèmes de prononciation de certaines zones géographiques comme le zézaiement, etc.).

Conclusion générale sur l'apprentissage initial

Apprendre à écrire est le premier défi de la scolarisation. C'est l'acquisition de cette capacité si précieuse qui assure la transmission et la révision des connaissances sociales. Il est difficile d'établir si une méthode est meilleure qu'une autre. Il est plus difficile d'établir si le point de vue institutionnel de Vygotsky devrait être révisé afin que l'école ne soit pas réduite à un simple observateur passif d'un processus spontané. Le point de vue méthodologique fournit-il une hypothèse psychogénétique également valable pour tous les secteurs de la société ? Est-il raisonnable que la spéculation promeuve le constructivisme éducatif, en disant que l'apprentissage ne se termine pas à la mise au point et, par conséquent, que tout le monde atteindra le niveau requis en temps voulu ?

La méthode analytique (globale)

Concepts fondamentaux : Lecture et Écriture

Le concept de la lecture

Ana Teberosky : « L'écriture est la première technologie mentale. Le reste des machines que l'homme a inventées (le levier, la roue, etc.) ont servi à augmenter ou diminuer la distance. »

Le concept de l'écriture

Ana Teberosky : « L'écriture est une invention pour augmenter la capacité intellectuelle. C'est sa première extension. Elle augmente la mémoire en permettant la permanence et la communication dans l'espace et le temps. La science ne pourrait exister sans l'écrit. Elle explique la pratique et la laisse à un autre lecteur, à un autre moment, pour lire et interpréter de façon différente. D'autre part, l'écriture a aussi permis l'éducation. L'éducation est impossible sans l'enseignement de l'écriture, car elle permet d'atteindre de nombreuses personnes et de traverser le temps. En outre, lorsque l'on apprend à lire et à écrire, on ne maîtrise pas seulement les contenus, mais l'outil de base pour l'acquisition : apprendre à apprendre. »

Goodman : « L'écriture est peut-être la plus grande des inventions humaines. L'importance relative est un symbole de la communication verbale ou non verbale. »

Principes de base pour l'acquisition de la lecture

L'acquisition des compétences en lecture nécessite le développement de l'observation, de la comparaison, de la différenciation, de l'association, de la pensée, de l'analyse, de la synthèse, de la relation dramatique et des dialogues, du développement de l'imagination et des valeurs humaines, de l'adoption d'attitudes d'écoute, de la participation, de la joie, du silence et du respect. Avec la méthode d'analyse, tous les enfants sont amenés à reconnaître les phonèmes, à les associer à leur orthographe et à se souvenir des histoires dans une période de temps équivalente à une année scolaire. Certains, qui sont prêts, apprendront à lire dans un environnement amusant et naturel, sans qu'on leur ait jamais dit : « Je vais t'enseigner à lire. »

Nous devons prendre note :

  • Les enseignants doivent comprendre le potentiel de maturation de l'enfant, ses connaissances et ses expériences, et avoir confiance en ses capacités pour promouvoir et encourager le progrès.
  • L'enseignant doit proposer un plan d'action à mettre en œuvre dans un cadre chaleureux, confortable et sûr.
  • Il ne faut pas oublier que l'activité de l'enfant est une source majeure d'apprentissage et de développement.

Caractéristiques des enfants débutant la lecture

Les enfants manifestent d'abord des intérêts de loisirs et de l'enthousiasme pour le jeu qui implique un contact avec la lecture. Ils présentent des aspects affectifs et émotionnels tels que la joie avec des éléments attractifs comme la surprise et l'intrigue. L'enfant, qui ne distingue pas clairement l'animé de l'inanimé, est capable de donner vie à chaque élément, permettant des aventures racontées avec des traits exagérés et un manichéisme du bien et du mal toujours résolu avec une fin heureuse. Nous ne devons jamais oublier la joie et l'enthousiasme pour découvrir de nouvelles choses et la curiosité, mais aussi le besoin de sentir que chaque enfant est au centre de l'intérêt des adultes. L'intérêt de l'enfant est en proportion directe avec l'attention que nous accordons à ces caractéristiques. La méthode analytique respecte le développement personnel de l'enfant, tout en favorisant le développement de ses compétences et potentialités. Chaque enfant arrive à maturité à son propre rythme, apprend, travaille et contribue à créer sa sociabilité. Il faut lui donner une image de soi positive et reconnaître plus l'effort que le résultat. Il faut être vigilant face à ses difficultés et aux stratégies pour les surmonter, en laissant l'enfant faire ses propres efforts. Cela permettra d'atteindre une éducation personnalisée.

Processus de la méthode analytique

La méthode analytique pour l'apprentissage de l'alphabétisation va de la phrase au mot, puis à la syllabe et au phonème. L'enfant apprécie le jeu, découvre de nouveaux sons et mots, et prolonge les phonèmes suivants. C'est une méthode qui crée moins de problèmes et peut être assimilée par les enfants ayant des capacités intellectuelles différentes. Elle part de l'élément complexe pour arriver aux structures de plus en plus complexes dans lesquelles il identifie rapidement des personnes ou des objets. Des associations phonème-graphème peuvent être nécessaires pour arriver à écrire sans modèle. L'enfant pourra profiter de faire des comparaisons entre les phonèmes similaires, comme un jeu de devinettes, et cela sert également de préparation pour l'écriture, sur l'orthographe naturelle.

Nécessité de la pré-lecture

La base de cette méthode est que, avant d'envisager l'enseignement de la lecture, il faut travailler en profondeur la pré-lecture, basée sur l'observation et la coordination psychomotrice avec des exercices qui rendent l'expérience fondamentale.

Objectifs des exercices d'observation

  • Apprendre à observer l'environnement avec sélectivité.
  • Cultiver l'attention.
  • Travailler les concepts de couleur, forme, taille.
  • Exercer l'orientation spatiale.
  • Sensibiliser à l'élocution et à la parole.
  • Développer la mémoire visuelle et auditive.
  • Différencier la discrimination des mots.
  • Éveiller l'intérêt pour les livres et augmenter l'intérêt pour le monde.
  • Résumer en se rapportant à des aspects spécifiques.

La compréhension de lecture

On ne peut appeler lecture que ce qui fait comprendre ce qui est lu. Pour obtenir une lecture globale, l'enfant devra jouer tout le temps avec la synthèse et l'analyse : décomposer et écrire, composer et décomposer. C'est la seule façon de continuer le processus de maturation pour atteindre le bon objectif.

Ordre de difficulté

  1. Mot.
  2. Phrase de deux mots.
  3. Phrase de plus de trois mots.
  4. Phrase de deux mots avec un point à part.
  5. Phrases de trois mots avec un arrêt complet.

Fondamentaux pédagogiques

La méthode d'analyse prend en compte les principes fondamentaux pédagogiques pour initier et développer le processus de lecture. L'ordre suivant doit être respecté :

  • De l'oral à l'écrit.
  • De la langue du connu à l'inconnu.
  • Du simple au complexe.
  • Du concret à l'abstrait.

La méthode doit prendre en compte les caractéristiques psychologiques des enfants. Ainsi, la mondialisation permet et facilite la participation active. Il faut encourager l'intérêt, l'attention, la surprise et la joie, conduisant à la différenciation des phonèmes dans un cadre naturel et progressif. La répétition peut être présentée comme un élément ludique. La fidélité aux bases méthodologiques mentionnées ci-dessus peut réaliser des aspects aussi importants que :

  • L'apprentissage significatif.
  • L'auto-apprentissage de leurs propres apprentissages.
  • La compétence à apprendre.
  • Ne pas apprendre par cœur sans comprendre.

Les changements dans les paroles de l'enfant ne doivent pas impliquer de conflits. Le principe de la mondialisation est présent dans tous les contes et les histoires écrites, présentant une suite élaborée.

Caractéristiques de la méthode analytique

Il s'agit d'une méthode éprouvée par laquelle les enfants apprennent facilement et joyeusement. Elle est créative et maturative. Elle confronte l'enfant intentionnellement aux difficultés les plus fréquentes et a une façon particulière de résoudre chacune d'elles. Elle prévient les erreurs. Elle globalise les phonèmes conflictuels. C'est une méthode pour récupérer la dyslexie et l'appliquer aux enfants qui apprennent. Elle prépare aux règles d'orthographe. Elle contribue à la discrimination visuelle et à la latéralisation correcte auditivement. Elle peut être utilisée collectivement dans des classes hétérogènes pour des enfants de différents niveaux de maturité. Elle développe un sentiment pour les livres et l'imagination des enfants, et ils ont des activités de compréhension de lecture.

Principes méthodologiques de l'approche globale

Le rôle de l'enseignant est conçu comme un guide pour canaliser l'action de l'enfant, en partageant ses intérêts et en le motivant avec des suggestions et des activités différentes, attrayantes, ciblées et courtes. Peu à peu (progressivement selon le rythme du groupe), elles deviennent plus complexes et de longue durée. L'enseignant, par la répétition constante et structurée, permettra la généralisation, ce qui entraîne une plus grande autonomie de l'enfant. L'enseignant doit essayer de créer une atmosphère détendue qui favorise la conversation, une activité très enrichissante qui donne des informations aux enfants sur divers sujets, les règles et les valeurs qu'elle véhicule, suggère de nouvelles choses et les invite à partager un espace et du temps avec leurs pairs, à écouter, à attirer l'attention, etc. Le processus de communication se fait entre les étudiants et le professeur. Les activités de travail sont destinées à aider les enseignants à faire face à une évaluation formative.

L'apprentissage est conçu comme une construction de la connaissance, c'est un processus actif que fait l'enfant, ce qui signifie sa performance sur la réalité, sur la motivation et le développement des interprétations et des significations progressivement ajustées aux aspects environnementaux de lui-même ou qu'il veut connaître. L'alphabétisation est développée à partir d'une approche globale, qui exige d'abord de multiples connexions entre le nouveau et le connu, expérimenté ou vécu. Elle n'est pas causée par la simple addition ou l'accumulation de nouvelles connaissances à celles que possède déjà la personne qui apprend. Lorsqu'un enfant est immergé dans un projet, il n'est pas conscient d'acquérir du vocabulaire, de connaître l'environnement ou de développer une plus grande autonomie personnelle. Ses objectifs sont liés à la résolution d'une tâche qui exige sa participation active et enthousiaste. Mais pour cela, l'enseignant doit savoir quoi et à quelle profondeur travailler à chaque moment.

Un autre point de départ important pour l'enseignement de l'alphabétisation est sa signification. Cela signifie que l'enseignant doit essayer de connaître les connaissances et l'expérience préalables des enfants, le sens qu'ils ont déjà construit, pour partir de là et faciliter ce processus de construction continue et de reconstruction du sens. L'apprentissage ne se produit pas par l'addition ou l'accumulation de nouvelles connaissances à celles que possèdent déjà les enfants, mais implique l'établissement de connexions et de relations entre le nouveau et ce qui a été appris, expérimenté ou vécu. C'est donc une approche globale de la réalité. Elle est définie par sa fonctionnalité et sa mémorisation complète. Elle est fonctionnelle, car elle sert à l'enfant pour acquérir de nouvelles connaissances ou pour avoir un rapport avec l'environnement. La mémorisation complète s'oppose aux mécanismes répétitifs et est le point de départ pour de nouveaux apprentissages.

Les caractéristiques des enfants qui arrivent en classe exigent un accueil chaleureux, confortable et sécuritaire, favorable et contribuant au développement de toutes les capacités. L'éducateur doit planifier ses actions dans une atmosphère générale chaleureuse, détendue et affectueuse. Il doit également établir pour chaque enfant une relation personnelle de haute qualité. Selon l'âge et la situation, il transmet à l'enfant la sécurité d'être aimé et apprécié. L'enseignant devrait faciliter l'établissement d'un lien de confiance et de sécurité affective d'une énorme importance. L'existence d'une relation chaleureuse et personnelle d'amour et de sécurité affective n'empêche pas la présence de normes, de défis et d'exigences. Eu égard à l'individualité et la diversité, l'éducateur, pour aider un enfant à progresser, doit connaître ses chances de maturation et avoir confiance en sa capacité à progresser. Il y a peu de choses qui freinent à la fois le développement et le manque de capacité ou la conviction que le développement n'est pas possible. Le jeu est l'un des premiers langages des enfants, l'une de ses formes d'expression les plus naturelles. Le jeu est lié à la créativité. Par conséquent, en tant qu'éducateurs, nous supposons que le jeu est une tâche dans laquelle l'enfant teste continuellement de nouvelles acquisitions, auxquelles il est confronté sur une base volontaire, spontanée et agréable.

Conclusion sur l'alphabétisation et le rôle social

La lecture et l'écriture sont un processus complexe qui ne se termine pas à l'école primaire, mais s'élargit et s'enrichit constamment. Il est également nécessaire que l'apprentissage soit utile, fonctionnel et socialement pertinent. Des facteurs tels que l'environnement socioculturel, la stimulation de la famille, la disposition des étudiants, l'intervention éducative, la relation établie entre eux, le style de l'institution, etc., sont importants. D'autre part, la société s'attend à ce que les apprentissages scolaires soient socialement pertinents, qui permettent à l'enfant : la compréhension des différentes interventions, d'y répondre, d'accéder à différents matériaux de lecture, d'avoir une bonne écriture, etc. Nous devons noter que l'alphabétisation est étroitement liée au statut social, aux groupes culturels et professionnels, qui donnent une signification plus ou moins grande à ce que l'on fait ou à ce que l'on lit ou écrit. Malgré ce qui est attendu par la société, il est essentiel de tenir compte de la direction et du soutien que chaque famille donne à l'étude, car de nombreuses familles ne valorisent pas l'apprentissage scolaire. En de nombreuses occasions, les élèves n'ont pas ou peu de soutien familial. « La lecture est une habitude de la famille et il est important que les parents prennent conscience de la nécessité de la transmettre à leurs enfants après l'école. »

La méthode Waldorf : approche primaire et écriture

1. Généralités sur l'enseignement Waldorf

L'enseignement primaire Waldorf s'étend de 7 à 14 ans. Au cours de ces années, les enfants sont suivis par un seul enseignant. Cette proximité favorise un contact approprié avec les étudiants, où ils font confiance à l'action, à l'autorité naturelle de leur élève et à la compréhension par l'enseignant des besoins, des intérêts et des motivations de l'enfant. Mais surtout, elle permet au maître de bénéficier d'une marge assez large pour permettre l'intérêt de chaque enfant dans chaque question soulevée, librement et naturellement, au moment opportun. On apprend aux enfants à lire en 1re et 2e classe (7 et 8 ans). À cet âge, l'attente de lecture et d'écriture est forte. Pourtant, les enfants sont très imaginatifs et l'intelligence rationnelle ne se développe pas assez. L'enfant reste dans la phase psychique, où la créativité et l'interaction avec l'extérieur sont le moyen par lequel il fonde ses connaissances. Ne pas suivre le rythme naturel de développement, en obligeant le développement de l'intelligence rationnelle lorsque l'enfant est encore en développement de l'intelligence psychique ou des organes physiques, conduit à produire des déséquilibres dans les domaines ci-dessus. S'il est inachevé, cela se traduirait à l'âge adulte par des problèmes d'immaturité mentale, d'humeur et même physiques, sous la forme de maladies chroniques. Les méthodes Waldorf favorisent l'imagination et l'expérience sensorielle de tous types (visuelle, auditive et motrice), en groupe ou individuellement, comme nous le verrons dans l'exemple de l'enseignement de l'écriture.

2. Enseignement de l'écriture : les trois phases

Phase 1 : Introduction des formes

D'abord, une période d'un mois est consacrée au dessin de formes où les enfants se familiarisent avec les courbes et la ligne droite.

Phase 2 : Introduction de l'alphabet et des syllabes

Dans cette phase, les lettres majuscules sont introduites. Le processus comprend les éléments suivants :

  • D'abord les voyelles, puis les consonnes.
  • Lettre par lettre dans un processus de trois jours chacune.
  • Le 3e jour d'une première lettre est le 1er jour de la lettre suivante.
  • Après cinq points, l'écriture est laissée de côté pendant quelques semaines, puis le même processus redémarre.
  • Chaque lettre sera la première d'un mot auquel elle est liée, et sera choisie pour sa signification et sa similitude de forme avec la lettre en question.
Jour 1 : L'histoire et l'écoute

L'enseignant raconte une histoire sans commentaire pour introduire la lettre (1). Au cours de l'histoire, la lettre fait son apparition dans un mot-clé et est mise en évidence. En fournissant la lettre, l'accent est mis sur le son phonétique et elle est séparée du reste du mot. Pour prononcer le phonème, la lettre n'a jamais le son de l'alphabet. Ici, le son est introduit dans le contexte de l'histoire et la lettre M dans le sous-contexte du mot. Nous choisissons le mot « Montagne » à titre d'exemple en raison de sa similitude avec la lettre. L'histoire aurait été choisie pour l'enfatiser. L'histoire, outil musical, est utilisée pour promouvoir le premier contact de l'enfant avec la lettre parce qu'elle :

  • Subjugue l'attention et les attentes des enfants, en les faisant fonctionner directement.
  • L'imagination a sur eux un grand impact en raison de sa symbolique et de son indirect.
  • Peut être utile pour accompagner l'enfant tout au long de ses étapes de développement émotionnel.
Jour 2 : Le dessin et la déclamation

D'abord, on récapitule l'histoire de la veille en faisant un tour ensemble. On leur demande s'ils se souviennent du son, on chante le son et il peut être représenté eurythmiquement. Ensuite, l'enseignant ouvre le tableau de dessin où il a préparé à l'avance une image qui représente l'histoire et où la Montagne avec le M apparaît clairement. Pourtant, on ne leur indique pas où se trouve la lettre qu'ils doivent trouver, même s'ils voulaient vraiment savoir où elle se cache. Les enfants dessinent dans leur carnet l'illustration donnée au tableau. Là encore, on met l'histoire et le son de différentes manières et en groupes, on joue avec l'image, le mystère et la créativité. L'image représentée par l'enfant est une compilation de l'histoire, mais à son tour, elle exprime ses attentes et un monde imaginaire plein de couleurs. Par conséquent, il devient un participant actif dans le jeu.

(1) NB : L'histoire qui introduit la voix a tendance à être « Le roi des sons » et comporte les caractéristiques suivantes : le roi, après avoir traversé des difficultés et des conflits, arrive dans un pays dont les gens ne se comprennent pas quand il parle, ni ne communiquent entre eux faute de connaître un mot. Le roi résout le problème en offrant des cadeaux à ses filles, un nouveau chaque jour. L'ancien peuple conduit à voir le lever du soleil, est appelé A, de 3, ... admiration.

Jour 3 : L'expérience et l'écriture

Avant la classe, l'enseignant souligne le M sur le dessin. Il montre aux enfants le temps qu'ils ont pour trouver la lettre qui représente le son /m/. Une fois démasquée, ils recueillent les dessins de la veille et doivent recomposer le M dans leur dessin. Souvent, ils sont surpris de voir beaucoup de dessins présents sur l'ardoise. En bas, l'enseignant écrit la lettre M et le mot « Montagne ». L'enfant va maintenant expérimenter la lettre dans l'espace de différentes manières. Elle est dessinée sur le sol, et chaque enfant marche dessus, la fait dans le sable, sur le dos d'un partenaire, et le dernier sur le tableau. Maintenant, elle est écrite dans son carnet : M grand au centre, petit M dans les angles. Ici, l'expérience auditive et visuelle est mise en œuvre avec le moteur. Une fois intégrée de ces trois manières, elle est écrite. Parce qu'elle est l'objet de beaucoup de curiosité, ressentie de bien des façons, et qu'elle a un sens dans la forme, la lettre est généralement établie avec une orthographe parfaite. Après avoir fait un autre dessin représentant l'étoile des voyelles (2), on ajoute à chaque consonne étudiée une voyelle. Chaque syllabe formée devra suivre cette règle : la voix donne la couleur à la consonne. Enfin, dans leur série de cahiers, des lignes tricolores sont établies : bleu au-dessus (le ciel), jaune au centre, rouge en dessous (la terre). Maintenant, ils écrivent MONTAGNE (la ligne supérieure est écrite sur le jaune et le bleu), suivant la règle des couleurs. Le « mon » résulte en rouge, le « ta » en bleu, le « gne » en bleu. De cette façon, et en ajoutant une histoire rythmée, ils apprennent à différencier les syllabes. Une fois qu'ils ont suffisamment de lettres à leur portée, ils peuvent faire la dictée de phrases avec des mots composés des paroles connues.

Phase 3 : Introduction des minuscules

Avec ce stade, on passe à la 2e année. À l'intérieur de la ligne tricolore, la bande jaune est utilisée comme surface de base de l'écriture. Les points forts tels que le « t » montent au ciel, occupant également la bande bleue, et les bas comme le « p » vont à la terre, tenant la bande rouge.

(2) NB : Les voyelles et les consonnes suivent le même processus d'apprentissage, sauf que la voix ajoute une couleur spécifique. Le A est en bleu, le E en vert, le I en jaune, le O en rouge ou le U en violet. Elles se rejoignent dans une étoile à cinq branches (représentant les ouvertures des voyelles).

Conclusion sur la méthode Waldorf

Lorsque le script est terminé, la dictée met en œuvre des mots et des phrases entières. Les processus d'écriture et de lecture sont découverts en parallèle. En partant de l'attention et de l'imagination qui impliquent différentes représentations et les sens visuel, auditif et moteur, mis en œuvre par divers modes d'interaction, comme l'écoute, l'expérience et le partage, et l'utilisation de méthodes en fonction de l'évolution naturelle des enfants, l'apprentissage devient un jeu très efficace et vivant dans leur désir d'apprendre.

Comparaison : Montessori et Freinet

L'écriture spontanée selon Montessori

Après l'application de la méthode Montessori, l'enfant atteint l'écriture spontanée, en prenant la propriété de tous les phénomènes naturels. Celui qui a commencé à écrire le premier mot, continue à écrire, comme dans le langage, après avoir prononcé le premier mot, il parle, et après avoir fait le premier pas, il continue à marcher. Le même cours de formation en étroite collaboration avec le phénomène de l'écriture qui apparaît est le même pour les progrès futurs, à savoir l'avancement vers la perfection. L'enfant ainsi préparé, est entré dans le cadre de son développement, de concert avec elle, augmentera sans aucun doute le corps (le développement physiologique), car le développement des fonctions de son esprit ira de pair avec le développement de la vie (développement social et cognitif).

L'apprentissage naturel selon Freinet

Des techniques Freinet, nous avons appris qu'apprendre à lire et à écrire est aussi un processus naturel, basé sur l'essai expérimental et tenant compte des erreurs comme des expériences d'apprentissage. Le complexe des réussites et des échecs dans l'apprentissage devient de l'art vivant. Les deux auteurs ont une tendance constructiviste. Après plus d'un siècle après leur naissance et la mise en œuvre de leurs méthodes et techniques, il est surprenant que beaucoup d'entre nous nés dans la décennie des années 80 aient appris à lire et à écrire selon le style traditionnel « ma mère me gâte. »

Points communs et différences

Chacun discute de la notion d'« environnement » et, bien que sa définition soit différente, le but est le même : promouvoir l'enseignement et l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. Freinet et Montessori fixent l'âge de 2 ans et demi comme point de départ pour le long voyage d'apprendre à écrire, considérant l'image comme la première étape dans l'acquisition du langage. Un lien clair avec ce que nous savons aujourd'hui comme « l'écrit iconique » mène plus tard à des différences dans leurs dessins que les enfants défavorisés comme des éléments distincts au dessin. Cette étape correspondrait à l'écriture proprement dite distincte, iconique ou iconique. De 5 à 6 ans, l'enfant doit avoir atteint une maturité suffisante, selon ces auteurs, pour déchiffrer des textes et progresser vers l'enrichissement des deux mécanismes de représentation et d'interprétation de la langue. Bien que Montessori ne présente pas une méthode spécifique de la lecture, considérant qu'elle est supposée lors de l'apprentissage de l'écriture, Freinet met en avant les différentes étapes par lesquelles le processus se passe à l'apprentissage de la lecture : parler des mots, des mots et des phrases et leur enrichissement de l'environnement, l'essai expérimental et l'évitement de la leçon méthodologique.

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