Comptabilité et systèmes de coûts — Questions et réponses

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Question 1 — Différences entre deux comptabilités

1) Quelles sont les différences entre la comptabilité d'exercice et la comptabilité analytique ?

Réponse : Comptabilité d'exercice : son objet est d'observer l'évolution de l'entreprise et de ses résultats au moyen du bilan, du compte de résultat et des annexes.

Comptabilité analytique : joue le rôle principal dans la détermination de la valeur économique des biens et services (coûts par produit, par chantier, par centre de coût, etc.).

Question 2 — Actions quand la capacité dépasse 70 %

2) Lorsque la capacité de l'usine dépasse 70 % de sa capacité, quelles attitudes peut adopter une entreprise industrielle pour corriger cela ?

Réponse : On peut :

  • Rechercher et développer de nouveaux produits (R&D) ;
  • Modifier les produits existants pour améliorer la marge ou réduire les coûts ;
  • Trouver de nouveaux marchés, nationaux ou internationaux (diversification des marchés).

Exemple : exporter la production vers des pays voisins depuis l'Argentine (Bolivie, Pérou, Uruguay, Colombie, etc.) ou vers l'Europe.

Question 3 — Secteurs d'application du coût par commande

3) Dans quels secteurs peut être appliqué le système de coûts par commandes et quelles en sont les raisons ? Donnez un exemple.

Réponse : Ce système peut s'appliquer à toutes les entreprises dont la production est discontinue et hétérogène. Il fonctionne par commandes spécifiques à la demande d'un client particulier. Exemples : ateliers de pressage, fabrication de fenêtres en aluminium, fabrication de sanitaires en fonte ou en bronze, etc.

Question 4 — Budget basé sur le système de coûts

4) Le budget d'une entreprise qui est basé sur le système de coûts : quel est son usage ?

Réponse : Toute organisation (entreprise commerciale, organisation à but non lucratif, État, municipalité) utilise des budgets. Le budget fondé sur les coûts (notamment le coût standard) sert principalement à :

  • équilibrer les dépenses et les recettes afin d'éviter un déficit financier ;
  • présenter un tableau des revenus et des dépenses ou des variations des ressources financières ;
  • permettre un pilotage monétaire et le contrôle des écarts par rapport aux normes.

Question 5 — Variations entre coût estimé et réel

5) Quels changements peuvent apparaître entre le système et les coûts estimés ? Expliquez pourquoi.

Réponse : Le coût estimatif consiste à établir à l'avance un prix ou un coût pour un produit. L'estimation doit être la plus proche possible du coût réel ; sinon des écarts positifs ou négatifs apparaissent et nécessitent des ajustements comptables et de gestion (analyses des causes, corrections des prix, révision des normes, etc.).

Question 6 — Coûts non manufacturiers

6) Quels sont les coûts non manufacturiers ou non industriels ?

Réponse : Parmi les coûts non manufacturiers on trouve notamment :

  • les coûts commerciaux (publicité, promotion) ;
  • les coûts administratifs (salaires du siège, fournitures de bureau) ;
  • les coûts financiers (par exemple, les intérêts payés sur les emprunts).

Question 7 — Absorption vs coûts directs

7) Quelles sont les différences entre la méthode d'absorption et la méthode des coûts directs ?

Réponse : Absorption : on affecte au produit tous les coûts de production (coûts variables et coûts fixes, directs et indirects). Coût direct (ou direct costing) : seuls les coûts variables de production et les charges directement attribuables sont affectés au coût du produit ; les coûts fixes sont comptabilisés en charges de période dans le compte de résultat.

Question 8 — Charges réelles et figuratives

8) Quelles sont les charges réelles et les charges figuratives dans les systèmes de coût ?

Réponse : Charges réelles : décaissements effectifs d'argent (matières premières, main-d'œuvre, coûts de fabrication payés). Charges figuratives : charges sans sortie de trésorerie (par exemple l'amortissement). Les charges figuratives n'entraînent pas de décaissement au moment où elles sont constatées, mais elles impactent le résultat comptable.

Question 9 — Objectif fondamental de la comptabilité analytique

9) Quel est l'objectif important et le fondement de la comptabilité analytique ?

Réponse : La comptabilité analytique est un outil essentiel de contrôle de gestion. Elle sert à piloter le processus de production (par exemple pour le directeur d'usine) et à déterminer la valeur économique des produits et services afin d'améliorer la prise de décision (prix, marge, coûts unitaires, etc.).

Question 11 — Répartition de l'assurance usine

11) Dans une installation industrielle avec 8 ou 4 départements de production et des services auxiliaires, faut-il répartir le paiement de l'assurance de l'usine et, si oui, quels paramètres utiliser ?

Réponse : Oui, on répartit généralement les charges communes (comme l'assurance) entre départements. Paramètres possibles :

  • répartition selon la superficie occupée (en pieds carrés ou mètres carrés) par chaque département ;
  • répartition selon le nombre d'employés ou le nombre d'heures travaillées par département ;
  • autres clés de répartition pertinentes selon la nature du risque assuré (valeur des actifs par département, durée d'utilisation, etc.).

Question 8 (suite) — Gestion des stocks et coût d'opportunité

8) Quand nous avons besoin de 1000 kg de matières premières et que nous disposons d'un stock de 2000 kg, que se passe-t-il ?

Réponse : Si j'ai besoin de 1000 kg pour 30 jours et que j'en ai 2000 kg en stock, j'ai un surstock. Ce surstock entraîne :

  • un coût de possession (coût de stockage, risques de détérioration) ;
  • un coût d'opportunité : les fonds immobilisés dans le stock auraient pu être utilisés pour d'autres investissements générant un rendement ;
  • la possibilité d'investir temporairement l'argent immobilisé (placements à court terme) si la trésorerie le permet, mais cela dépend du risque et de la liquidité.

En gestion des stocks, on peut avoir un stock trop élevé (coûts de possession) ou trop faible (risque d'interruption de la production). Le surstock peut néanmoins se justifier dans certains cas, par exemple pour couvrir des perturbations d'approvisionnement (retards d'importation, fournisseurs uniques, risques géopolitiques) afin d'éviter l'arrêt de l'usine.

Question 13 — Évaluation des risques en cas de stock insuffisant

13) Quand notre stock de matières premières est inférieur aux besoins pour une période productive, comment évaluer les risques ?

Réponse : Les risques incluent :

  • interruption du processus de production ;
  • réduction de la capacité de production et pertes de volumes ;
  • possibles licenciements ou mise au chômage partiel du personnel ;
  • perte de clients et dégradation d'images commerciales.

Question 14 — Le travail comme facteur de coût

14) La nature du travail : quel est son rôle en tant que facteur de coût et comment peut-il être classé ?

Réponse : Le travail est considéré comme le deuxième facteur de production (après le capital). On le classe souvent en :

  • Main-d'œuvre directe : salariés directement impliqués dans le processus de production et la transformation des matières premières en produits finis ;
  • Main-d'œuvre indirecte : salariés non directement impliqués dans la transformation (maintenance, supervision, services généraux).

Ces trois facteurs de coûts (matières, travail, charges indirectes/ capital) sont liés et complémentaires.

Question 16 — Système de coûts utilisé dans le pays

16) Quel système de coûts est utilisé dans notre pays ? Donnez les raisons de son traitement comptable.

Réponse : En Argentine, on utilise généralement le système d'absorption des coûts. On intègre toutes les dépenses de production dans les stocks : matières premières, produits en cours et produits finis. Ainsi, les coûts sont inclus dans l'actif circulant (inventaires) jusqu'à la vente, puis ils sont constatés en charge dans le compte de résultat.

Question 17 — Coûts pour la décision make or buy

17) Les coûts liés à la décision « make or buy » : dans quelles situations peuvent-ils se poser ?

Réponse : Ils surviennent lorsqu'il faut choisir entre produire en interne ou acheter à un fournisseur. Exemple : une entreprise qui fabrique un composant malgré la concurrence d'importations à bas prix peut décider de continuer la production interne pour préserver l'emploi, la qualité ou la sécurité d'approvisionnement. Une dévaluation de la monnaie ou des variations du taux de change peut également influer sur la décision (achat à l'étranger plus cher ou moins cher selon la monnaie).

Question 18 — Coûts fixes et sous-produits

18) Coûts fixes : concept et définition générale

Réponse : Les coûts liés à la production sont répartis entre matières premières, produits principaux et produits connexes (sous-produits), ainsi que déchets. Les éléments sans valeur économique sont considérés comme pertes et apparaissent dans le compte de résultat comme charges. Exemple : dans une raffinerie d'hydrocarbures on applique des intrants (pétrole) et on obtient essence, diesel, etc. Les coûts fixes sont les charges qui ne varient pas immédiatement avec le niveau de production (amortissements, loyers, salaires fixes).

Question 19 — Inflation et système de coûts

19) L'inflation déforme-t-elle un système de coûts, et pourquoi ?

Réponse : Oui. En période d'inflation, les coûts historiques peuvent ne plus refléter les coûts courants : il est nécessaire d'effectuer des réajustements (indexation, mise à jour des coûts standards, réévaluation des stocks) afin de maintenir la pertinence des informations et des décisions.

Question 20 — Évolution des coûts dans le pays

20) Les coûts dans notre pays peuvent-ils augmenter ou diminuer ? Expliquez pourquoi.

Réponse : Les coûts peuvent augmenter ou diminuer selon plusieurs facteurs :

  • efficacité et amélioration des processus (réduction des coûts) ;
  • méthodes « juste à temps » et meilleure gestion des stocks (potentielle baisse des coûts de possession) ;
  • investissements en automatisation (réduction ou réallocation des coûts) ;
  • impôts, salaires et hausses des prix des facteurs de production (augmentation des coûts) ;
  • conditions macroéconomiques (inflation, change) qui influencent généralement la tendance à la hausse des coûts, même si ce n'est pas systématique.

Résumé : la variation des coûts dépend de la combinaison d'efficacité interne, d'investissements, de politiques publiques et de l'environnement macroéconomique.

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