Conditions et effets juridiques de l'adoption

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Adoption : Principes et Procédures

Adopter, c'est recevoir quelqu'un comme un enfant, avec tous les droits, obligations et exigences légales d'un mineur. Fabriquée dans l'intérêt de l'enfant, son but est de fournir aux enfants en détresse un foyer sûr et stable au sein d'une famille.

Conditions pour l'adoptant

L'adoptant doit avoir la capacité juridique d'agir, et seules les personnes physiques peuvent adopter. Elles peuvent adopter soit des personnes handicapées, soit des enfants faisant l'objet d'une procédure d'adoption. L'âge peut être un facteur.

L'adoption peut être faite conjointement ou successivement par les deux conjoints. Si elle est faite par une personne seule, celle-ci doit avoir plus de 25 ans et avoir, inévitablement, quatorze ans de plus que l'adopté. Les couples vivant en union de fait analogue au mariage peuvent également adopter ensemble.

Une personne peut être adoptée après le décès de l'adoptant si le juge avait donné son consentement préalable. Pour que l'effet soit réel, la proposition de l'entité publique n'est pas requise dans les cas suivants :

  • Être un orphelin et le parent adoptif au troisième degré par consanguinité ou par affinité.
  • Être le fils adoptif du conjoint de l'adoptant.
  • Avoir légalement le titre de famille d'accueil pour l'adoption depuis plus d'un an ou avoir été sous tutelle pendant la même période.

Qui peut être adopté ?

Peuvent être adoptés les mineurs non émancipés et, par exception, un adulte ou un mineur émancipé lorsqu'une situation de famille d'accueil ou de cohabitation, ayant commencé avant que l'adopté n'atteigne quatorze ans, s'est poursuivie sans interruption.

Personne ne peut adopter :

  1. Un descendant.
  2. Un parent au second degré en ligne collatérale de consanguinité ou d'affinité.
  3. Celui qui a exercé une tutelle jusqu'à ce que le compte général justifiant la tutelle ait été approuvé.

Procédure d'adoption

L'adoption est constituée par décision judiciaire, en tenant compte de l'intérêt de l'adopté et de l'adéquation de l'adoptant(s) pour l'exercice de l'autorité parentale. Pour lancer le dossier d'adoption, il est nécessaire que l'entité publique déclare l'adoptant(s) apte avant la proposition.

Le dossier commence par la demande faite par l'entité publique, qui juge l'adoptant. Il se poursuit par des actes de juridiction volontaire, nécessitant l'intervention du procureur, où les parties intéressées peuvent agir sous la direction d'un avocat.

Consentements requis

Le juge, l'adoptant(s) et l'adopté de plus de douze ans doivent consentir à l'adoption. Le consentement est une déclaration expresse de l'intention, consciente, volontaire et libre de vouloir adopter ou d'accepter d'être adopté par une autre personne. En l'absence de ce consentement, le dossier sera nul.

Doivent donner leur consentement :

  • Le conjoint de l'adoptant, sauf en cas de séparation légale par décision définitive ou par accord mutuel.
  • Les parents de l'adopté, sauf s'ils sont mineurs émancipés, s'ils ont été privés de l'autorité parentale par décision définitive ou disqualifiés pour des raisons juridiques pour une telle privation.

Le consentement doit être formalisé avant la proposition, avec l'entité appropriée, soit par un document public, soit par comparution devant le juge. Si plus de sept mois se sont écoulés depuis l'accord, celui-ci devra être renouvelé devant le juge.

Auditions obligatoires

Doivent être entendus dans cette procédure :

  1. Les parents dont l'autorité parentale n'a pas été déchue, lorsque leur consentement n'est pas requis pour l'adoption.
  2. Le tuteur et les tuteurs.
  3. L'adopté de moins de douze ans, s'il est jugé apte.
  4. L'entité publique, lorsque la mesure d'accueil a été acceptée légalement depuis plus d'un an.

La proposition d'adoption, l'audition des parties et le règlement sont établis par la loi, constituant l'adoption par décision judiciaire. Cela entraîne l'inscription de l'état civil de l'enfant confié en dehors de sa naissance.

Effets de l'adoption

Effets de l'adoption : Une fois l'adoption prononcée, il y a rupture de tous les liens juridiques avec la famille d'origine et intégration dans la famille adoptive.

Si la personne adoptée l'a été par une seule personne, elle portera les deux noms de celle-ci. Si les deux noms sont identiques à ceux des nouveaux frères et sœurs, ou en l'absence de frères et sœurs, les parents décident de l'ordre des noms.

L'ADOPTION est irrévocable. Elle ne s'éteint que par une ordonnance du tribunal suite à l'exercice d'une action en contestation dans un processus déclaratoire ordinaire. Elle ne s'éteint pas par la mort de l'adoptant ou de l'adopté.

Le juge peut ordonner la résiliation de l'adoption, à la demande des deux parents qui n'étaient pas intervenus dans le dossier, à condition que cela ne porte pas préjudice à l'enfant. L'action doit être intentée dans les deux ans suivant l'adoption. Cela n'entraîne pas la perte de la nationalité ou de la résidence civile, et n'affecte pas les biens déjà produits.

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