Connaissance, vérité et critères de vérité
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La connaissance est-elle possible ?
Le problème de la possibilité de la connaissance est un des plus radicaux. Plusieurs positions philosophiques ont été adoptées face à cette question :
- Le dogmatisme : les dogmatiques sont sûrs de leur capacité à décrire ce que nous pensons, ils pensent qu'ils ont raison.
- Le scepticisme : les sceptiques jugent impossible d'obtenir des connaissances fiables.
- Le subjectivisme et le réalisme : tous deux nient la possibilité d'un savoir universel. Le subjectivisme dépend de la subjectivité de l'individu, et le réalisme dépend de la culture, de l'époque ou du groupe social.
- Le pragmatisme : il identifie le vrai et ce qui est utile. Kant en est un exemple.
- Le criticisme : il adopte une position intermédiaire entre le dogmatisme et le scepticisme. Il est toujours possible d'obtenir une certaine connaissance, et il faut vérifier ses connaissances.
- Le perspectivisme : il prétend que l'on peut obtenir des connaissances, mais que chaque génération a sa propre vision historique.
Courants philosophiques
- Le réalisme (Aristote) : priorité à l'objet. L'objet est important, c'est la compréhension de la réalité, tout tourne autour des choses. Il défend que la réalité existe par elle-même.
- L'idéalisme (Descartes) : priorité au sujet. La chose importante est la conscience, la connaissance, tout tourne autour des idées. On ne connaît pas les choses comme elles sont, mais comme elles se manifestent.
- La phénoménologie : elle essaie de savoir ce qui est donné à la conscience, où l'on capture le réel. Elle s'oppose à l'idéalisme, car elle s'adapte à l'objet, mais pas aux objets qui se manifestent en lui.
- L'herméneutique : elle cherche à comprendre les actions humaines et la réalité historique, en affirmant qu'il n'y a pas de faits, mais des interprétations. Pour comprendre, nous devons réaliser que la conscience dépend du langage.
Différentes conceptions de la vérité
- La vérité grecque : ce qui est caché, et non la raison humaine, et qui se découvre à travers le langage.
- La description latine : ce qui est dit au sujet de ce dont on parle.
- L'hébreu : exprime la vérité dans le sentiment de confiance.
Critères de vérité
On appelle critères de vérité les procédures par lesquelles on distingue le vrai du faux.
- Autorité : on considère qu'un énoncé est vrai quand une personne est considérée comme experte sur le sujet.
- Tradition : on considère comme vrai ce qui, au fil du temps, est considéré comme étant la vérité.
- Correspondance entre la pensée et la réalité : ce que nous voyons ou vérifions empiriquement est vrai. Exemple : l'eau bout à 100°C.
- Contrôle de cohérence logique : il est évident qu'il n'y a pas de contradictions dans les déclarations qui appartiennent au même système.
- Utilité : une déclaration est vraie lorsqu'elle nous permet d'aller de l'avant avec nos investigations. Exemple : le génome humain.
- Preuve : le fait que, sans avoir l'air aussi incontestable, il est souvent nécessaire de le montrer. Exemple : le soleil se lève tous les jours.
Théories de la vérité
- Vérité comme correspondance ou pertinence : la vérité est comprise comme une relation entre la correspondance ou la pertinence. Le concept est l'adéquation spontanée entre ce qui est et ce qu'il dit. Aristote en est le premier représentant.
- Vérité comme cohérence : représentée par Hegel au XVIIIe siècle. Une théorie sera vraie ou non si elle peut être intégrée dans une théorie plus large et si elle est prise en charge.
- Théorie pragmatique de la vérité : une déclaration est vraie ou fausse si elle est utile pour résoudre des problèmes, c'est-à-dire la méthode hypothético-déductive. Exemple : tout le bois flotte dans l'eau, jusqu'à ce qu'il ne soit pas vraiment un flotteur en bois.
- Théorie du consensus de la vérité : théorie défendue par les néopositivistes. Elle utilise le dialogue pour découvrir la vérité des déclarations. Ainsi, quand nous disons que quelque chose est vrai, nous disons que nous avons des raisons suffisantes pour le défendre.