La culture dans le droit constitutionnel et la diversité
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L'incorporation de la culture en droit constitutionnel
- L'incorporation en tant que question de culture constitutionnelle :
La présence relativement récente du mot culture dans la nouvelle Constitution, ainsi que la nature de cet événement, influencent les droits constitutionnels. Pour la droite, la distinction entre « culture » et « cultures » est très utile, car elle n'agit pas seulement sur la culture en soi, mais sur ses propres événements socio-historiques et son idée générale.
Le mot « culture » est passé d'un néologisme à un terme manquant d'acclimatation juridique. Témoignage de cette vague, le ton des propos contenus dans certains cas reste évasif et ambigu ; aucune doctrine scientifique ne nous apporte de réponse définitive à cette question conceptuelle.
Le statut embryonnaire de la culture juridique
Dans le droit constitutionnel, la culture manque de considérations théoriques ; il n'existe pas de courant classique ou néo-classique, son statut demeure embryonnaire. C'est pourquoi il est nécessaire d'étudier particulièrement la notion constitutionnelle de la culture.
Si nous approchons le corpus constitutionnel sous l'angle de la richesse de son vocabulaire, nous constatons son importance dans les affaires culturelles. Le substantif « culture » et l'adjectif « culturel » sont très fréquents : langue, traditions, art, science, littérature, monuments ou histoire de l'art.
Évolution historique dans les textes constitutionnels
Même si nous voyons que, dans les constitutions des années précédentes, l'utilisation de ce mot existait déjà, le phénomène décrit présentait souvent des caractères fantaisistes. En fait, aucune des constitutions espagnoles du XIXème siècle n'incluait ce mot dans ses articles. Il y avait quelques indications, mais on ne parlait jamais littéralement de « culture ».
Dans ce siècle, on ne trouve le mot « culture » que lorsqu'il se réfère à la civilisation. L'exception se trouve dans les « Principes du droit administratif » de Cuesta et Martin (1894), dédiés au terme de la culture dans l'administration publique : culture intellectuelle, morale, esthétique, matérielle et générale. Mais il est vrai que ce système d'exposition entretenait la confusion entre « culture » et « civilisation ».
Cette exception apparaît également à la fin du siècle dernier avec la découverte des « études du folklore » (étude du véritablement patriotique). Dans ces premiers pas de l'anthropologie comme science en Espagne, les avocats ont joué un rôle de premier plan.
Le tournant du XXème siècle
Ce n'est qu'au cours de ce siècle que les choses commencent à changer. En 1917, dans la Constitution mexicaine, apparaît le premier texte supérieur documentant la présence du terme culture. C'est ensuite notre Constitution de 1931 qui a ouvert la voie à l'introduction du terme, lui conférant une valeur systématique et conceptuelle.
Après la période républicaine, pratiquement aucune Constitution européenne d'après la Seconde Guerre mondiale ne se passerait de son usage. En effet, son utilisation s'est multipliée par l'acquisition d'une sémantique unique, mise en évidence dans les constitutions récentes des années 70.
Diversité culturelle et enjeux contemporains
Diversité culturelle et enjeux culturels :
Contenu actuel de la diversité culturelle (PGN 78) :
Le particularisme et l'universalisme
Le particularisme et l'universalisme : réflexion sur la diversité humaine.
Montesquieu s'interrogeait sur la façon dont les groupes humains se perçoivent, polarisés autour des tendances du « particularisme » et de l'« universalisme ». Todorov reflète aussi l'esprit de tolérance de l'universalisme contre le droit privé à la différence de l'autre.
Le particularisme et l'universalisme ne doivent pas être des catégories incompatibles. Les défenseurs de l'universalisme culturel supposent que le simple fait d'être plus large donne des avantages qualitatifs sur le particulier, considérant la diversité culturelle comme un état imparfait de la culture humaine.
En outre, la pensée particulariste nie l'autre ; par conséquent, le particularisme et la notion d'« identité culturelle » nécessitent une autocritique sévère.
Lévi-Strauss et la diversité comme phénomène naturel
Lévi-Strauss a publié en 1947 Race et Histoire, puis Race et Culture en 1971, créant le scandale en affirmant que les races sont des produits de la culture et non l'inverse. Son texte commence par ce principe : la diversité culturelle est un phénomène naturel, car « l'espèce ne s'est pas développée sous le régime d'une monotonie uniforme, mais par des moyens extrêmement divers ».
Cette diversité est produite moins par l'isolement des groupes que par les relations qui les unissent. Il ne faut pas oublier que la diversité de la civilisation a également été réalisée à partir de points négatifs, de massacres et d'inégalités.
Universalisation et culture de masse
L'augmentation des relations culturelles, des connaissances, des objets et des mouvements de personnes a ouvert une dynamique de diffusion vertigineuse entre les cultures, avec des résultats très variés.
Dans cet espace, les médias jouent un rôle de premier plan, diffusant dans tous les coins de la planète un flux de messages culturels qui déclenchent un imaginaire commun, des formes et des valeurs culturelles partagées. Cette culture de masse est polarisée entre :
- Ceux qui soutiennent que ce type de culture favorise la fin des cultures homogènes et de la culture humaniste (la « culture mosaïque » de fragments juxtaposés sans architecture globale).
- Ceux qui y voient, malgré les aspects négatifs, une fenêtre sur le développement culturel des individus et des groupes.
Les critiques soutiennent que la culture mosaïque manque d'originalité pour le consommateur moyen et détruit les caractéristiques des groupes ethniques. L'individu semble impuissant, perd sa conscience de soi et succombe à la culture de masse qui standardise sa conscience sur le principe d'une « égalité » superficielle.