Défis environnementaux : catastrophes et pollutions globales

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Les catastrophes naturelles et la surveillance spatiale

La Terre n'a jamais été un endroit sûr. Celui qui veut une vie tranquille devra changer de planète. Tornades, tsunamis, éruptions volcaniques, tremblements de terre et impacts de météorites ne sont que quelques-unes des catastrophes naturelles fréquentes. Notre planète change constamment. Mais que faire pour prévenir, minimiser ou aider les habitants de cette planète qui n'ont pas encore été transférés vers une autre plus silencieuse ? La prévention de certains risques, tels que les tremblements de terre, n'est actuellement pas à la portée des scientifiques. Dans le cas des séismes, l'évaluation post-catastrophe se fait souvent sur une période de 50 ans, ce qui n'est pas idéal. Pour l'instant, tout ce que nous pouvons faire est de gérer la catastrophe après qu'elle se produise.

Depuis 2000, l'Agence spatiale européenne (ESA) organise un dispositif qui aide à prévenir les catastrophes dans la mesure du possible, et surtout à les gérer. La Charte internationale « Espace et catastrophes majeures » est entrée en vigueur en 2000 à l'initiative de l'ESA. Ce système regroupe les informations de toutes les agences spatiales du monde entier pour faciliter les opérations de secours d'urgence. Les agences spatiales offrent gracieusement des moyens d'observation par satellite aux pays touchés lorsque la Charte est activée (incendies, inondations, etc.). Dans la salle de contrôle, les satellites du monde entier sont coordonnés en temps réel par l'Agence spatiale européenne. Une fois la Charte activée, la situation est analysée et, quand tout est prêt, le contrôle des opérations s'effectue depuis l'Allemagne.

L'expertise de l'Université de Strasbourg

Depuis l'Université de Strasbourg, les chercheurs utilisent les données recueillies par les satellites. Les slogans du centre de Strasbourg sont efficacité et rapidité. Les ingénieurs y analysent les informations qui leur parviennent. Ce centre devient alors une sorte de caserne de pompiers cartographique où l'on dresse des cartes des zones touchées. Ces cartes sont mises à la disposition des utilisateurs sur Internet, mais l'accès reste réglementé. Selon le type de requête, la nature et la sensibilité des données ou du phénomène, l'accès est réservé à un groupe d'utilisateurs (gouvernements, etc.) ou ouvert au réseau public. Ces cartes très détaillées et mises à jour permettent une meilleure coordination des actions sur le terrain grâce à une visualisation optimale. On peut y voir, par exemple, quelles routes sont encore praticables pour acheminer l'aide aux zones affectées. L'objectif est d'aider à la meilleure gestion possible de ces événements en fonction de l'ampleur de la catastrophe. Naturellement, pour que cela fonctionne, une coopération internationale est requise. L'idéal serait de créer une organisation mondiale travaillant avec un objectif unique, ce qui est prévu pour le futur, après la crise.

L'impact humain et le développement durable

Pour un certain nombre de raisons, les relations entre les êtres humains et l'environnement causent parfois des situations de dégradation. À savoir :

  • Les rejets de toute nature (pétrole, liquides toxiques, etc.) qui finissent généralement dans la mer.
  • Les décharges de tous types de déchets déposés à la périphérie des grandes villes.
  • Les déchets liquides industriels rejetés dans les rivières et les mers.
  • Les sécheresses prolongées.
  • La surexploitation des milieux (fermes excessives, surpêche, etc.).
  • La déforestation des jungles et des forêts.
  • Les fumées atmosphériques provenant des cheminées industrielles, du chauffage et des moteurs (le fameux « béret » de pollution couvrant parfois les villes).
  • Les grands travaux sans évaluation d'impact environnemental (barrages hydrauliques, parcs éoliens, etc.).
  • Le réchauffement global de l'atmosphère.

Que pouvons-nous faire face à ces problèmes ? Au niveau international, une prise de conscience a émergé ces dernières années : les problèmes environnementaux sont globaux, graves et irréversibles, menaçant l'avenir de l'humanité. Les experts ont soulevé le concept de « développement durable » : un développement qui répond aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures. Une activité durable serait, par exemple, de couper des arbres dans une forêt en assurant leur reforestation. À l'inverse, l'utilisation du pétrole n'est pas durable car il n'existe pas de système connu pour le créer à partir de la biomasse.

Vers une protection de l'environnement

Aujourd'hui, nous savons que beaucoup d'activités humaines ne sont pas durables à moyen et long terme. Utiliser la voiture pour chaque déplacement n'est pas viable localement ni mondialement et crée des problèmes environnementaux irréversibles. Pour arrêter ce gâchis, une étape consiste à créer des zones naturelles protégées, comme les parcs du réseau mondial des réserves de biosphère reconnu par l'UNESCO. Ce réseau harmonise la préservation d'écosystèmes uniques avec la présence humaine et le développement économique durable. Les États dictent des lois environnementales basées sur le principe du « pollueur-payeur ». Ces fonds sont censés être dirigés vers la dépollution. Les lois interdisent la surexploitation, contrôlent les émissions atmosphériques et la qualité de l'eau, construisent des usines de traitement et reboisent les zones déforestées.

Les protocoles internationaux

Des conférences internationales ont lieu, comme celles de Stockholm, Rio de Janeiro ou Kyoto. Le Protocole de Kyoto visait la réduction des émissions de CO2, CH4, NO3, CFC et F6S, bien que certains pays ne respectent pas ces limites au nom de leur souveraineté. D'autres protocoles incluent :

  • Le Protocole de Montréal sur la réduction de la couche d'ozone (interdiction des CFC).
  • La Convention de Genève sur les pluies acides (limitation du S, NO3 et NH3).
  • La Convention de Ramsar pour protéger les zones humides.

Les actions pour réduire l'impact environnemental sont nombreuses, mais elles doivent commencer par les gouvernements. Individuellement, nous pouvons aussi agir : économiser l'eau, réutiliser les eaux ménagères pour l'arrosage, profiter de l'ensoleillement pour économiser l'énergie, éteindre les lumières, utiliser des ampoules économiques et privilégier les transports publics ou le vélo. Marcher est également sain et relaxant. Enfin, il est crucial d'utiliser des produits biodégradables et d'acheter des articles ayant peu d'impact sur l'environnement.

La problématique des débris spatiaux

Pas besoin d'aller à la décharge de Meruelo pour constater l'ampleur des déchets. Depuis le lancement de Spoutnik par l'ex-URSS dans les années 60, environ 8 000 satellites ont été lancés. Nous faisons face à une véritable poubelle spatiale. L'homme tente désormais de suivre ces déchets. Un réseau vise à tracer tous les objets de plus de 10 cm en orbite. Depuis sa fondation, environ 26 000 objets ont été répertoriés. Si beaucoup brûlent en rentrant dans l'atmosphère, des milliers de débris (boulons, écrous, gants d'astronautes) restent en orbite. Le risque de collisions est réel ; des satellites russes et américains sont déjà entrés en collision, générant encore plus de débris. Nous avons transformé l'espace proche en décharge mondiale. On estime qu'il y a 17 000 objets de plus de 10 cm, 200 000 de 5 cm et des dizaines de millions de moins de 2,5 cm, circulant à 27 000 km/h. Le problème est qu'il n'existe aucun moyen de les ramasser.

Déchets technologiques et nucléaires

Passons aux déchets technologiques : PC, téléviseurs, machines à laver, mobiles. Le monde produit plus de 50 millions de tonnes par an de ces déchets. Dans certains pays comme l'Inde ou la Chine, on recycle l'or (Au), le plomb (Pb) et le cadmium (Cd), mais souvent de manière inadéquate. Ces déchets menacent la santé car ils contiennent des éléments toxiques (Pb, As, Sb, Hg, Fe, C, S). Les moniteurs et tubes fluorescents contiennent des gaz toxiques comme le mercure, qui peut affecter le cerveau. Une consommation responsable et le recyclage sont impératifs.

L'héritage radioactif

Enfin, les déchets nucléaires représentent un risque majeur. Pendant des années, ils ont été stockés dans des barils et jetés à la mer. En juin 2002, des images ont montré des fûts corrodés dans l'Atlantique. Où sont passés les résidus ? Ils sont entrés dans la chaîne alimentaire via les poissons. Des pays comme la France, l'Angleterre, les USA, la Russie et la Suisse ont utilisé la mer comme poubelle mondiale, y libérant plus de 100 000 barils. Grâce aux actions de Greenpeace, l'ONU a interdit ces rejets en 1993. Cependant, les centrales continuent de générer des déchets (U, Pu, Am, Kr, Cs) dont la longévité atteint des millions d'années.

Un autre exemple historique est celui de Hanford (USA), où neuf usines ont été construites en 1942 pour produire du plutonium pour les bombes atomiques (Projet Manhattan). Les fuites de ces plantes ont contaminé la rivière Columbia. Aujourd'hui, le lit de la rivière conserve des éléments radioactifs que personne ne sait comment éliminer. Ces débris restent une menace persistante pour l'environnement.

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