Écoles de Pensée Économique: Vienne, Lausanne et Cambridge
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Approches Classique, Marxiste et Microéconomique
L'approche classique et marxiste sont de type dynamique. L'analyse microéconomique étudie le comportement et les relations des agents économiques à un instant donné. Toutefois, une comparaison entre deux équilibres à deux périodes distinctes est possible, ce qui correspond à une analyse de type statique comparative. L'étude des équilibres se concentre principalement sur le court terme, et beaucoup moins sur le long terme. Les marxistes classiques utilisaient la théorie de la valeur-travail, tandis que les microéconomistes utilisent la théorie subjective de la valeur. Les néoclassiques rejettent la notion de classes sociales sur laquelle est basée la vision marxiste. Ils abandonnent ce raisonnement en termes de lutte des classes car, selon eux, il exclut les rapports de force entre les différentes classes. Ils ont une vision plutôt pacifique de la société, qui résulte, selon eux, de la coopération d'agents économiques individuels, unis par une solidarité fonctionnelle.
L'École de Vienne
Le concept d'utilité marginale s'est développé dans le dernier tiers du XIXe siècle, à partir des travaux de Carl Menger. Cette école a initié la théorie subjective de la valeur, en opposition à la valeur objective des biens et des services. Pour eux, la valeur d'un bien est fondée sur l'aptitude de ce bien à satisfaire les besoins des agents économiques. L'École de Vienne va développer la théorie du calcul économique en faisant l'apologie du système libéral.
L'École de Lausanne
La théorie de l'équilibre général a été formulée par Léon Walras, puis approfondie par Vilfredo Pareto. Ces derniers ont adopté la conception de l'utilité marginale, mais se sont concentrés sur la théorie de l'équilibre général. Ils analysent un système économique complexe et supposent qu'il peut exister un équilibre sur l'ensemble des marchés. Il s'agit pour eux d'un schéma d'interdépendances générales où le rôle de l'entrepreneur paraît fondamental. C'est l'entrepreneur qui assure la liaison entre le marché des produits et le marché des facteurs de production. En effet, l'entrepreneur va se fournir en matières premières et va ensuite revendre le produit transformé sur le marché des produits. Il se situe donc aux deux niveaux du système de production. Chaque entrepreneur est en situation de concurrence pure et parfaite. À l'équilibre, il doit y avoir une égalité entre le prix de vente et le prix de revient, car ils supposent que le coût de production inclut la rémunération au taux normal de l'ensemble des facteurs de production, y compris les salaires.
L'École de Cambridge
La théorie de l'équilibre partiel a été développée par Alfred Marshall et William Stanley Jevons. Ces deux auteurs n'ignoraient pas l'existence d'un équilibre général, mais ils ont préféré raisonner à partir d'un équilibre partiel, qu'ils jugeaient plus maniable et plus commode. Ils vont raisonner sur des firmes représentatives de taille moyenne et n'ayant pas d'impact sur le reste de l'économie. Pour eux, l'équilibre partiel repose sur une méthode d'analyse qui consiste à isoler un élément du système économique et à l'étudier séparément. Les interdépendances entre l'objet étudié et le reste du système sont ignorées. En effet, on étudie partiellement des parties du système économique.