L'empirisme de Hume: Connaissance, Causalité et Scepticisme
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Les deux types de connaissances selon Hume
Hume distingue deux types de connaissances :
- Connaissance des relations entre les idées : Ces propositions, comme « le tout est plus grand que ses parties », sont indépendantes des faits et toujours vraies. Elles concernent les relations entre les idées, formulées dans des propositions analytiques où le prédicat est contenu dans le sujet.
- Connaissance des faits : Cette connaissance repose sur l'expérience et les impressions. Elle ne peut être justifiée que par l'expérience.
La critique de l'idée de cause par Hume
Hume remet en question l'idée de cause. Il se demande ce qu'on entend par « connexion nécessaire » et pourquoi cette exigence est réduite à une simple succession constante. Selon Hume, notre certitude quant à l'avenir repose sur une inférence causale, mais l'idée de cause doit provenir d'une impression. Or, nous n'avons pas d'impression de cette connexion nécessaire, seulement une succession constante entre deux événements. Ainsi, notre connaissance des événements futurs n'est pas justifiée par un lien nécessaire, mais par une croyance.
L'empirisme de Hume et le scepticisme
L'empirisme de Hume conduit à un scepticisme radical. Il nie la possibilité de connaître le monde extérieur ou l'existence de Dieu. Notre connaissance est limitée aux impressions et aux souvenirs d'impressions passées. L'inférence causale n'est acceptable qu'entre les impressions. Nous ne pouvons pas inférer l'existence d'une réalité extérieure à partir de nos impressions, car nous n'avons pas d'impression de cette réalité. De même, l'existence de Dieu ne peut être justifiée par l'idée de cause, car nous n'avons pas d'impression de Dieu. Hume affirme également que l'existence du soi ne peut être prouvée par une intuition immédiate, car nos impressions ne sont pas permanentes.
Phénoménisme et scepticisme
Les principes de la philosophie empiriste de Hume mènent au phénoménisme et au scepticisme. La réalité connue est réduite à de simples perceptions, des « phénomènes ». Le savoir humain est un ensemble d'impressions et d'idées associées, sans lien réel entre elles, si ce n'est leur contiguïté. Cette vision conduit au scepticisme.
Intellectualisme moral vs. Volontarisme moral
Hume s'oppose à l'intellectualisme moral, qui fonde les jugements moraux sur la raison. Il soutient que la raison ne peut déterminer nos comportements, contrairement aux jugements moraux. Il considère que les jugements moraux ne proviennent pas de la raison.
Religion naturelle et déisme
La religion naturelle, selon les Lumières, est la base commune à toutes les religions historiques, un sentiment religieux spontané. Le déisme est la croyance en un Dieu simplifié, une intelligence ayant structuré la réalité. Ce Dieu est opposé aux religions historiques.
La conception de l'homme de la religion
Pour Hume, la religion n'a pas de base rationnelle. Elle émerge de sentiments de peur, d'ignorance et de crainte de l'inconnu.
Impressions et idées
Hume distingue les impressions (perceptions sensorielles) des idées (représentations ou copies des impressions). Les idées sont moins vives que les impressions.
Validité d'une idée selon l'empirisme
La validité d'une idée est déterminée par son origine : elle doit provenir d'une impression. Si une idée correspond à une impression, elle est considérée comme vraie. Sinon, elle est une fiction. Notre connaissance est donc limitée par nos impressions.