L'État, la société et l'opinion (1946–1990s)
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I. L'État, acteur central (1946-1970)
Un État qui se modernise et se renforce sur le plan politique au lendemain de la guerre.
- Retour à un régime parlementaire et au fonctionnement démocratique.
- ENA en 1945 : former les hauts fonctionnaires.
- Un État fortement centralisé (toute l'importance à Paris) et interventionniste (action de l'État sur l'économie).
- Création des musées, création de la DATAR.
- Vers le renforcement du pouvoir exécutif : la Constitution de la Ve République de 1958 renforce le rôle du Président.
Un État-providence : l'élargissement des prérogatives de l'État dans le domaine social.
- Création de la Sécurité sociale en 1945.
- Extension des droits économiques et sociaux : allocations familiales en 1946, mise en place de l'assurance chômage.
Un État bâtisseur et planificateur.
- Renforcement du rôle économique de l'État : nationalisations (entreprises privées → entreprises publiques).
- Reconstruction et modernisation de l'économie (plan Monnet en 1947).
- La modernisation du pays se poursuit sous de Gaulle à partir de 1958 et sous Pompidou : création du CEA (recherche scientifique), du CNES (intervention dans le domaine spatial).
II. Les mutations du pouvoir de l'État depuis les années 1970
D'un État fortement centralisé à la décentralisation.
- Une centralisation héritée de l'Ancien Régime.
- Les lois Defferre de 1982-1983 transfèrent des compétences de l'État aux collectivités territoriales.
- Démocratie locale : « les communes, les départements et les régions s'administrent librement ». Décentralisation poursuivie avec les lois de 2003-2004.
La remise en cause des prérogatives de l'État sous l'effet de la construction européenne et de la mondialisation.
- La construction européenne depuis 1957 entraîne des transferts de souveraineté à l'UE et l'adoption d'une monnaie commune, l'euro en 2002.
- Érosion de la souveraineté étatique et désengagement de l'État.
Alternances et cohabitations.
- L'alternance de 1981, cohabitations de 1986 et 1993 : l'efficacité d'un système à « deux têtes » ?
- Abandon du septennat au profit du quinquennat.
S'adapter aux évolutions sociales.
- Avènement de la société de consommation et montée de l'individualisme.
- Aspirations nouvelles de la société : mouvements féministes, élargissement des droits politiques et sociaux.
- SMIC en 1970 ; droit de vote à 18 ans en 1974.
Transition : la décentralisation, la mondialisation et l'intégration européenne réduisent les fonctions de l'État et amènent les gouvernements à en repenser le rôle.
III. Le gouvernement et l’opinion publique depuis 1946
L'État et les médias : entre liberté et influence.
- La radio et la télévision publiques sont importantes ; l'État contrôle étroitement les médias au départ.
- Revendications de mai 68, libéralisation des médias audiovisuels ; les médias se multiplient.
L'influence croissante des médias sur le fonctionnement du gouvernement.
- Renforcement de la personnalisation du pouvoir sous la Ve République.
- Interventions régulières à la télévision pour expliquer la politique aux citoyens, sondages d'opinion permanents.
- Réseaux sociaux : les citoyens deviennent producteurs d'information.
L'État et les citoyens : une défiance grandissante.
- Accroissement des inégalités sociales, hausse des discriminations, ségrégation urbaine : l'intégration est en panne ?
- L'abstention électorale, symptôme d'une coupure entre les citoyens et l'État.
- Montée des extrêmes.
Bilan
Depuis les années 1990, les citoyens se méfient de la classe politique. Les Présidents commandent de plus en plus de sondages pour prendre le pouls de l'opinion publique.