L'évolution intellectuelle et monastique au Moyen Âge

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Contexte historique culturel

La nouvelle Europe sociale et politique issue des invasions barbares a conduit à un paysage intellectuel dans lequel la préoccupation pour la culture gréco-romaine et la philosophie a disparu. Malgré une grande éclipse culturelle liée à la chute de l'Empire romain d'Occident, la diffusion du christianisme a continué de progresser. Sa doctrine a été de plus en plus appréciée par les politiques qui ont favorisé son expansion après la conversion de Clovis en France et en Espagne. Le travail de colonisation des moines et des missionnaires a été très important dans cette extension graduelle. L'Empire romain d'Orient a également aidé à répandre le christianisme, notamment sous l'empereur Justinien. Byzance, capitale de l'Empire romain d'Orient, fut le théâtre de nombreuses controverses sur la doctrine chrétienne.

La création des monastères

À partir du IVe siècle, de nombreux chrétiens se sont séparés de leur vie sociale, certains pour fuir la persécution, d'autres pour s'éloigner d'habitudes qu'ils n'aimaient pas, et d'autres encore pour mener une vie austère. Ce mouvement fut très suivi dans plusieurs régions méditerranéennes par des ermites (retraités) et des anachorètes (solitaires). Les ermites, ayant constaté les lacunes de la vie solitaire, se sont regroupés pour former des communautés organisées, donnant naissance aux premières fondations de monastères. Le monastère était une communauté organisée avec des règles de vie communes ayant pour idéal la figure du Christ.

L'activité dans les monastères

Les principales activités étaient scientifiques, littéraires et philosophiques. Il n'y avait pas de monastère sans bibliothèque. Dans les bibliothèques des grands monastères, de nombreux groupes de copistes travaillaient à reproduire les œuvres les plus importantes.

Universités et scolastique

Les écoles monastiques et cathédrales furent la source des universités, centres organisés d'apprentissage et de formation professionnelle aux sciences et aux connaissances. Les premières universités ont été organisées en guildes, où enseignants et étudiants s'associaient autour de normes communes.

Guide méthodologique et scientifique

La méthodologie d'enseignement des universités médiévales, qui écartait l'expérimentation et l'investigation empirique au profit de la transmission des connaissances classiques, était connue sous le nom de scolastique. Ses principales caractéristiques sont :

  • La philosophie est au service de la théologie.
  • Aristote est l'auteur de référence.
  • Une méthodologie rigoureuse.

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