Expiration et prescription : comorience, capacité et droits
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Unité 7 — L'expiration : concepts et différences
Concept
Concept : L'expiration désigne l'extinction d'un droit par son manque d'exercice pendant une période prédéterminée. Elle n'est pas susceptible d'interruption. Elle se produit à une étape de la procédure et constitue une institution de droit procédural.
Différences avec le droit civil et jurisprudence : Il est bien établi par la jurisprudence de la Cour suprême :
- Les délais d'expiration (ou de prescription dans certains systèmes) ne sont pas sensibles à toute interruption ou suspension : ils fonctionnent strictement en termes de temps.
- Les délais sont généralement brefs ; dans certains cas, cette exigence peut se limiter à de courtes périodes.
- L'expiration peut être officiellement constatée lorsque l'intérêt public exige que certains droits soient exercés dans un délai prédéterminé.
La comorience — Point 8 : situation
La comorience : Situation dans laquelle meurent simultanément deux ou plusieurs personnes qui avaient le droit réciproque d'hériter l'une de l'autre (par exemple un accident où parents et enfants périssent).
Traditionnellement, en l'absence de preuve, on appliquait certaines présomptions :
- Entre époux, on considérait souvent qu'ils étaient morts simultanément.
- Entre parents et enfants, l'ordre des décès pouvait être apprécié selon l'âge des enfants et d'autres circonstances factuelles.
Le Code civil introduit une règle différente : sauf preuve contraire, on présume la mort simultanée et il n'y a pas de transfert de droits entre les défunts. Cela s'applique chaque fois qu'il y a mort simultanée, même si la cause ou le lieu diffèrent, et concerne non seulement des héritiers comorientes entre eux, mais aussi tout cas où la survie de l'un conditionne l'acquisition d'un pouvoir ou d'un droit détenu par l'un ou par les deux.
Possibilité et capacité juridique
La capacité de devenir sujet de droits se manifeste à la naissance : une personne devient membre de la société en tant que titulaire de droits et d'obligations. Cependant, il existe des situations où la personne n'est pas encore en mesure d'exercer ses droits (par exemple le nouveau-né).
On distingue notamment :
- Capacité juridique : aptitude à être titulaire de droits et d'obligations.
- Capacité d'exercice (ou capacité d'agir) : aptitude à exercer ou mettre en œuvre ces droits et obligations.
À cet égard, la capacité juridique est en principe binaire (on l'a ou on ne l'a pas), tandis que la capacité d'agir admet des degrés et des subdivisions. Du point de vue pratique, l'important est la capacité d'agir, car elle détermine si un sujet peut accomplir des actes produisant des effets juridiques.
Naissance et exigences
Naissance et acquisition de la personnalité : L'acquisition de la personnalité a lieu à la naissance. Le Code civil impose, pour certains effets, deux exigences :
- présence d'une personne ayant une valeur biologique humaine ;
- vie pendant au moins vingt-quatre heures, complètement séparée de la mère.
La personnalité est acquise au moment de la naissance, mais, pour certains effets juridiques, il faut que l'enfant ait vécu vingt-quatre heures hors de l'utérus.
Destinée à la protection : l'enfant à naître
Depuis l'époque romaine, le statut juridique de l'enfant à naître a bénéficié d'une protection spéciale. Ces dispositions tendent à réserver certains avantages ou effets favorables au profit du conceptus lorsqu'il est dans l'intérêt de sa protection.
Dans le Code civil espagnol, la règle de base se trouve dans l'article 29 qui dispose que le conceptus est réputé né lorsque cela lui est favorable, principe repris et développé dans d'autres dispositions (voir notamment l'article 30).
Point 9 — Alias et dommages moraux
Alias
Alias : Désigne un pseudonyme ou un nom d'usage différent du nom véritable, adopté dans l'intention de préserver l'identité personnelle ou de se donner une identité plus distinctive. L'utilisation d'un pseudonyme est permise, à condition qu'elle n'ait pas pour but de supplanter ou d'exclure le nom officiel dans les actes administratifs.
Dommages moraux
Pendant longtemps, le préjudice moral a été considéré comme relevant d'un droit extra-patrimonial et sans conséquences économiques directes. Toutefois, cette conception a été remise en cause par la jurisprudence (par exemple une décision de la Cour suprême du 12/06/1912), qui a établi que l'atteinte à ces droits, bien que se traduisant par un préjudice moral, peut et doit être réparée par une indemnisation lorsque les circonstances le justifient.