Fondements de la Morale : Dieu, Platon et Ethnocentrisme
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Le fondement en Dieu et la morale théologique
La prétention de légitimité des valeurs morales est considérée comme bonne si elle reflète la volonté de Dieu. Les religions monothéistes, pour défendre l'existence d'un Dieu unique, ont également défendu l'existence d'un véritable code moral unique.
À la question « Quelle est la vraie valeur ? », on est passé à la question : « Quel est le vrai Dieu et qui devraient être les interprètes de sa volonté ? ». Le problème éthique devient alors un problème théologique. Beaucoup de gens pensent que les normes morales se réduisent à des convictions individuelles ; on ne peut donc pas vraiment parler de morale. Seule une référence objective, extérieure à l'individu, autorise à parler de la vérité et pas seulement de l'opinion ou de l'existence de goûts. Seule l'existence de valeurs indépendantes légitime le projet de rechercher la vérité et l'erreur. C'est la position défendue par Platon : il y a des vérités morales indépendantes de notre avis, des vérités morales qui ont une existence indépendante.
L'ethnocentrisme et les défis de l'universalisme
Il n'est pas facile de déterminer quel est le code moral correct, car chaque culture a tendance à s'identifier à sa propre vision de la réalité. Cette tendance à se placer comme le centre de l'univers, comme point de référence et échelle valide, est appelée :
- Égoïsme : si nous nous référons à la psychologie individuelle.
- Ethnocentrisme : lorsqu'il s'agit de culture.
Consciemment ou inconsciemment, nous avons tendance à adopter les lignes directrices de notre propre culture comme mesure universelle. L'universalisme cherche à rechercher la vérité morale, qui apparaît généralement liée à l'ethnocentrisme.
Critères de validité d'un système moral
Quels critères peuvent justifier la validité d'un système de morale ? Beaucoup croient que les normes morales se réduisent à des convictions individuelles ; on ne peut donc pas vraiment parler de morale. Seule une référence objective, extérieure à l'individu, autorise à parler de la vérité et pas seulement des opinions ou des goûts. C'est la position défendue par Platon : il y a des vérités morales indépendantes de notre avis, des vérités morales qui ont une existence indépendante.