Fondements de la société : foi chrétienne, légitimité du pouvoir et État de droit

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La conception chrétienne de l'âme

La conception chrétienne est dualiste : une âme et un corps. Sa conviction est que les êtres humains, créés par Dieu, ont été doués de raison, de libre arbitre et de capacité à croire. Les êtres humains ont une existence limitée qui dépend d'un Dieu éternel, créateur et omnipotent. Créé à l'image de Dieu, l'homme possède une âme spirituelle, incorruptible, unique et irremplaçable, et son destin est la résurrection à la fin des jours. Ainsi, le bonheur et le but véritables de l'existence se trouvent après la mort. La liberté humaine est une partie essentielle du bien, et l'explicite est une foi religieuse ou une conviction dans la Bible, transmise et guidée par la sociabilité humaine. L'Église place les valeurs d'amour et de charité comme fondements de la responsabilité humaine envers les semblables. Elle est donc comprise comme une fraternité universelle, c'est-à-dire que tous les êtres humains sont enfants de Dieu et donc frères.

Moyens légitimes du pouvoir

Les moyens légitimes équivalent à être le fondement d'être à l'origine, de conférer le pouvoir, ou que l'accès au pouvoir politique, ou les moyens par lesquels les lois émanant de l'autorité sont justes.

Accès légitime au pouvoir politique

Max Weber a parlé de trois façons différentes de légitimation du pouvoir à travers l'histoire :

  • La légitimité traditionnelle : basée sur l'habitude, une coutume très ancienne, dont on ne se souvient même plus de la source, mais qui est respectée. La légitimité est donnée dans les sociétés patriarcales et dans les monarchies non constitutionnelles. Le pouvoir est exercé, en plus du monarque, par des personnes à sa charge, mais avec une certaine indépendance et autonomie. C'est le moyen d'accès légitime au pouvoir qui a été majoritaire en Europe à travers son histoire, en particulier jusqu'à la Révolution française, et a presque toujours été lié à la conception de l'origine divine du pouvoir.
  • La légitimité charismatique : il y a le charisme d'une personne, c'est la direction qui mène à une grande confiance en ses capacités et, par conséquent, à un dévouement total à elle-même et à ses projets.
  • La légitimité légale rationnelle : c'est la manière qui caractérise les sociétés démocratiques, qui se poursuit et est considérée comme adéquate dans de telles sociétés. Elle est basée sur une croyance en la validité des procédures établies par la loi pour élire des personnes qui font autorité. Cette légitimité est la seule compatible avec l'idée que le pouvoir émane du peuple.

Exercice légitime du pouvoir

Un gouvernement aura la légitimité de l'exercice lorsque ses actions et les lois qu'il promeut sont équitables. Les lois sont justes quand elles sont approuvées par le parlement, qui est le cadre législatif, et en accord avec la constitution, la Magna Carta, qui est le cadre de vie choisi par le pays. Il est également exigé que les lois soient justes, que la Constitution, ainsi que la démocratie, soient en accord avec la Déclaration universelle des droits de l'homme.

L'Espagne : État social et démocratique de droit

L'Espagne est composée d'un État social et démocratique de droit, et sa forme de gouvernement est une monarchie parlementaire. Examinons maintenant chaque aspect :

  • État : c'est l'organisation politique qui est accordée pour permettre à une société de vivre ensemble. Il consiste donc en une structure.
  • Social : dans ce contexte, on entend par structure de l'État « social » qu'il ne se limite pas à la coexistence des ordres d'une communauté, mais cherche dans toutes ses composantes un minimum qu'il considère comme inflexible. Il s'agit, par conséquent, de promouvoir l'égalité, de limiter les différences que la liberté seule peut générer.
  • Démocratie : forme de gouvernement de l'État impliquant le peuple.
  • De droit : soumis à l'autorité de l'État, aux règles hiérarchiques, qui obligent tout le monde et interdisent l'arbitraire.

La monarchie parlementaire est l'une des formes de gouvernement existantes dans les démocraties occidentales, où le roi sert de chef de l'État sous le contrôle du pouvoir législatif (Parlement) et de la branche exécutive (le gouvernement), c'est-à-dire le roi règne mais ne gouverne pas. Les normes et les décisions du Parlement ne régulent pas seulement le fonctionnement de l'État, mais aussi les performances et les fonctions du roi.

L'État libéral

L'État libéral a été défini dès le début comme la primauté du droit, car en lui toutes ses composantes étaient soumises à la règle de droit. L'État libéral tournait autour d'une idée centrale : l'individu est au centre de l'action politique, et l'État a pour fonction de créer un cadre juridique qui lui permet et lui garantit d'agir librement. Les individus ont des droits inhérents, antérieurs et plus importants que l'État, et celui-ci doit respecter la règle. L'État a le pouvoir de créer des lois, mais la fonction de ces lois ne peut être que de protéger les droits des individus dans les manières qui sont celles de ceux qui cherchent à satisfaire leurs intérêts dans la vie sociale, selon les règles de la concurrence économique et du libre-échange. Pour que l'État fonctionne de cette manière, il faut aussi renforcer la séparation des pouvoirs en essayant d'éviter la corruption. Avec le passage du temps, il est devenu essentiel que certaines branches du gouvernement, législatif et exécutif, soient élues au suffrage universel par la règle de la majorité, ce qui a donné naissance à l'État libéral et démocratique de droit.

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