Les grandes citations philosophiques et leurs analyses
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Les fondements de la pensée philosophique
René Descartes (XVIe - XVIIe siècle)
« Je pense, donc je suis » → « Pienso, luego existo ». Cette célèbre formule signifie que nous, les êtres pensants, existons avec certitude. Il se peut qu'en tant que penseurs, nous soyons dans une illusion ou que nous vivions dans la « matrice », mais ce qui est absolument réel, c'est que nous pensons en ce moment même.
Socrate (Ve siècle av. J.-C.)
« Connais-toi toi-même » → « Conócete a ti mismo ». Par essence, cette maxime renvoie à la pertinence personnelle de la connaissance de soi pour l'être humain et constitue, au fond, un acte de sagesse.
Emmanuel Kant (XVIIIe siècle)
« Il faut apprendre à philosopher et non pas la philosophie » → « No se puede aprender filosofía, tan solo aprender a filosofar ». Cette citation est utilisée pour affirmer que cette matière ne consiste pas à apprendre une série de faits et de contenus savants, mais à exercer sa capacité de réflexion.
« Que puis-je connaître ? Que dois-je faire ?... » → « ¿Qué puedo conocer? ¿Qué debo hacer? ¿Qué cabe esperar? ». En ce qui concerne la raison théorique, la question « que puis-je savoir ? » traite des limites de la connaissance. L'entendement possède des concepts purs, des catégories qui, à leur tour, régissent les concepts empiriques. Quant à la raison pratique, la question « ce que je dois faire » aborde les questions éthiques ; il propose deux impératifs catégoriques et l'action morale comme s'il s'agissait d'une loi universelle. Enfin, il répond à la question « que puis-je espérer ? » en traitant des questions religieuses. Il nous dit que la religion doit être rationnelle et compatible avec l'éthique, son éthique autonome.
Platon (Ve - IVe siècle av. J.-C.)
« L'homme est la mesure de toute chose » → « El hombre es la medida de todas las cosas ». C'est un principe philosophique selon lequel l'être humain est la norme de ce qui est vrai pour lui-même, ce qui impliquerait également que la vérité est relative à chaque individu.
Aristote (IVe siècle av. J.-C.)
« L'homme est un animal politique » → « El hombre es un animal político ». Cela signifie que l'homme se distingue des animaux, entre autres, parce qu'il vit dans des sociétés politiquement organisées, aux affaires publiques desquelles il participe plus ou moins, dans le but de réaliser le bien commun : le bonheur des citoyens.
« Le bonheur est une fin en soi » → « La felicidad es un fin en sí misma ». Le bonheur est un objectif final qui englobe la totalité de la vie. Ce n'est pas quelque chose qui peut être gagné ou perdu en quelques heures, comme les sensations agréables. Il s'agit plutôt de la valeur ultime de votre vie, qui mesure dans quelle mesure vous avez exploité tout votre potentiel en tant qu'être humain.
Karl Marx (XIXe siècle)
« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, ce qui importe, c'est de le transformer » → « Los filósofos no han hecho más que interpretar de diversos modos el mundo, pero de lo que se trata es de transformarlo. ». Les philosophes doivent alors prendre conscience de la nécessité de transformer le monde. Mais la conscience, surtout dans les phénomènes sociaux, ne peut être séparée du sentiment. Le philosophe doit donc non seulement prendre conscience de la nécessité de transformer le monde, mais aussi ressentir cette nécessité.
Thomas Hobbes (XVIIe siècle)
« L’homme est un loup pour l’homme » → « El hombre es un lobo para el hombre ». Il l'utilise pour faire référence au fait que l'état naturel de l'homme le conduit à une lutte continue contre son prochain.
Jean-Paul Sartre (XXe siècle)
« L’homme est condamné à être libre » → « El hombre está condenado a ser libre ». Cela signifie que la liberté est inhérente à la condition humaine et que, par conséquent, l'homme est absolument responsable de l'usage qu'il en fait.
Baruch Spinoza (XVIIe siècle)
« La même chose peut être à la fois bonne, mauvaise et indifférente, par exemple, la musique est bonne pour les mélancoliques, mauvaise pour ceux qui sont en deuil... » → « Una misma cosa puede ser al mismo tiempo buena, mala, e indiferente. Por ejemplo, la música es buena para la melancolía, mala para los que están de luto, y ni buena ni mala para el sordo. ». Utilisez cette phrase pour expliquer le bien et le mal. Une chose, considérée par elle-même, n'est ni bonne ni mauvaise ; elle ne l'est que par rapport à une autre, selon qu'elle lui est utile ou non pour réaliser quelque chose qu'elle aime. Ainsi, une même chose peut être dite, au même moment, bonne ou mauvaise dans un sens différent.
Nicolas Machiavel (XVe - XVIe siècle)
« La fin justifie les moyens » → « El fin justifica los medios ». Cette expression exprime que lorsque le but ou la cause est important, tout moyen utilisé pour l'atteindre est valable.
Approfondissement et perspectives sociales
→ « Los filósofos no han hecho más que interpretar de diversos modos el mundo, pero de lo que se trata es de transformarlo. » = Les philosophes doivent alors prendre conscience de la nécessité de transformer le monde. Mais la conscience, surtout dans les phénomènes sociaux, ne peut être séparée du sentiment. Le philosophe doit donc non seulement prendre conscience de la nécessité de transformer le monde, mais aussi ressentir cette nécessité.
Thomas Hobbes (XVIIe siècle)
« L’homme est un loup pour l’homme » → « El hombre es un lobo para el hombre » = Il l'utilise pour faire référence au fait que l'état naturel de l'homme le conduit à une lutte continue contre son prochain.
Jean-Paul Sartre (XXe siècle)
« L’homme est condamné à être libre » → « El hombre está condenado a ser libre » = Cela signifie que la liberté est inhérente à la condition humaine et que, par conséquent, l'homme est absolument responsable de l'usage qu'il en fait.
Baruch Spinoza (XVIIe siècle)
« La même chose peut être à la fois bonne, mauvaise et indifférente, par exemple, la musique est bonne pour les mélancoliques, mauvaise pour ceux qui sont en deuil... » → « Una misma cosa puede ser al mismo tiempo buena, mala, e indiferente. Por ejemplo, la música es buena para la melancolía, mala para los que están de luto, y ni buena ni mala para el sordo. » = Utilisez cette phrase pour expliquer le bien et le mal. Une chose, considérée par elle-même, n'est ni bonne ni mauvaise ; elle ne l'est que par rapport à une autre, selon qu'elle lui est utile ou non pour réaliser quelque chose qu'elle aime. Ainsi, une même chose peut être dite, au même moment, bonne ou mauvaise dans un sens différent.
Nicolas Machiavel (XVe - XVIe siècle)
« La fin justifie les moyens » → « El fin justifica los medios » = exprime que lorsque le but ou la cause est important, tout moyen utilisé pour l'atteindre est valable.