Guerres médiques, démocratie athénienne et culture grecque

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Historique : guerres, démocratie et Athènes

Les guerres médiques (entre 500 et 479 av. J.-C.) opposèrent les cités grecques aux Perses et contribuèrent à consacrer la suprématie d'Athènes. La consolidation de la démocratie à Athènes, notamment avec les réformes de Périclès, et la relative paix après la défaite des Perses permirent le développement économique et culturel d'Athènes. Cette hégémonie politique et militaire, établie pendant de nombreuses décennies, fut remise en cause principalement par l'impact négatif de la guerre du Péloponnèse.

En effet, la Ligue du Péloponnèse, placée sous la direction de Sparte, et la Ligue de Délos, dominée par Athènes, se configurèrent comme deux alliances antagonistes. Leur opposition aboutit à un affrontement entre Athènes et Sparte, qui se solda par la défaite d'Athènes. Par conséquent, Athènes vit sa démocratie partiellement démantelée ; l'année suivante, elle fut toutefois restaurée, malgré l'indifférence des Spartiates, qui ne s'impliquèrent pas davantage.

La démocratie athénienne chercha à se relever de sa défaite face à Sparte mais subit de nouveaux revers : sa flotte fut à nouveau détruite et Athènes ne reprit jamais totalement le contrôle des routes commerciales ni sa puissance militaire d'antan.

Platon, ayant vécu sa jeunesse dans les vicissitudes de la guerre du Péloponnèse, développa son activité philosophique dans ce contexte troublé. Après la restauration de la démocratie, il dut faire face au déclin de la puissance militaire et économique d'Athènes ; Platon considérait souvent la démocratie comme un régime susceptible de menacer l'égalité et la justice entre les citoyens.

Culture et philosophie en Grèce antique

La philosophie est née en Grèce au VIe siècle av. J.-C., favorisée par une conception particulière de la religion et du rapport des hommes au divin.

Les dieux sont représentés comme des êtres ayant les mêmes passions et désirs que les hommes, mais immortels. Certains sont les dieux de l'Olympe, car ils ont leur demeure sur le mont Olympe ; d'autres ne sont pas des divinités olympiennes mais ont néanmoins joué un rôle de premier plan dans la religion grecque.

La relation entre les dieux et les hommes s'établit souvent par l'intermédiaire des oracles, dont la fonction est la divination ou la prophétie. Ils étaient très importants dans la vie publique et certaines décisions n'étaient pas prises sans consultation préalable d'un oracle. Ainsi, les pratiques religieuses étaient étroitement liées à la vie publique, et les cultes à mystères restaient secrets : les participants n'étaient pas autorisés à révéler ce qui s'y passait, sous peine de mort. Ce secret rappelle certaines idées platoniciennes sur l'âme et le savoir.

Dans le monde grec, la religion se confond souvent avec la mythologie, dont la transmission passait surtout par les poètes. Le mythe joue le rôle d'un paradigme, d'un modèle comportemental offert aux hommes. Le poète grec rappelle parfois l'oracle, car il évoque aussi les destinées. Le mythe vise à refléter une situation hors du temps, couvrant le passé, le présent et l'avenir. Platon use fréquemment des mythes dans ses écrits, mais son intention est d'en tirer une compréhension philosophique et morale.

Mots-clés et points essentiels

  • Guerres médiques : consolidation d'Athènes
  • Guerre du Péloponnèse : déclin de l'hégémonie athénienne
  • Démocratie athénienne : restaurations et fragilités
  • Platon : contexte de guerre et réflexion sur la démocratie
  • Religion et mythologie : rôle des oracles et des cultes

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