Guide complet de la Gymnastique Rythmique (GR)
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Les principes de la gymnastique rythmique
Résumé Gymnastique : Principes fondamentaux. On compte 5 engins : ballon, cerceau, corde, ruban, massues. Il y a toujours une relation corps-engin.
Les règles techniques de F. Péchillon
- Concordance = dialogue corps/engin à mobilité.
- Moteur initial = corps.
- Moteur d'appoint = épaule (proximal), poignet (distal), coude (intermédiaire).
Les 3 règles fondamentales
- Prise libre : saisie manuelle continue (rotation) ou discontinue (lancer de l'engin).
- Amplitude : mettre de la distance avec l'engin.
- Continuité : efficacité dans l'enchaînement des actions.
Point carrefour : changement d'action motrice (point d'inflexion) du trajet de l'engin. Sa fonction est de servir de repère pour passer d'un élément à un autre et d'apporter de la clarté dans le travail technique.
Plans, sens et orientations
Plans : Sagittal (profil), Frontal/dorsal, Horizontal/transversal, Oblique.
Sens :
- Endroit : bas-arrière-haut-avant.
- Envers : bas-haut-avant-haut-arrière.
- Sens intérieur : bas-intérieur-haut-extérieur.
- Sens extérieur : bas-extérieur-haut-intérieur.
Mouvements conduits et maniements
- Balancés : mouvement pendulaire de chaque côté de l'épaule.
- Circumduction : cercle de 360 degrés à partir du point épaule.
- Mouvements en 8 : combinaison de 2 circumductions.
Lancers et rattrapers
- Lancer : projection de l'engin en l'air avec ou sans perte de contact visuel.
- Rattraper : aller chercher l'engin bras tendus le plus haut possible en amortissant la chute.
- Échappés : petit lâcher d'engin.
Composition choréographique et formations
La chorégraphie est l'expression dynamique d'une composition donnant un sens à l'exercice et répondant à 4 paramètres : synchronisation, communication, relation musique-mouvement, déroulement logique.
Formations et évolutions
1. Formations : placement des gymnastes sur le praticable (configuration marquée : 2 secondes) avec une trace géométrique.
- Critères de variation : amplitude/taille, emplacement, déplacement de la figure, orientation.
- Pédagogie : plots, formations planes, effectifs, regard extérieur.
2. Évolutions : passage d'une formation à l'autre, notion de déplacement, changement des directions des trajets moteurs des gymnastes et des trajectoires des engins.
- Types : prévisible (symétrie avec le vis-à-vis) ou imprévisible (effet de surprise).
- Pédagogie : repères visuels sur des éléments stables.
Relations entre partenaires
Rencontre avec un ou plusieurs partenaires par le corps/engin, gymnaste/gymnaste, engin/engin ou engin/gymnaste. Les échanges sont de natures différentes :
- Niveau 1 : transmission de l'engin au partenaire sans rupture de trajectoire.
- Niveau 2 : gymnastes sur place, engins en mouvement.
- Niveau 3 : gymnastes en déplacement et engin sur place.
- Niveau 4 : engin et gymnaste en déplacement.
Autres critères de difficulté des échanges : mixte (2 engins), triple participation, distance (+4m), orientation initiale, posture à l'arrivée, technique à l'engin.
Histoire et évolution de la discipline
CM Activité jeune. Reconnue comme activité sportive dans la moitié du siècle grâce aux premières compétitions en Europe de l'Est. Quatre termes caractérisent la GR : Gymnique, Artistique, Sportif, Féminin.
Évolution historique des conceptions
Les débuts en France : En 1843, le Français Clias publie un livre consacré à l'éducation physique des jeunes filles (exercices avec canne, cerceau, corde à sauter).
L'école allemande : Rudolf Bode (1881-1970), début du 20ème siècle. Gymnastique rythmique ou harmonique. D'abord main libre, puis après maîtrise corporelle, utilisation de bâton, balle, tambourin.
Heinrich Médau : élève de Bode, il a appelé la gym rythmique "gym moderne", influençant la GV (Gym Volontaire) et la gym scolaire dans les années 60. Utilisation des engins : ballon (rond, envol), cerceau (force centrifuge et centripète, espace interne/externe), massues (asymétrie).
Évolution des tenues et de la musique
- 1920 : jupette.
- 1930 : short court.
- 1993 : combinaison académique (justaucorps + collant).
- 2001 : retour de la jupette adhérente au maillot.
- Chaussons : demi-pointes.
Support musical : Avant 1989, accompagnement au piano. Depuis 1989, la FIG autorise l'accompagnement avec plusieurs instruments. Actuellement, des vocalises sont autorisées.
Dates clés et championnats du monde
- 1962 : La GR moderne devient indépendante au sein de la FIG.
- 1963 : 1er championnat du monde à Budapest (10 nations, équipes de 6).
- 1967 : Naissance des concours individuels (4 engins) et 1ère participation de la France.
- 1970 : 1er code de pointage.
- 1971 : Apparition du ruban.
- 1975 : On parle de GRS (Gym Rythmique et Sportive).
- 1984 : Devient discipline olympique aux JO de Los Angeles.
- 1996 : Participation officielle des ensembles aux JO.
- 1999 : Le nom devient Gymnastique Rythmique.
Pratique générale et catégories
La GR actuelle véhicule plusieurs dimensions : Classique, Acrobatique, Extrême souplesse, Virtuosité (prise de risque). Elle recherche la perfection, l'aisance, l'amplitude et le plaisir. Le niveau évolue grâce aux Russes qui repoussent les limites de l'engin et du corps.
Catégories de compétition
- Individuel : 4 engins utilisés sur 5 selon le règlement FIG.
- Ensembles : 2 exercices (5 engins identiques ou combinaison de 2 engins différents).
- Niveau fédéral : Enchaînements main libre jusqu'en minimes. Catégorie Division Critérium (7 gymnastes, 3 engins, duos portés, musiques chantées).
Difficultés techniques et jugement
Les éléments techniques sont répartis en 4 catégories : les sauts, les pivots, les équilibres, les souplesses et ondes. Chaque engin possède un groupe corporel dominant :
- Cerceau : tous les groupes.
- Ruban : pivots.
- Corde : sauts.
- Ballon : souplesses et ondes.
- Massues : équilibres.
Chaque difficulté possède une valeur (de A à I ou J). La valeur augmente lors d'un temps de suspension. Éléments acrobatiques autorisés : roulades avant/arrière sans temps de suspension, souplesses avant/arrière, roue (1 ou 2 mains), portés passagers.