Héritage romain en Hispanie et découverte de l'Amérique

Classé dans Géographie

Écrit le en français avec une taille de 3,55 KB

Survivance de l'héritage romain

2.3. La survie de l'héritage culturel romain de la culture hispanique.

Pendant plus de six siècles (du IIe siècle av. J.-C. au Ve siècle apr. J.-C.), la péninsule appartenait à l'Empire romain. Hispania a été l'une des provinces les plus romanisées et possède donc un patrimoine culturel abondant.

Le principal héritage est le latin, base de la plupart des langues parlées (castillan, catalan et galicien). L'Hispanie a donné à l'Empire des philosophes et des écrivains, comme Sénèque, Quintilien et Martial.

D'autres éléments importants comprennent le droit (la loi, le concept d'État) et le christianisme, car, bien que ce dernier se soit répandu tardivement, il a atteint le rang de religion officielle avec l'empereur Constantin (313). En effet, l'Église a conservé le droit, l'organisation administrative et la tradition romaine longtemps après la chute de l'Empire.

Du point de vue matériel, les travaux de génie civil sont parmi les plus importants : le réseau de routes, les aqueducs (Ségovie), les ponts (Alcántara), etc.

On trouve également de nombreuses villes qui ont été créées ou rénovées au cours de l'Empire : Mérida (Augusta Emerita), Saragosse (Caesaraugusta), Tarragone (Tarraco), Séville, Ségovie, etc.

En conservant la trame urbaine, de nombreux bâtiments publics sont préservés : théâtres, amphithéâtres, temples, arcs commémoratifs. On conserve aussi des mosaïques et des sculptures représentant les dieux et les empereurs, certains d'origine hispanique, comme Trajan et Hadrien, ainsi que des vestiges funéraires (stèles, tombeaux...).

La découverte de l'Amérique

7.1 - La découverte de l'Amérique

Christophe Colomb, le navigateur génois, proposa le projet de trouver une nouvelle route vers les Indes en naviguant vers l'ouest à travers l'océan. Sa proposition fut rejetée par le Portugal, car elle reposait sur des erreurs de calcul concernant les dimensions réelles de la Terre.

Christophe Colomb alla présenter son projet aux Rois catholiques d'Espagne qui, après une première réticence, acceptèrent de parrainer l'expédition : c'était le seul moyen pour la Castille d'accéder aux terres d'épices, un traité avec le Portugal interdisant la navigation le long de la côte africaine.

L'expédition, composée de trois navires, quitta Palos et atteignit la première terre d'Amérique, l'île de Guanahani, le 12 octobre 1492. Par la suite, Colomb effectua trois autres voyages, qui lui permirent de découvrir les îles des Caraïbes : Cuba, Santo Domingo (Hispaniola), Porto Rico et la Jamaïque.

Christophe Colomb ne savait pas qu'il avait atteint un nouveau continent ; il était convaincu que les nouveaux territoires appartenaient à l'Asie (en Espagne on les appela longtemps les Indes).

Les conséquences de ces découvertes conduisirent à la signature d'un traité avec le Portugal qui établit une nouvelle ligne de démarcation entre les zones d'influence portugaise et espagnole : le traité de Tordesillas (1494).

Entrées associées :