Histoire des relations internationales : 1945 à nos jours

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1. De la fin de la guerre à la mort de Staline

  • 1945-1947 : La rupture. Dès la fin de la guerre, la « Grande Alliance » entre Américains et Soviétiques disparaît. Les désaccords sur l'Allemagne et la présence soviétique en Europe de l'Est (Roumanie, Bulgarie, Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne) créent un « glacis communiste ». Staline installe des gouvernements satellites. En réaction, Truman lance la doctrine de « l'endiguement » et le plan Marshall. L'URSS réplique avec la doctrine Jdanov et le Kominform.
  • 1948-1949 : La cristallisation des blocs. Le « Coup de Prague » et le blocus de Berlin-Ouest marquent une escalade. La création de la RFA et de la RDA, ainsi que la signature du traité de l'OTAN, officialisent la division.
  • 1949-1953 : La guerre de Corée. La victoire de Mao en Chine et l'invasion de la Corée du Sud par le Nord internationalisent la Guerre froide. La mort de Staline en 1953 permet l'armistice de Pan Mun Jon.

2. De la « coexistence pacifique » à la « détente »

  • Le dégel. La mort de Staline et l'acquisition de l'arme nucléaire par l'URSS changent la donne. En 1955, le sommet de Genève et la neutralité de l'Autriche marquent une volonté de dialogue. Khrouchtchev théorise la « coexistence pacifique ». Toutefois, la course aux armements se poursuit avec la création du Pacte de Varsovie.
  • Crises et gestion. Le mur de Berlin (1961) et la crise de Cuba (1962) illustrent les tensions extrêmes. Après 1962, des garde-fous comme le « téléphone rouge » sont mis en place. L'Ostpolitik de Willy Brandt et les traités SALT (1972) symbolisent l'apogée de la détente.

3. Du milieu des années 1970 à la fin de la Guerre froide

  • Le refroidissement. L'invasion de l'Afghanistan par l'URSS (1979) et la relance de la course aux armements par Ronald Reagan (« guerre des étoiles ») ravivent les tensions.
  • La fin d'une ère. L'arrivée de Mikhaïl Gorbatchev en 1985 change la donne. Les traités de désarmement (START) et l'effondrement des régimes communistes en 1989, suivis de la chute de l'URSS en 1991, marquent la fin de la Guerre froide.

I. La guerre du Golfe (1990-1991)

  • L'invasion du Koweït. En août 1990, Saddam Hussein envahit le Koweït. L'ONU condamne l'acte et autorise une coalition menée par les États-Unis.
  • Le conflit. L'opération « Tempête du désert » libère le Koweït. Si le droit international est rétabli, le maintien de Saddam Hussein au pouvoir et la répression des minorités montrent les limites du « nouvel ordre mondial ».

II. Sarajevo (1992-1995)

  • L'éclatement de la Yougoslavie. La chute du communisme réveille les nationalismes. La Bosnie-Herzégovine sombre dans une guerre civile et ethnique complexe.
  • Le siège de Sarajevo. Entre 1992 et 1995, la ville subit un siège meurtrier. L'impuissance de l'ONU et de l'UE est flagrante. Seule l'intervention de l'OTAN, sous l'impulsion des États-Unis, permet les accords de Dayton.

III. Le 11 septembre 2001 : un acte terroriste et ses conséquences

  • L'attentat. Les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone marquent le début d'une ère de vulnérabilité pour la superpuissance américaine.
  • La lutte contre le terrorisme. Le Patriot Act et l'intervention en Afghanistan lancent la « guerre contre le terrorisme ».
  • La fin du multilatéralisme. L'invasion de l'Irak en 2003, sans mandat de l'ONU, divise la communauté internationale et marque la fin de l'espoir d'un ordre mondial fondé sur la coopération collective.

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