Indépendance des États‑Unis : causes et influence européenne
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Article 14 - Indépendance des États‑Unis et influence
Origines et colonisation
L'origine des États‑Unis : l'Espagne contrôlait une grande partie du continent américain. Les Puritains s'opposaient à l'Église anglicane ; ce sont ces hommes qui furent parmi les premiers colons. L'Espagne s'est surtout implantée au sud et a laissé le nord dans un état plus sauvage. Les Britanniques, dans leur quête de colonies, se sont installés au nord ; certains territoires furent utilisés comme colonies pénitentiaires.
Économie, marché et tensions
Des colons anglais commencèrent à développer des intérêts commerciaux. Les Britanniques voyaient un marché pour leurs produits industriels (thé, textiles, etc.) et cherchèrent à resserrer le contrôle économique sur les colons. Les treize colonies américaines n'avaient pas de représentation au Parlement anglais et l'Angleterre appliqua des impôts importants, ce qui provoqua une forte opposition.
Dans le nord, chasseurs et trappeurs n'avaient pas la même mentalité que les Anglais : ils refusèrent souvent de payer pour financer des guerres lointaines. En 1774, à Boston, un navire chargé de thé arriva ; les autorités britanniques voulaient que les colons paient les droits sur ce thé. Les colons refusèrent de payer et empêchèrent le déchargement pendant plusieurs jours.
Actions de résistance et préparation au conflit
Un mouvement de contestation prit forme : l'Association des rebelles, les Sons of Liberty, s'opposaient depuis des années aux taxes britanniques. La tension monta jusqu'à l'action directe : des colons déguisés en Indiens jetèrent environ 300 caisses de thé dans le port de Boston (événement connu sous le nom de Boston Tea Party), ce qui fut perçu par beaucoup comme un soulèvement.
Les autorités anglaises durent réagir ; elles envoyèrent une flotte à Boston pour intimider la population, mais n'ouvrirent pas d'attaque générale. Les colons organisèrent le Congrès de Philadelphie en 1774, qui accepta de lutter contre les marchandises britanniques par le boycott. En 1775, des commissions furent créées pour défendre les positions et élaborer la philosophie politique des insurgés. En 1776, un congrès tenu à Philadelphie adopta la Déclaration d'indépendance, soutenue par une grande partie de la bourgeoisie.
Guerre et alliances
Au début, la guerre favorisa l'Angleterre qui exploita les divisions entre les colonies. Cependant, à Saratoga en 1777, les troupes britanniques furent battues ; ce fut un tournant. Les Britanniques pensaient mener une guerre de type européen, mais l'intervention d'autres puissances modifia la donne.
En 1778, la France et l'Espagne mirent de côté leurs rivalités pour soutenir les rebelles américains. En février 1779, l'Espagne intensifia ses actions contre l'Angleterre, et en avril 1779 d'autres soutiens s'organisèrent. En octobre 1781, à Yorktown, les forces britanniques furent mises en déroute et capitulèrent.
Conséquences diplomatiques et territoriales
Après la capitulation de Yorktown, la situation évolua diplomatiquement. L'Angleterre finit par reconnaître l'indépendance des colonies; cela fut acté dans un traité (le texte original évoque le Traité de Versailles). Plusieurs territoires furent échangés ou réattribués entre puissances :
- Angleterre : mention du Sénégal et d'autres intérêts
- France : récupération ou cessions diverses (référence à San Pedro dans le texte)
- Espagne : récupération de la Floride et de Minorque
- Gibraltar : demeure sous contrôle britannique (le texte précise qu'il n'y a pas eu de restitution)
Institutions et premiers dirigeants
Aux États‑Unis, le premier président fut George Washington. Parmi les principaux théoriciens du soulèvement figure Thomas Jefferson, qui défendit l'idée du droit des peuples à se gouverner. Jefferson fut le troisième président des États‑Unis, en fonction de 1801 à 1809, et il est considéré comme l'un des pères fondateurs de la nation.
Idéologie : Lumières et économie
Les idées des Lumières jouèrent un rôle important : on peut citer notamment Montesquieu et Rousseau comme références politiques, tandis que l'économie se réfère aux travaux d'Adam Smith.
Répercussions en Europe et en Amérique latine
La France célébra le triomphe américain ; les idéaux américains eurent un impact en Europe et contribuèrent aux mouvements révolutionnaires, dont la Révolution française. L'Espagne chercha initialement à contenir ces idéaux mais ne put empêcher certaines fuites et paradoxes : les troupes de Napoléon en Espagne véhiculèrent aussi des principes issus de la Révolution française.
En Amérique latine, l'exemple américain eut un écho : la guerre d'indépendance des États‑Unis fut utilisée comme référence et opportunité. Des indigènes et des personnes originaires des colonies, ayant étudié ou servi dans la métropole, prônèrent par la suite l'indépendance des États du Sud. Le texte évoque que le soulèvement latino‑américain prend appui sur des événements depuis 1812 et s'inscrit dans le contexte des rivalités entre trois grandes puissances : la France, l'Espagne et l'Angleterre.