L'Italie après la Première Guerre Mondiale : Montée du Fascisme et Régime de Mussolini
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L'Italie après la Première Guerre Mondiale : Crise et Instabilité
La fin de la guerre a laissé en Italie de graves séquelles économiques. Les accords de paix ont engendré une grande déception. Cette situation a provoqué une extrême instabilité politique : les gouvernements de la monarchie n'ont pas réussi à obtenir une majorité suffisante entre 1919 et 1922 et ont été remplacés par cinq gouvernements différents.
D'autre part, la crise économique a généré une forte tension sociale : la montée du fascisme.
L'Ascension de Benito Mussolini et le Fascisme
Dans cette crise, la figure de Benito Mussolini est apparue. En 1919, il lança la bataille des chemises noires. Il s'agissait de groupes paramilitaires qui cherchaient à enrayer violemment la montée du mouvement ouvrier en attaquant les syndicats de base et leurs dirigeants.
Le fascisme est devenu le Parti National Fasciste, présenté comme le remède le plus efficace pour stopper les mouvements révolutionnaires en Italie. Son programme était basé sur :
- La construction d'un État fort garantissant la propriété privée.
- Une politique étrangère expansionniste.
Le nouveau parti a bénéficié du soutien de la petite bourgeoisie, du financement des grands propriétaires terriens et industriels, ainsi que de la tolérance de l'Église catholique et du monarque, Victor-Emmanuel III.
La Mise en Place du Régime Autoritaire
Mussolini a développé un processus de restriction des libertés et de persécution de ses opposants (les socialistes, les communistes et les démocrates-chrétiens), tout en maintenant la fiction d'un régime parlementaire.
Suite aux élections de 1924, remportées par la coalition de Mussolini grâce à la violence exercée contre ses adversaires, il a annoncé la création d'un régime autoritaire.
L'État Fasciste
L'État et le parti fasciste se sont pleinement identifiés dans un régime où Mussolini détenait les pleins pouvoirs et se faisait appeler Duce.
Les conséquences furent les suivantes :
- Les partis politiques ont été interdits ; leurs dirigeants, persécutés et emprisonnés.
- Le parlement a été remplacé par une Chambre des Fascistes.
- Les grèves et les syndicats ont été interdits, remplacés par un système de corporations et d'écoles de métiers, incluant des représentants des travailleurs, des employeurs et de l'État.
L'État exerçait un contrôle serré sur le parti, qui dirigeait tous les aspects de la vie sociale et dominait les médias (radio, cinéma...). Il contrôlait également l'économie, soutenant les entreprises privées par des ordres militaires et des subventions.