Lázaro de Tormes et Lucanor : résumé, thèmes et critique sociale

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Lázaro de Tormes et Lucanor : résumé et thèmes

Lucanor. Dans chaque histoire, le comte demande à son conseiller Patronio un avis sur un cas ou un comportement particulier, et celui-ci résout la question allégoriquement en racontant un exemple se terminant toujours par une morale chrétienne, même si le cas est païen.

Lázaro de Tormes : parodie et épisodes

Lazarillo de Tormes — parodie de Lázaro : l'œuvre joue parfois sur l'ironie de l'expression "l'amour est aveugle". Le récit contient des épisodes de ruse et de survie : il ment au moine qui ouvre l'armoire, vole de la nourriture, se pose comme une souris, et cache de la nourriture dans sa bouche pour éviter d'être pris. La ruse, comme le bruit du serpent, sert à tromper le clerc.

  • Mensonge au moine qui ouvre l'armoire
  • Vol de nourriture
  • Se faire passer pour une souris
  • Cacher de la nourriture dans la bouche pour ne pas être pris
  • Usage du bruit (comme celui d'un serpent) pour tromper le clerc

Censure et critique sociale

Le roman a été censuré parce qu'il constituait une critique très sévère de la société, surtout à l'encontre de l'Église. L'auteur choisit l'anonymat pour éviter d'être accusé ou emprisonné et pour échapper aux répercussions d'une critique sociale trop directe. La satire vise la société du XVIe siècle, qui classe les gens selon leur fortune : privilégiés (noblesse, clergé) et défavorisés (travailleurs).

Premier traité : enfance et aveugle

Le premier traité. Le premier traité commence par Lázaro de Tormes racontant l'histoire de son enfance. Son surnom vient du lieu de naissance, près de la rivière Tormes. À l'âge de huit ans, son père, Gonzalo, fut accusé de vol et contraint de servir un chevalier contre les Maures. Au cours de cette expédition, il perdit la vie. Lázaro et sa mère, Antona Pérez, allèrent vivre en ville où elle cuisinait pour des étudiants et lavait le linge des jeunes hommes du couvent de la Magdalena. Elle eut une liaison avec un garçon appelé Zaide, et Lázaro profita de cette relation car elle ramenait plus de nourriture à la maison. Ensuite, un frère naquit de la mère de Lázaro, mais leur bonheur fut de courte durée : Zaide fut pris et fouetté. Dans une auberge, sa mère confia Lázaro à un aveugle afin qu'il lui serve de guide. Lázaro reçut la permission et accompagna l'aveugle. L'aveugle était très astucieux et, plus que tout autre, lui apprit combien la vie était difficile. L'aveugle était aussi très gourmand et le nourrissait peu. Quand Lázaro eut finalement assez de la vie auprès de l'aveugle, il trompa son maître et s'enfuit en emportant son bâton.

Deuxième traité : le clerc et le pain

Deuxième traité. Dans ce traité, Lázaro sert un clerc. Lázaro obtint l'emploi que lui offrait le clerc, mais il ne s'en sortait pas bien : le clerc était avare et ne le nourrissait pas correctement. Puis arriva le moment où Lázaro, affamé, décida de voler le pain destiné à la messe pour le manger. Pour obtenir le pain, il fit une copie de la clé du coffre où il était gardé, sortit le pain pendant la nuit et le mangea. Quand le prêtre l'entendit, il décida de clouer le coffre, pensant que des souris avaient mangé le pain ; mais lorsqu'il surprit Lázaro, il le congédia de son service.

Troisième traité : l'écuyer et la misère

Troisième traité. Lázaro vint à Tolède où, pendant quinze jours, il vécut d'aumônes. Un jour, il rencontra un écuyer qui devint son nouveau maître. Leur maison était peu éclairée et dépourvue de meubles. Lázaro se rendit compte que l'écuyer, qui semblait être un homme de bonne famille, était en réalité très pauvre. Pour manger, Lázaro mendiait et donnait une partie de ce qu'il recevait à l'écuyer. Un jour, le gouvernement interdit la mendicité dans certaines rues, et Lázaro, heureusement, reçut de la nourriture dans un quartier. L'écuyer ne mangea pas pendant huit jours, jusqu'à ce que Lázaro obtienne enfin de l'argent pour acheter de la nourriture sur le marché. Plus tard, les propriétaires de la maison vinrent percevoir le loyer ; l'écuyer s'excusa et disparut. Lázaro se retrouva une fois de plus sans maître.

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