Liberté et morale chez Kant, Sartre et Platon
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Kant
Selon Kant, la liberté est déterminée par le domaine pratique (moral) et non par le domaine théorique (raison). En effet, la raison est confrontée à des antinomies, c'est-à-dire qu'elle peut affirmer que l'homme est libre et son contraire. La liberté de l'homme est déterminée par les lois et par le devoir, et donc pas par la raison, qui ne distingue pas entre le bien et le mal. L'action faite par devoir est considérée comme le modèle de l'action libre pour Kant. Ainsi, lorsqu'on agit par devoir, on n'agit pas en fonction de l'instinct du bonheur ou de nos désirs, car les désirs nous attachent et nous rendent esclaves. D'ailleurs, pour Kant, c'est le devoir qui nous rend libres, car si l'homme obéit au devoir, il ne pourra jamais obéir à ses désirs et ne sera donc jamais esclave de ses désirs. Il est impératif pour Kant de ne jamais mentir, car si l'on ment, on n'obéit pas au devoir.
Sartre
L'idée sartrienne est que l'homme n'a pas de nature. Il est libre de choisir ce qu'il va devenir et ce qu'il va faire. Certes, il est marqué par des situations qu'il n'a pas choisies (les facticités), mais il peut choisir sa manière d'être et sa capacité de dépassement, c'est-à-dire de surmonter la situation.
C'est l'exemple du malade. L'homme est toujours libre et il est perpétuellement en devenir, il est changeant. L'homme est libre, car il n'y a aucune modélisation de l'homme, chaque homme est différent. Il est pourtant libre, par ses choix, de choisir son destin, il est marqué par la transcendance.
Platon
L'image de l'attelage ailé
Dans le Phèdre, Platon interroge la nature de l'âme et explique sa composition à partir du mythe de l'attelage ailé. Platon s'interroge sur la capacité de l'homme à résister à ses désirs charnels et à les transformer en un désir amoureux grâce à la raison. La partie rationnelle de l'âme humaine, qui représente la connaissance et la raison, est symbolisée par le cocher. Il est chargé de conduire l'homme selon les valeurs de la raison, telles que la modération, la vertu et la connaissance. La partie irascible de l'âme, qui représente la force et la colère, est représentée par le cheval blanc, qui est discipliné. Il est capable de se mettre au service de la raison pour lutter contre le désir. La partie désirante ou concupiscible est la partie désirante de l'âme humaine. Elle est représentée par le cheval noir, qui est désobéissant et indiscipliné. C'est le désir et les passions. Le bonheur et la liberté sont obtenus par l'harmonisation des trois parties de l'âme (partie rationnelle, partie irascible et partie désirante) grâce à la raison, incarnée par le cocher, et non au désir, incarné par le cheval noir. C'est-à-dire que c'est grâce à l'équilibre des deux chevaux entre le monde sensible ou terrestre (morale - cheval noir) et le monde intelligible ou des idées (raison - cheval blanc) que l'homme pourra être libre.
L'exemple des cadavres
Platon veut analyser le rôle de la partie irascible et de la partie concupiscible, et se demande si les deux parties ont la même nature.