La loi de désamortissement de Pascual Madoz (1855)

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La confiscation de Pascual Madoz

Les circonstances étaient différentes : il n'y avait pas de guerre civile et les budgets ont été respectés. Les libéraux, comme tant d'autres, sont partis en exil sous le règne de Ferdinand VII. Il revint de France grâce à la politique adoptée par la régente Marie-Christine.

La période turbulente du XIXe siècle, initialement positionnée contre la régence d'Espartero, voit Madoz détenir le portefeuille des Finances, poste dont il démissionna quelques mois plus tard pour des raisons personnelles. La révolution de 1854 permit à Pascual Madoz d'être nommé gouverneur de Barcelone. En 1855, il reprit la Loi sur le désamortissement.

La loi de 1855 par Pascual Madoz marque le début de la dernière étape de la confiscation. Elle a effectivement affecté les biens appartenant au clergé, exacerbant les tensions entre l'État espagnol et le Saint-Siège. Cette initiative visait à opérer une révolution fondamentale dans le mode de vie de la nation espagnole, marquant le coup de grâce de l'Ancien Régime et amorçant la régénération politique du pays.

Par conséquent, tous les biens de l'Église, de l'État, des municipalités et d'autres « mains mortes » furent concernés. L'importance de cette mesure fut soulignée par la propriété qui appartenait aux municipalités, car elles étaient détenues par le peuple et produisaient des avantages.

Le but de la loi était d'obtenir des moyens financiers pour l'État. Cependant, l'accès progressif à la terre pour les dépossédés ne fut pas une préoccupation. Les actifs libérés devinrent la propriété de ceux qui pouvaient payer le plus, le paiement pouvant être effectué en espèces sur quinze ans.

Implications générales des confiscations

Aspects financiers (Hacendísticas)

Le désamortissement de Mendizábal visait à remédier à l'état affligeant du Trésor, mais n'a pas répondu aux attentes : il n'a pu ni racheter les dettes ni financer l'armée pour mettre fin à la guerre.

  • Aspects positifs : L'argent a alimenté les coffres de l'État, facilitant l'organisation de la dette (réformes de Santillán et Bravo Murillo en 1844 et 1851).
  • Aspects négatifs : L'État d'Isabelle II a géré des fonds importants pour payer un nombre croissant de fonctionnaires, empêchant ces ressources d'être consacrées à des activités plus fructueuses pour la richesse nationale.

Impact économique

La saisie a été considérée comme l'une des activités économiques les plus complexes du XIXe siècle. Aujourd'hui, on tend à en relativiser l'importance, sachant que davantage d'argent a été investi dans les chemins de fer que dans la vente de terrains.

  • Agriculture : Il n'y a pas eu de révolution ou de répartition équitable des biens. Un point positif fut l'augmentation de la superficie cultivée, bien que les terres ajoutées ne fussent pas de la meilleure qualité. L'Espagne est passée d'importatrice à exportatrice de céréales.
  • Investissement : Le point négatif est le retrait des capitaux de l'industrie et du commerce au profit de la terre. La plupart des bénéfices étaient réinvestis dans l'achat de nouvelles terres, favorisant la spéculation et l'exode des familles vers les villes.

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