Maîtriser les Modes et la Cohésion Textuelle en Français
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Les Temps et Modes Verbaux en Français
Temps du Subjonctif
Le subjonctif est utilisé pour exprimer le doute, le désir, la volonté, le sentiment ou une nécessité.
01) Subjonctif Présent
Indique le désir actuel ou une action incertaine au moment de la parole.
Exemples :
- Je l'espère, même si je marche beaucoup l'année prochaine. (Indicatif Présent, usage incorrect dans le contexte du subjonctif requis)
- Mon souhait est que j'étudie encore en Maxi. (Subjonctif Présent)
- Je doute que je lui fasse confiance à nouveau. (Subjonctif Présent)
02) Imparfait (Hypothèse et Condition)
Ce temps (souvent l'Imparfait de l'Indicatif ou le Conditionnel) indique une condition ou une hypothèse. Il est généralement utilisé dans les propositions subordonnées introduites par « si ».
Exemples :
- Je marchais tous les jours, mais ça n'a pas fonctionné non plus. (Imparfait de l'Indicatif)
- Maxi chercherait, si je vivais à Londres. (Conditionnel Présent + Imparfait de l'Indicatif)
- J'espère que le nouvel ami promettrait de ne pas me trahir davantage. (Conditionnel Présent)
03) Futur (Indicatif)
Indique un événement futur certain. Il est souvent utilisé après des conjonctions temporelles comme « quand » ou « lorsque ».
Exemples :
- Quand je commencerai à marcher tous les jours, je me sentirai mieux. (Futur Simple)
- Quand j'étudierai chez Maxi, j'en saurai plus. (Futur Simple)
- Quand il promettra de ne pas me trahir, je recommencerai à lui faire confiance. (Futur Simple)
Le Mode Impératif
Le mode impératif exprime l'ordre, la demande ou des conseils.
Exemples :
- Marchez tous les jours pour une meilleure santé.
- Étudiez chez Maxi ! Croyez-moi !
Analyse et Classification de l'Impératif
Travaux. Les travaux.
Nous conservons dans notre analyse la classification traditionnelle, qui place l'impératif comme une partie distincte de l'indicatif et du subjonctif. Une analyse de l'usage de l'impératif montre cependant qu'il s'approche du subjonctif. L'impératif est utilisé pour exprimer l'ordre ou l'appel à la mise en œuvre de l'action. Or, les actions non tenues que le locuteur souhaite voir accomplies sont généralement exprimées par le subjonctif. Nous classons l'impératif de sa propre manière en raison de certaines particularités, comme le fait qu'il est uniquement utilisé dans des expressions correspondantes.
Formation de l'Impératif
L'impératif utilise les inflexions de la deuxième personne et n'est utilisé que dans des déclarations affirmatives. Pour construire des phrases négatives ou pour d'autres personnes, tout en conservant les caractéristiques typiques de l'impératif, nous utilisons les inflexions du présent du subjonctif.
Encourager l'Action
Pour exprimer l'ordre, l'exhortation ou l'appel à la deuxième personne du discours en effectuant l'action, nous utilisons l'impératif. Exemples :
- Accomplis les tâches qui te conviennent.
- Laisse aller une seule fois pour que la poussière retombe.
- Essaie cette boisson.
Le Subjonctif Présent et l'Impératif
Le subjonctif présent est utilisé dans des contextes similaires à l'impératif. Cela se produit dans des phrases négatives ou lorsque le verbe est fléchi à la première ou troisième personne. Notez la série :
- Combats pour tes droits. (Impératif, 2e pers. sing.)
- Combattez pour vos droits. (Impératif, 2e pers. plur.)
- Battons-nous pour nos droits. (Subjonctif Présent, 1re pers. plur.)
- N'oublie pas ton rendez-vous. (Impératif Négatif, 2e pers. sing.)
- N'oubliez pas votre rendez-vous. (Impératif Négatif, 2e pers. plur.)
- N'oublions pas nos engagements. (Subjonctif Présent, 1re pers. plur.)
- N'oubliez pas vos promesses. (Impératif Négatif, 2e pers. plur.)
- Qu'ils n'oublient pas leurs engagements. (Subjonctif Présent, 3e pers. plur.)
Les deux premières phrases utilisent l'impératif, car le verbe fléchi est affirmatif et à la deuxième personne. Dans les autres phrases de la série, nous avons utilisé le présent du subjonctif, soit parce qu'elles sont négatives, soit parce qu'elles concernent une personne autre que la deuxième.
Historique et Usage du Subjonctif/Impératif
L'intersection des usages entre le présent de l'impératif et du subjonctif s'explique historiquement. Les deux temps sont originaires du latin. Dans cette langue, l'impératif n'avait que des inflexions à la deuxième personne. Dans la formation du portugais, il est devenu courant d'utiliser la troisième personne dans la fonction de deuxième personne. Ainsi, l'utilisation des temps verbaux a été adaptée à la nécessité d'encourager l'action à la troisième personne. Une solution a également été créée pour encourager l'action à la première personne du pluriel. Le résultat est un système dans lequel le verbe au subjonctif comble les lacunes de l'impératif présent. On utilise le présent du subjonctif chaque fois que le besoin s'exprimant par l'impératif n'est pas satisfait sémantiquement.
En raison de la diminution de l'utilisation de la deuxième personne dans le portugais, les règles d'utilisation de l'impératif ne sont pas parfaitement assimilées par la plupart des locuteurs. On peut le constater même dans les contextes formels où la variante cultivée est plus strictement appliquée. Il est difficile de dire dans quelle mesure les règles d'utilisation de l'impératif sont respectées dans le discours familier, mais il est probable que les échanges indus du subjonctif soient courants, reproduisant ce qui se passe dans l'expression formelle.
L'Impératif et le Temps
L'impératif est un temps indéterminé. Comme il encourage une action, il est supposé que l'action n'a pas eu lieu et qu'elle aura lieu après l'énonciation de la phrase. Dans un sens, l'impératif implique un futur.
Cohérence et Cohésion Textuelle
Le discours et les textes écrits ne sont pas seulement une suite de mots ou de phrases. La succession des éléments dits ou écrits forme une chaîne qui va bien au-delà de la simple séquentialité : il existe un lien qui unit les parties significatives formant le texte parlé ou écrit. Les mécanismes linguistiques qui établissent la connectivité, la reprise et assurent la cohésion textuelle sont interdépendants. Chacun des éléments énoncés établit des relations de sens et de signification à la fois avec les éléments qui précèdent et ceux qui suivent, construisant ainsi une chaîne textuelle significative.
Cette cohésion, qui donne une unité au texte, se construit et se manifeste par l'utilisation de différentes procédures, tant dans le domaine du lexique que dans celui de la grammaire. (Il ne faut pas oublier que dans un texte, il n'existe pas ou ne devrait pas exister d'éléments superflus. Les éléments constitutifs sont la construction du texte, et ce sont les liens entre les mots, entre les parties d'une phrase, entre les phrases et entre les paragraphes qui déterminent l'aiguillage, les contacts et les connexions, donnant un sens à l'ensemble.)
Une attention particulière est portée aux procédures qui assurent la cohérence du texte. Ce sont des procédures qui développent et articulent la progression, garantissant la dynamique textuelle.
La cohésion est la manifestation linguistique de la cohérence. Elle s'établit dans les relations entre les éléments successifs (articles, pronoms, adjectifs, formes verbales en relation avec le sujet, temps des verbes dans les relations espace-temps constitutives du texte, etc.), dans l'organisation des périodes, des paragraphes et des parties de l'ensemble, formant ainsi une chaîne de sens capable de présenter et de développer un thème ou une unité textuelle. Construite à l'aide de mécanismes grammaticaux et lexicaux, elle confère l'unité formelle au texte.
1. La Cohésion Lexicale
La cohésion lexicale peut se produire par la répétition, par substitution et par l'association. Elle est garantie par l'utilisation de :
- Liens sémantiques par la répétition : Le thème du texte, dans le cadre d'éléments lexicaux successifs, peut se produire par simple itération (répétition). Il faut, dans ce cas, faire la distinction entre la simple redondance résultant de la pauvreté du vocabulaire et l'utilisation de la répétition comme figure de style, avec une intention articulée.
Exemple : Les comptes du patron étaient différents, et il arrangea la peinture contre le cow-boy, mais Fabiano savait qu'ils avaient tort et que le patron voulait le tricher. Il l'trompait. (Vidas Secas, p. 143)
- Substitution lexicale : Elle se produit par l'utilisation de mots presque interchangeables, comme les synonymes. On considère ici, au-delà des mots synonymes, ceux résultant de familles idéologiques et d'associations de terrain (par exemple : voltiger, envol, la mouche).
- Hyponymes et Hyperonymes :
- Hyponyme (terme spécifique en relation avec un terme de sens général, par exemple : chat est un hyponyme de félin).
- Hyperonyme (terme de sens plus large en relation avec d'autres de sens plus spécifique, par exemple : félin est un hyperonyme de chat).
- Nominalisations : Un fait ou un exemple apparaît d'abord comme un verbe, puis réapparaît comme un substantif (par exemple : fixer, la réparation ; voyager, les voyages). Il faut distinguer la nominalisation stricte des généralisations (par exemple : le chien < l'animal) et des spécifications (par exemple : Plantes > Arbres > palmier).
- Substituts (Universels) : Exemple : John travaille très dur, moi aussi je le fais (le verbe "faire" remplace le verbe "travailler").
- Énoncés de récapitulation : Établissent la récapitulation de toute l'idée. Exemple : Le désert, le stylo, le crayon de chèvres aussi ruiné et abandonné, la maison fermée du Cowboy, tout annonçait l'abandon (Vidas Secas, p.11). Cette déclaration est appelée anaphore conceptuelle [2]. Une idée globale de l'énoncé précédent est reprise par une autre déclaration qui résume et/ou la reformule. Cette fonctionnalité permet d'éviter les répétitions et fait progresser le discours, en maintenant l'attention du lecteur.
2. La Cohésion Grammaticale
La grammaire assure la cohésion par l'utilisation de :
- Pronoms : Certains pronoms (personnels, adjectifs ou noms). On peut souligner les pronoms personnels de la troisième personne, employés comme substituts d'éléments antérieurs dans le texte, contrairement aux pronoms de 1re et 2e personne qui se réfèrent à la personne qui parle et à celle à qui l'on parle.
- Adverbes et locutions adverbiales.
- Articles.
- Conjonctions.
- Ellipses : L'ellipse est justifiée lorsque, en se référant à une déclaration antérieure, le mot élidé est facilement identifiable. Exemple : Les jeunes ont pris une retraite anticipée. ... Je savais qu'elle aurait besoin de toutes ses forces. (Le terme "jeunes" n'est plus répété et établit ainsi la relation entre les deux clauses.) C'est l'absence même de l'expression qui marque la relation inter-phrastique. L'identification peut se produire avec la déclaration elle-même, ou avec des éléments extra-verbaux, en dehors de la déclaration. Regardez les annonces dans les lieux publics (par exemple, Danger) et les phrases exclamatives, qui se réfèrent à une situation non verbale. Dans ce cas, il y a articulation entre texte et contexte (extratextuel).
- Accords.
- Corrélation entre les temps.
Fonction Déictique et Progression Textuelle
L'excellence de l'exercice déictique nominale est cette fonction de la progression textuelle, étant donné ses caractéristiques : ce sont des éléments qui ne font pas que signifier, ils indiquent, se référant aux éléments de la situation communicative. Les composants sont concentrés en eux-mêmes le sens. Ils visent les participants à l'acte de communication, l'heure et le lieu de l'énonciation.
Elisa Guimarães enseigne sur l'indexicalité :
Les pronoms personnels et les terminaisons de verbes indiquent les participants de l'acte de parole. Les pronoms démonstratifs, certaines phrases adverbiales et prépositionnelles, ainsi que les adverbes de temps, se réfèrent à l'instant d'énonciation, pouvant indiquer la simultanéité, l'antériorité ou la postériorité. Ainsi :
- Présent : donc, cela, maintenant, aujourd'hui, en ce moment.
- Passé : dernièrement, récemment, hier, quelques jours avant.
- Futur : à partir de maintenant, l'année prochaine, après que. [3]
Maria da Graça Costa Val rappelle que ces ressources n'expriment pas seulement les relations entre les éléments dans une phrase, mais également des séquences entre les phrases et les énoncés dans le texte [4].
Non seulement la cohésion explicite permet la compréhension d'un texte. Souvent, la communication se fait via une cohésion implicite, la compréhension mutuelle étant soutenue par la connaissance préalable de la langue par les participants au processus de communication.