Marguerite de Navarre et la Chanson de Geste

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MARGUERITE DE NAVARRE : Sœur de François Ier, roi humaniste, fille de Charles d'Orléans. Elle est mariée en 1509 avec le duc d'Alençon qui n'a aucune des qualités intellectuelles ou morales qu'elle possède. Elle est une femme très engagée religieusement et politiquement dans les affaires de son époque, humaniste et de la Renaissance. Après la mort de son premier mari, elle se marie avec Henri d'Albret. La mise en œuvre de son œuvre : elle se propose d'écrire un nouveau Décaméron. Elle n'a pas le temps d'écrire son recueil de nouvelles, dix nouvelles par jour, mais elle va seulement en écrire presque 70. Dans le prologue, elle va affirmer qu'elle n'a pas le temps d'écrire ses nouvelles. À travers ses histoires, l'auteur veut conserver le reflet d'une vie aux activités contradictoires où alternent les principaux événements de la cour, les méditations de l'Évangile ou les études platoniciennes. La structure de l'Heptaméron, comme celle du Décaméron, commence par un prologue général qui raconte une mésaventure présentée comme authentique. Dix personnages de noble condition, cinq femmes et cinq hommes, participent. L'alternance homme/femme est respectée. Les nouvelles sont groupées par thèmes que les déviseurs annoncent. Chaque nouvelle s'ouvre avec une lecture des Écritures. Elle accorde une place à la réflexion morale en faisant suivre un débat classique entre les dévisants. Les principales caractéristiques du récit sont que les narrateurs ne disent que ce qu'ils ont vu directement ou indirectement. Ils doivent obligatoirement cacher les noms des personnages des histoires afin de ne pas être indiscrets. La brièveté est une façon d'éviter des ornements de style inutiles. L'intérêt du récit se trouve dans la nature même des défauts, des faits qui se trouvent toujours hors de l'ordre commun. Les personnages ne sont ni des bourgeois ni des campagnards, mais des hommes et des femmes de la cour. Les 10 personnages ont été formés par l'auteur, mais chacun d'eux possède une personnalité propre. L'amour, selon elle, est un domaine où les apparences du raffinement masquent la violence des désirs et la cruauté des rapports de force. Chaque nouvelle devient une histoire exemplaire.

La chanson de geste est née vers le XIe siècle, mais elle fleurit en France après le XIIe siècle. Ses origines sont des petits poèmes distincts et indépendants. Ils parlent d'aventures guerrières qui font revivre principalement les grands personnages de l'époque carolingienne. Ces poèmes ont été composés par des poètes souvent anonymes que nous appelons trouvères et interprétés par des jongleurs qui déclamaient ou psalmodiaient ces poèmes. Il y a différents cycles : le cycle du roi, de Guillaume d'Orange, Doon de Mayence, provençal, les deux cycles de la croisade et les chansons qui ne se rattachent à aucun cycle. Les origines des chansons de geste : il y a deux théories :

  • Théorie des cantilènes : d'après cette théorie, des chants populaires d'origine collective seraient nés spontanément sur les champs de bataille vers le VIIIe siècle. Ces poèmes auraient été transmis oralement et finalement ils auraient été réunis par des écrivains trois siècles plus tard. Elles entrent dans la tradition orale jusqu'au moment où elles seront transcrites dans des livres.
  • Théorie des légendes : elle considère que chaque chanson peut être localisée autour des sanctuaires qui jalonnent les routes de pèlerinage. D'autre part, elle considère que le souvenir des héros carolingiens se serait perpétué dans ces sanctuaires, puis finalement dans l'exaltation chrétienne des croisades. On aurait élaboré une légende.

L'esprit épique : l'organisation du poème est simple. Dans les premiers récits, les auteurs nous racontent les péripéties d'une bataille ou d'une campagne, parallèlement. Ils ne parlent que d'actions mouvementées. Ils se limitent à décrire sobrement l'extérieur des personnages sans avoir accès aux pensées intimes du héros. Les personnages sont guidés par un idéal de vie active, mais surtout guerrière.

L'ambition personnelle fait partie des idéaux des croisés, la conquête d'un domaine qu'il pourra offrir à son suzerain.

L'honneur féodal : la gloire accompagne l'honneur. Le dévouement patriotique provoque les larmes des chevaliers.

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