Mécanoclastes et la Commune : mouvements ouvriers

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Mécanoclastes

  • Mécanoclastes : La sensibilisation de la classe ouvrière a commencé tôt pour diverses raisons. L'actualité liée à la crainte des effets de la mécanisation a produit : le chômage et la concurrence. Cela a conduit aux mouvements mécanoclastes (destruction des machines).

Ils ont eu deux objectifs : s'opposer à l'introduction des machines, en particulier celles qui permettent une économie de main-d'œuvre, et en même temps exercer une pression directe sur les employeurs pour certaines demandes. Ils visaient également les matières premières, les produits finis ou la propriété privée de l'employeur.

Le mouvement se remarquait par son haut degré d'organisation et son caractère insurrectionnel, qui s'approchait des grands objectifs révolutionnaires. Il fut le premier mouvement de résistance contre un ordre social ayant institué un processus de prolétarisation.

Ces actions se traduisent souvent par la destruction des machines et la mise au chômage des travailleurs. Elles atteignirent leur point culminant avec la destruction de milliers de métiers à tisser à vapeur, ce qui conduisit à des affrontements avec l'armée et à un durcissement de la législation, sanctionnant la destruction de machines par la peine capitale.

Cela provoqua le chômage, la pauvreté, la hausse des prix et un renforcement législatif qui leur refusa le droit d'améliorer leurs conditions de vie et leurs moyens d'existence.

La Commune

  • Commune : La controverse entre l'anarchisme et le marxisme franchit le cadre international, confrontant les positions respectives face à un événement historique : la Commune.

La défaite française face aux Prussiens mit fin au Second Empire français. L'avance des troupes allemandes provoqua le soulèvement de la ville et la formation d'un gouvernement révolutionnaire provisoire, la Commune, qui fut à la fois une manifestation spontanée et une réponse aux transformations socio-économiques de la fin du Second Empire.

L'insurrection parisienne fut également encouragée par les troubles politiques des internationalistes blanquistes, des anarchistes et des partisans de Proudhon qui, ensemble, formèrent un gouvernement de remplacement, le Conseil général de la Commune. Au cours de son bref mandat, la Commune tenta d'élaborer un programme de gouvernement radical.

Mais la Commune échoua parce qu'elle resta une expérience isolée en milieu urbain et n'obtint pas le soutien du reste de la France. Cela favorisa la réaction militaire qui, pendant la "Semaine sanglante", transforma le conflit en une véritable guerre civile urbaine.

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