La Musique Électronique: De Cologne à Paris

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III. École de Cologne: musique électronique

Studio de la NWDR

Crée en 1951-1953. Fondé par: H. Eimert (1897-1972, musique sérielle); R. Beyer (musicien), W. Meyer-Eppler (scientifique, spécialiste synthèse voix) sur les ondes de la NWDR. Ex: sérialisation (EIMERT,1955) musique de notes.

Contraire à Paris, la musique électronique utilise comme matériau de base des sons artificiels produits uniquement par des générateurs de fréquences électroniques.

D’abord conçu selon règles musique sérielle (primauté d’écriture). Fin années 50 s’atténue influence sérielle, oeuvres continuent à inclure de sons électroniques (sons sinus, bruits filtrés, impulsions).

1. Karlheinz Stockhausen (1928-2007)

1952: à Paris, élève de Messiaen, studio GRMC. 1953 retour à Cologne.

Oeuvre électronique: étude électronique n°1 (1953) et 2 (1954).

Chant des adolescents (1956), pour 5 sources sonores, 4 types matériaux sonores (voix chantée, fréquences sinusoïdales, bruit blanc filtré, impulsion) -> mélange source concrète (jeune garçon récitant 3ème chapitre livre de Daniel Bible) + sons électroniques. Une des oeuvres fondatrices oeuvres de musique électroacoustique et spécialisation du son. Oeuvre majeure de répertoire.

Kontakte (1960): crée en NWDR. Oeuvre maturité. Exploration de l’espace, pour 4 pistes pour la projection quadriphonie. Existe aussi la version mixte: pour bande magnétique 4 pistes, piano et percussions. Divisée en 16 sections (chiffres romains), + 34min.

Trois partitions: 1) électronique 2) électronique + instrumentale 3) réalisation

2. György Ligeti (1923-2006)

Né en Roumanie, élevé en Hongrie. Étude Académie de Musique Franz Liszt Budapest. Fuit Hongrie suite à la révolution 1956, d’abord Vienne, puis Cologne accueilli par Stockhausen. Étudie au studio NWDR et rencontre Boulez, Berio…

Connu comme compositeur musique instrumentale, micropolyphonie (permet créer textures sonores denses et inédites)

3 oeuvres électroniques en NWDR: Glissando pour bande (1957), Pièce électronique n°3 pour bande (1957-58) et Articulation (1958, pour bande magnétique, visual partition)

-> L’école "concrète" de Paris se caractérise par une démarche expérimentale VS. l'école "électronique" de Cologne par une rigueur structurelle.

III. Pierre Henry (1927)

Formation de piano & percussions Conservatoire de Paris, élève de Messiaen. Collaborateur Schaeffer (1949-58), Club d’Essai. Si Schaeffer choisit la cabine d’enregistrement; Henry la captation dans le studio. Compose 3 oeuvres ensemble: Bidule en ut (1950), Symphonie pour un homme seul (1950), Orphée 51 remaniée 2 ans plus tard en Orphée 53 festival en Allemagne. A partir 1958, compositeur indépendant musique électroacoustique.

Collaboration chorégraphe Maurice Béjart (danseur d’avant-garde), il rencontre 1955, quinzaine de ballets: Symphonie pour un homme seul (1955), Orphée (1958) et Le voyage (1962), La reine verte (1967).

Collaboration Michel Colombier pour une commande de Béjart, Messe pour le temps présent (1967)

Collaboration le sculpteur et penseur avant-garde Nicolas Schöffer (sculptures cinétiques et spatiodynamisme 1973), connus par ses monumentales sculptures cinétiques. Kyldex (1973): opéra, spectacle cybernétique et lumino-dynamique conçu autour sculpture Schöffer.

Cinéphile: Symphonie d’une grande ville (1988), l’homme à la caméra (1993).

1967: imagina concert avec public couché (Festival Sigma, Bordeaux).

1968: concert-marathon, 26h, au théâtre de la musique bd. de Sébastopol, propre répertoire.

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