La Nationalité en Droit International Privé

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La nationalité est le lien juridique et politique qui unit une personne à un État. Par ce lien, l'individu devient membre de la communauté politique de l'État, ce qui lui donne le droit de revendiquer sa protection. En même temps, cela le soumet au respect des normes du droit interne et du droit international.

Les principes fondamentaux de la nationalité

  • 1) Toute personne doit avoir une nationalité.
  • 2) Nul ne peut avoir plus d'une nationalité.
  • 3) Toute personne peut changer de nationalité.
  • 4) La renonciation pure et simple à la nationalité ne suffit pas à la perdre.
  • 5) La nationalité ne doit pas se transmettre à l'étranger indéfiniment.
  • 6) La citoyenneté acquise peut être révoquée.
  • 7) La nationalité d'origine peut être rachetée.

Systèmes d'acquisition de la nationalité

Le Jus Soli : Cette technicité suggère que la nationalité et les droits d'une personne sont régis par les lois du pays où elle est née, sans préjudice du droit d'option qui peut être disponible après avoir atteint un certain âge.

Le Jus Sanguinis : Cela signifie le « droit du sang ». La nationalité et les droits d'une personne découlent, selon cette expression, de la loi de leur pays d'origine familiale, c'est-à-dire le sang. À cet égard, les enfants nés dans des pays étrangers détiennent la nationalité de leurs parents.

Loi sur la nationalité et la citoyenneté

L'article 17 de la Loi sur la nationalité et la citoyenneté prévoit : « Le certificat de nationalité vénézuélienne par naissance est accordé à la demande d'une partie, conformément à la procédure prévue dans la présente loi et uniquement dans le but de l'exercice des fonctions que la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela réserve aux Vénézuéliens de naissance n'ayant aucune autre nationalité. »

Article 20 : Une fois la demande déposée, l'organe compétent de l'Exécutif national doit décider de celle-ci dans une période de quatre-vingt-dix (90) jours consécutifs, et doit informer la personne concernée conformément aux dispositions de la loi régissant les procédures administratives.

La naturalisation et les conflits de nationalité

1. La naturalisation : C'est l'institution à travers laquelle un étranger acquiert la nationalité d'un pays, sur demande, en étant assimilé aux natifs de celui-ci en termes absolus ou relatifs.

Exigences de forme et de fond

Il convient de souligner la procédure d'obtention de la Charte de nature en vertu de la Loi sur la citoyenneté et la nationalité :

  • Article 26 : Demande de naturalisation.
  • Article 27 : Examen de la documentation.
  • Article 28 : Délais de convocation et respect des exigences légales.
  • Article 29 : De l'extension.
  • Article 30 : Période pour décider.
  • Article 31 : De la décision et publication.
  • Article 32 : Certificat d'enregistrement de la naturalisation.
  • Article 33 : Sanction de l'omission de la fiche.
  • Article 34 : Le refus de la nationalité.
  • Article 35 : Enregistrement des sollicitudes acceptées et refusées.

Conflits positifs et négatifs

Les conflits positifs se produisent lorsqu'une personne est née dans un pays qui applique le Jus Soli de parents étrangers, tout en étant la fille de ressortissants d'un pays se gouvernant par le Jus Sanguinis.

Le conflit négatif survient lorsqu'une personne n'a pas de nationalité (apatride).

Le conflit des apatrides

Ceci concerne ceux qui n'ont pas de nationalité. Exemples de situations spéciales : Dans l'Allemagne nazie, tous les Juifs ont été privés de la nationalité allemande, devenant ainsi apatrides. Autre exemple : quand un couple originaire d'un pays où gouverne absolument le jus soli réside dans un pays où le jus sanguinis est entièrement appliqué ; un enfant né de ce couple serait apatride. Il n'aurait pas la nationalité du pays de sa naissance, puisque celui-ci détermine la citoyenneté par filiation, et n'aurait pas non plus la nationalité de ses parents, car leur pays d'origine ne la détermine pas par la descendance.

Conflit de la double nationalité

Il se pose parce que des personnes originaires d'un pays appliquant le système du jus sanguinis résident dans un pays appliquant le jus soli, et qu'un enfant y naît. Celui-ci aura la nationalité du pays de sa naissance (basée sur le jus soli) et celle du pays de ses parents (basée sur le jus sanguinis).

Preuve de la nationalité

  • Passeport
  • Certificat de naissance
  • Certificat de naturalisation
  • Tout autre document pertinent concernant la nationalité et la citoyenneté

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