Nazisme et Fascisme : Idéologie, Contrôle et Économie
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Les instruments de contrôle idéologique du nazisme
Pour l'État nazi, la société allemande devait atteindre une unité idéologique complète. Le ministère de la Culture et de la Propagande a été créé pour assurer l'émergence d'une culture et d'une pensée fondées sur des idées racistes et nationalistes. La science et la culture ont été « nazifiées » :
- Mise en place de listes d'auteurs interdits.
- Autodafés de livres jugés nuisibles, devenus des actes rituels.
L'avenir du Reich dépendait de l'engagement des jeunes envers le nationalisme. Les nazis ont investi des efforts considérables dans l'éducation, en politisant et en réorganisant le système éducatif. Les organisations de loisirs, notamment les Jeunesses hitlériennes, ont joué un rôle crucial.
L'opposition à ce projet de nazification a été étouffée par une répression brutale. Toutefois, une partie de la population a adhéré au projet, séduite par l'éloge d'Hitler, la grandeur de l'Allemagne et la fierté raciale. Ce soutien massif a permis au nazisme de se présenter comme un système légitime. Face à cela, de nombreux intellectuels et artistes n'ont eu d'autre choix que l'exil.
Les caractéristiques de l'économie fasciste
Dans le domaine économique, le fascisme s'est caractérisé par une forte intervention de l'État, le protectionnisme et une tendance marquée à l'autarcie.
L'interventionnisme étatique
En 1933, l'État a créé l'Institut pour la reconstruction industrielle (IRI) pour soutenir les entreprises en difficulté en rachetant leurs actions via des banques publiques. En 1939, l'IRI détenait près de 45 % des actions cotées en bourse.
Protectionnisme et autarcie
Dès 1934, l'État a adopté des politiques protectionnistes et un contrôle strict des changes, limitant les importations aux seuls produits essentiels. Si ces politiques autarciques ont favorisé un certain renouveau de la production nationale, elles ont également engendré des coûts élevés et une qualité médiocre.
Bilan social et économique
Le fascisme a investi dans de grands travaux publics pour lutter contre le chômage et a encouragé la production agricole ainsi que la natalité. Cependant, ce lien étroit entre l'État et le secteur privé a surtout profité à une puissante oligarchie. En conséquence, le niveau de vie des Italiens a décliné, marqué par une baisse des salaires et une hausse du chômage.