L'Œuvre Métaphysique de Stéphane Mallarmé
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Stéphane Mallarmé (1842-1898)
Ce qui le caractérise, c’est que son écriture est, avant tout, d’ordre métaphysique (fait de symboles). Sa poésie est obscure et cryptique. Pour lui, la poésie est un véritable sacerdoce et il crée un langage nouveau au risque de devenir obscur. Le poème acquiert une forme magique et devient accessible aux seuls initiés. Le symbole permet d’établir entre le monde spirituel et la matière (la réalité) des analogies, et sert à déchiffrer le sens de la beauté de l’univers qui se cache sous les apparences.
Dans ce premier poème, l’influence de Baudelaire est sensible et on retrouve l’obsession pour la soif de l’idéal et la hantise (obsession) de la mort. De là, sa poésie montre un lyrisme à la recherche de l’impersonnalité de l’œuvre pure.
Poèmes : Recueil poétiques (1863-64) : « Hérodiade » et « L’après-midi d’un faune » (Debussy en fera une adaptation musicale).
Dans « Hérodiade », Mallarmé a travaillé toute sa vie. C’est une œuvre inachevée. Ce poème s’inspire librement de la légende de Salomé dans la Bible : il fait de la princesse Hérodiade le symbole du refus de la vie et de la stérilité par désir de pureté, évoquant les tentations (la chair, l’amour, …) qu’elle pourrait avoir.
Dans « L’après-midi d’un faune » (publié en 1865) : on trouve l’idée contraire. Le faune (moitié homme, moitié animal) incarne la sensualité solaire de l’été. Dans ces paysages méditerranéens, un faune est amoureux des nymphes qui se baignent et qu’il observe à travers le feuillage. Son désir est inassouvi (désir non réalisé), la musique et le rêve lui permettent de prolonger sa vision.
Il a un poème qui s’appelle « Autre éventail » où le mouvement de l’éventail suggère l’image du vol d’un oiseau et finit par symboliser l’inspiration poétique.
Dans le recueil « Poésies » (1887), on voit que dans le poème : « Ses purs ongles… » le poète a délibérément placé à ses rimes des mots difficiles (cinéraire, licorne, …). Donc, c’est une poésie difficile à comprendre, elle porte vers l’abstraction. Le poème est un sonnet, qui a deux quatrains (à rime masculine) et deux tercets (qui ont des rimes embrassées).