Pénuries, réfugiés et conflits de la guerre civile
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Il y eut de graves pénuries alimentaires qui conduisirent à la faim et à l'émergence du marché noir. Il faut ajouter le bombardement de villes, qui contribua à démoraliser davantage la population civile. Les soldats rebelles utilisèrent une répression extrêmement dure pour terroriser l'ennemi. La réponse dans la zone républicaine fut brutale et le gouvernement eut du mal à la contrôler, ce qui engendra un énorme discrédit parmi les démocraties occidentales. L'Église souffrit de persécutions particulièrement dures. Il y eut des violences ajoutées dans les localités. Les diverses haines et la question des réfugiés devinrent un problème grave, notamment dans le domaine républicain.
Déplacements massifs de population
Le premier mouvement important de réfugiés fut provoqué par la bataille de Madrid et par la décision du gouvernement républicain de déplacer de nombreuses personnes vers Valence et la Catalogne. Le deuxième grand déplacement de la population eut lieu dans le Pays basque et la Cantabrie, dans la bande de Gaza lorsque l'attaque se produisit à l'échelle nationale au cours de 1937. Le dernier grand changement de l'été-automne intervint à la fin de la guerre pendant la campagne en Catalogne, où beaucoup cherchèrent refuge en France.
Mobilisation et forces en présence
Après l'échec de la déclaration du 18 juillet, les nationalistes déclarèrent une mobilisation générale dans les zones qu'ils contrôlaient. Dans les premiers jours de la guerre, l'armée d'Afrique fut la principale force de frappe. Sur la péninsule, certaines zones manquèrent de troupes rebelles, tandis que des milices phalangistes, accompagnées de requetés, opérèrent localement.
Aide étrangère et organisation républicaine
L'aide étrangère fut cruciale pour la survie d'abord, puis pour tenter de remporter la guerre par la suite. Dans la zone républicaine, on put s'efforcer d'organiser une armée disciplinée et suffisamment armée. Dans un premier temps, l'armée resta fidèle à la République, mais elle disparut progressivement, remplacée par la milice. Celles-ci furent organisées par les partis politiques ou par des éléments syndicaux.
Deux appuis déterminants permirent à la République de s'organiser :
- L'aide militaire de l'URSS, qui envoya toutes sortes d'équipements militaires ainsi qu'un groupe de techniciens et de conseillers militaires.
- Les Brigades internationales, formées de bénévoles venus du monde entier, qui vinrent défendre la démocratie contre le fascisme ; au printemps de 1937, les deux armées firent face à la guerre fasciste.
Ainsi organisés, les républicains cherchèrent à structurer leur défense mais rencontrèrent d'importantes difficultés.
Nationalismes périphériques et autonomie basque
Les militaires rebelles montrèrent dès le début leur penchant pour le centralisme, contrairement aux nationalismes périphériques. Le nationalisme galicien n'eut que peu d'occasions de se manifester et d'adopter son Estatuto. Pour obtenir la loyauté du Pays basque, la République reconnut le statut d'Estella. Le PNV forma le premier gouvernement sous la présidence du José Antonio Aguirre.
Leur isolement leur permit d'exercer un maximum d'autonomie au-delà de la loi, notamment :
- concentrer tous les pouvoirs et fonctions de l'État ;
- créer une armée régulière (les gudaris) ;
- entretenir des relations internationales ;
- maintenir leur pouvoir, même après la conquête de Bilbao.