Philosophie de Descartes : Méthode, Dieu et Dualisme

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La Philosophie de René Descartes : Quête de Certitude

Descartes pensait

La Connaissance et la Méthode Cartésienne

Descartes recherche une théorie de la connaissance qui soit vraie sans aucun doute. Par conséquent, sa priorité est de trouver une méthode qui guide la raison. L'analyse du modus operandi de la raison mène à la conclusion qu'il existe deux types de connaissances :

  • L'intuition : La connaissance des idées simples qui découlent de la raison elle-même, dont la vérité est évidente et incontestable.
  • La déduction : La connaissance d'une succession d'intuitions d'idées simples et des connexions entre elles pour atteindre des vérités complexes.

Le processus d'apprentissage (connaître) doit suivre deux étapes :

  1. L'analyse : Par laquelle les idées complexes sont décomposées à l'ordre simple pour être détectées.
  2. La synthèse : Ce qui permet d'atteindre, par la déduction, une conclusion complexe à comprendre.

L'Application du Doute Méthodique

Pour appliquer la déduction et synthétiser, Descartes utilise le doute méthodique. Il met en question toutes nos connaissances pour trouver celle qui est sûre et certaine :

  1. Il doute de la connaissance qui vient des sens.
  2. Il doute de l'existence de la réalité extra-mentale.
  3. Enfin, il met en doute la connaissance qui vient de la raison, car il peut supposer l'existence d'un malin génie qui le mène à l'erreur.

Cependant, il constate qu'il ne peut douter que du doute lui-même, car s'il doute, c'est qu'il pense, et donc qu'il est. Le premier truisme est : « Je pense, donc je suis ».

S'il peut exister en tant que pensée, c'est le Cogito, affirmant l'existence de la substance pensante (le cogito) comme premier truisme. De là, Descartes cherche une synthèse qui lui permette d'avoir des connaissances certaines. Pour ce faire, il commence par classer les idées :

  • Fortuites : Viennent de l'extérieur.
  • Factices : L'esprit les construit à partir d'autres idées.
  • Innées : La raison les possède en elle-même et elles ne sont ni fortuites ni factices.

L'Idée de Dieu

Descartes définit l'être pensant (le cogito) comme une substance qui a des idées et des jugements. Parmi les idées innées se trouve celle d'un être infiniment parfait, identifié à l'idée de Dieu. La preuve de l'existence de Dieu repose sur deux arguments :

  1. Puisque j'ai à l'esprit l'idée d'un être infiniment parfait, cet être doit posséder l'existence parmi ses perfections.
  2. Si j'étais l'auteur de ma propre existence, je me serais donné toutes les perfections ; or, je suis fini, imparfait et contingent, donc je dois provenir d'un être nécessaire.

Cette chaîne d'exigences mène à l'existence d'un Dieu qui a créé et maintient les êtres finis. Enfin, Dieu, étant bon et parfait, garantit que le monde extérieur existe et que la science qui le traite est vraie.

La Définition des Substances et la Réalité

Descartes définit la « substance » comme tout ce qui existe indépendamment de tout autre être. Il y a donc trois substances :

  • Le cogito (substance pensante).
  • Dieu (substance infinie).
  • La réalité extérieure (la substance étendue).

Seul Dieu est substance au sens strict. Cependant, la réalité extérieure et le cogito sont considérés comme indépendants l'un de l'autre, bien que l'âme ne puisse exister sans le corps et la réalité sans le soi (ce point est nuancé par la suite).

Le Dualisme Cartésien : L'Homme

Descartes défend le dualisme. L'être humain est composé du cogito (substance pensante) et de la substance étendue (le corps).

  • Le corps agit comme une machine et ne peut agir librement.
  • Le cogito est immortel, libre et doit gouverner le corps.

La relation entre les deux est localisée dans la glande pinéale, qui permet l'interaction entre l'âme et le corps.

L'Éthique et le Bonheur

L'atteinte du bonheur est liée au développement de la perfection de l'âme. Ce développement est réalisé par la liberté, qui survient lorsque le sujet est régi par le cogito. La liberté est donc la volonté de choisir ce qui est jugé bon et vrai pour l'individu.

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