Philosophie et science : Méthodes et concepts
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Le philosophique des connaissances
L'expérience acquise en pensant
Philosopher est penser, mais d'aucune façon, en utilisant des raisons pour plaider pour une critique rigoureuse afin de comprendre la structure fondamentale de la réalité et de la raison.
Évolution du terme "science"
La notion moderne de science apparaît à la Renaissance, quand se produit ce qu'on appelle la révolution scientifique. C'est alors que la science et la philosophie se différencient. Certaines sciences particulières (en particulier certaines croyances de nature empirique, comme la physique et l'astronomie) s'organisent, déterminent leurs caractéristiques propres et leur méthode de conception. Les deux éléments qui différencient la connaissance scientifique de l'expérience philosophique sont considérés comme les essais et l'application des mathématiques à l'étude de la réalité. S'expérimenter, c'est comprendre un ensemble d'activités bien planifiées avec l'aide de formules mathématiques qui visent à découvrir comment les choses se comportent.
Méthode des sciences formelles
Les sciences formelles ne se réfèrent pas à des faits d'expérience, mais à la forme des raisonnements. Elles sont régies par leur cohérence interne, et elles ont deux grandes applications. Les démonstrations utilisées dans les sciences formelles sont la déduction et l'induction. La déduction est utilisée à la fois dans les sciences formelles et empiriques, mais les sciences formelles l'utilisent comme une procédure presque exclusive. La déduction s'entend comme le processus de raisonnement qui conduit d'une ou plusieurs propositions données, appelées prémisses, à une autre, qui en est sa conséquence logique et nécessaire, appelée conclusion. Un exemple de système déductif est celui des échecs.
- Axiomes : Ce sont des principes fondamentaux indémontrables au sein du système. Ils sont sélectionnés pour leur évidence. Par exemple, "le tout est plus grand que la partie" et "par un point extérieur à une droite, on ne peut tracer qu'une seule parallèle".
- Règles de formation et de transformation : Ce sont les règles qui permettent d'extraire de nouvelles propositions valables pour étendre le système. Par exemple, les règles à suivre pour jouer aux échecs.
- Théorèmes : Ce sont les propositions obtenues par déduction à partir d'axiomes ou d'autres théorèmes déjà démontrés. Un exemple est le théorème de Pythagore.
Méthode hypothético-déductive
Les propositions protocolaires expriment des phénomènes du monde qui peuvent être enregistrés de façon empirique. Elles fixent des objectifs et communiquent univoquement. Par exemple, "les stylos en suspension dans l'espace chutent par gravitation".
Les lois sont des énoncés universels qui expriment le comportement ou la relation entre des événements spécifiques sur une base régulière et invariable. Avant qu'un énoncé universel puisse être considéré comme vérifié, il doit être confirmé par l'expérience. S'il est confirmé, il devient une loi. Un exemple classique est la loi de la gravité : "Toutes les masses de l'univers s'attirent avec une force qui est directement proportionnelle au produit de leurs masses et inversement proportionnelle au carré de leur distance".
Les théories sont des énoncés universels, desquels on peut déduire toutes les lois d'une science particulière. Elles donnent une unité à la science et permettent de découvrir de nouvelles lois. Un exemple est la théorie de la relativité.
Histoire de la philosophie : Mythe et logos
La philosophie occidentale est née en Grèce, en particulier à Milet (Asie Mineure), au VIe siècle avant J.-C. Sa naissance est liée à un changement dans la façon d'expliquer les phénomènes de tous les jours, connu comme le passage du mythe au logos. Mythe et logos sont des expressions grecques qui peuvent être traduites par "mot". Cependant, le mot "mythe" est compris comme des références à des récits fantastiques qui tentent d'expliquer l'origine du cosmos et qui ont régulièrement recours à des forces surhumaines, divines ou personnifiant les forces cosmiques.
L'admiration, l'étonnement, se produit face à un monde mystérieux, qui soulève toutes sortes de questions.
Méthode empirico-rationnelle
Le premier niveau de la réalité est constitué des données que fournissent les sens. Selon ces données, la réalité est multiple et changeante. Mais l'entendement conçoit qu'il y a quelque chose de permanent dans la réalité, par l'intuition et le raisonnement. Le deuxième niveau de réalité est ce que les choses sont et ce qui les rend explicites par la compréhension des concepts. Notre manière d'être et de dire ce que sont les choses s'appelle le niveau des statuts, parmi lesquels la primauté est accordée à la substance, qui est le substrat de base de chaque chose en particulier. C'est la compréhension qui saisit qu'il y a quelque chose de permanent, quelque chose qui ne change pas et qui agit comme un support (substrat, substance) de tous les changements que subit une chose.