Les piliers du régime franquiste

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État totalitaire (modèle fasciste, suspension des garanties démocratiques, contrôle des esprits)

Les trois piliers institutionnels

  • L'armée : rôle essentiel dans la victoire et dans la participation au pouvoir politique et à l'administration ;
  • Le parti unique : FET-JONS et le Mouvement National (officiel à partir de la Loi sur les Principes du Mouvement National de 1958) :
    • rôle de soutien idéologique au régime, de contrôle des médias et de l'accès aux carrières publiques ;
    • création d'organisations de masse pour assurer une base sociale au pouvoir :
      • de jeunesse : le Front des Jeunesses ;
      • de femmes : la Section féminine ;
      • d'universitaires : le Syndicat espagnol universitaire ;
      • de travailleurs : la Centrale nationale syndicaliste (syndicalisme vertical) ;
  • L'Église catholique :
    • rôle essentiel dans la légitimation et le développement d'une dictature se présentant comme un État confessionnel ;
    • Ex. : caractère de croisade accordé durant la Guerre civile au combat du camp nationaliste, en réponse aux persécutions religieuses venues du camp républicain ;
    • contrepartie : financement public généreux, contrôle sur l'enseignement, rétablissement de la morale et des valeurs catholiques dans la société.

Contexte international et économique (1947–1955)

Mais la guerre froide, commencée en 1947, permettra à Franco de bénéficier de l'aide américaine. En 1953, Franco signe un traité avec les États-Unis, les Pactes de Madrid, qui confère à cette puissance un accès à plusieurs bases militaires et navales espagnoles en échange d'une aide militaire et économique, faisant de l'Espagne un membre important du bloc anti-communiste dans le contexte ouest-européen. En 1953, on signe un nouveau concordat avec le Vatican, en vertu duquel l'Église catholique, comme institution, participait à la gestion directe de l'État et imposait officiellement son code moral, tout comme la pratique religieuse obligatoire, à l'ensemble de la société espagnole. En 1955, le pays est admis au sein de la communauté internationale lors de son adhésion officielle aux Nations unies (ONU).

Les années 1950 marquent la fin de l'autarcie. L'échec évident du modèle isolationniste fit opter le régime franquiste pour un changement de cap en termes de politique économique dès le début des années 1950. On assista à une libéralisation partielle des prix et du commerce et à une plus grande liberté quant au commerce des biens. En 1952, on mit fin au rationnement des aliments. Ces mesures ramenèrent une certaine croissance économique, et en 1954 on redépassa enfin le PIB par habitant de 1935 : l'Espagne avait donc perdu vingt ans en matière de développement économique.

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