Plan de réponse à la pandémie de grippe : Analyse et Phases

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Phase 1 : Initiation et mise à l'ordre du jour

Avant de commencer la détermination du problème qui nous concerne dans cette analyse, nous devons préciser le type de culture et la puissance des organisations auprès desquelles nous traduisons les enjeux de ce travail. Après une analyse minutieuse, il a été décidé d'appuyer le modèle « Athéna », caractérisé comme une déesse de la sagesse. Le pouvoir organisationnel et la culture de type « Athéna » se caractérisent par un leadership basé sur la participation, des objectifs organisationnels fondés sur l'évolution des besoins du marché, et des règles peu détaillées en constante évolution. On y trouve une responsabilité partagée pour la coordination, tant dans les réunions informelles que formelles, une croissance facilitée par la flexibilité des rôles, une structure en réseau, un environnement principalement instable avec des hauts et des bas, un facteur de changement fondé sur la stabilisation et, enfin, une grande taille. Toutes ces caractéristiques se retrouvent dans les organisations de haute technologie. Le modèle de culture organisationnelle « Athéna » est associé à une idéologie ou à des valeurs liées à la technologie et aux changements environnementaux.

Analyse de l'enjeu et problématique publique

Après avoir expliqué le modèle choisi, nous nous tournons vers la question de l'analyse de l'enjeu. Il s'agit d'abord d'identifier les problèmes et les tensions sociales qui pourraient résulter si des mesures appropriées ne sont pas prises pour freiner la pandémie. L'ordre du jour public est la composition plurielle des initiatives publiques et des propositions visant à décider de l'utilisation des ressources sociales dans la résolution de problèmes sociaux (M. Murphy). Pour la construction de l'ordre du jour, nous analyserons d'un point de vue normatif la définition pratique des problèmes d'ordre public, en répondant à des questions telles que :

  • Quelles sont les causes du problème ?
  • Quelles sont ses dimensions ?
  • Quels sont les enjeux ?
  • Qui est affecté et dans quelle mesure ?
  • Comment évolue le problème si nous n'agissons pas ?

Évaluation globale de la pandémie

D'abord, nous faisons une évaluation globale de la pandémie en commençant par la date de l'épidémie, l'identification scientifique et une évaluation générale du niveau de gravité présenté dans la population (par exemple : « la plupart des cas ont des symptômes bénins et concernent des personnes de moins de 30 ans, avec une présence limitée du virus chez les plus de 64 ans »). Les recommandations des instituts de santé visent à unir les efforts pour une meilleure performance des spécialistes, à limiter l'action du virus grâce aux antiviraux, à les réserver aux patients atteints d'une maladie avancée et sévère, et à déterminer l'équilibre des cas pour promouvoir une situation de contrôle total afin de prévenir la panique. Il est nécessaire d'évaluer si l'augmentation des cas d'infection est temporaire ou structurelle.

Mesures de surveillance et gestion clinique

Il faut identifier les mesures spécifiques par rapport à la grippe saisonnière : gestion de la surveillance et des cas cliniques, communication et formation professionnelle à la gestion clinique spécifique de chaque cas suspect ou confirmé, conseils d'hygiène pour les patients, information de la population et des groupes à haut risque, et suivi des stratégies d'atténuation.

Définition de l'émission publique

Nous procédons maintenant à l'identification précise de la définition d'une émission publique qui inscrit l'ordre du jour des institutions et des pouvoirs publics. Nous pourrions définir un problème public comme « un écart important entre ce qui est et ce qui devrait être ». On peut qualifier, sous cette définition, les problèmes créant une situation indésirable ou inacceptable. Il est complexe d'établir la définition exacte d'une émission publique ; il faut prendre en compte les perspectives des décideurs, les acteurs impliqués et les solutions disponibles. La question publique a été identifiée (la mise en œuvre du Plan national de préparation et de réponse à une épidémie de grippe) et exige désormais une définition précise.

Cela peut être fait en termes de subjectivité ou d'analyse « objective ». Souvent, ce qui est défini comme un « problème » est en réalité une combinaison de problèmes qui doivent être identifiés séparément. Lorsque cela est possible, les problèmes doivent être mesurés, car la quantification offre plusieurs avantages. Toutefois, l'identification d'un problème ne veut pas dire qu'il existe en soi ; il faut expliquer comment il est apparu par la combinaison de causes et d'effets. À notre avis, la question publique serait simplement la non-mise en œuvre du plan, les lignes directrices nécessaires pour gérer l'urgence et l'ampleur du conflit lié à la grippe pandémique. Le problème de la propagation de l'épidémie serait compensé et probablement éradiqué avec l'application de la préparation et de la riposte.

Phase 2 : Développement et objectifs du plan

Le Plan national de protection et de réponse à une pandémie de grippe fixe des objectifs spécifiques. Ces objectifs sont établis en tenant compte des lignes directrices de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l'Union européenne, puisque la pandémie de grippe affecte le monde entier et pas seulement l'Espagne. La base de ces objectifs est de guider les éventuels plans des communautés autonomes en harmonisant les objectifs généraux et spéciaux.

Objectifs généraux et spécifiques

Parmi les objectifs généraux, on trouve :

  • Réduire l'impact de la pandémie sur la santé de la population.
  • Limiter la propagation du virus.
  • Assurer que les mesures sont conformes aux standards de l'OMS.

Les objectifs spécifiques peuvent se résumer en quatre points :

  1. Maintenir la population informée le mieux possible.
  2. Éviter la propagation.
  3. Maintenir l'ordre social et éviter la panique.
  4. Appliquer le traitement approprié et les mesures nécessaires après l'infection.

Stratégie de communication et éducation à la santé

Parmi les stratégies définies dans le Plan de préparation à Madrid, nous nous concentrerons sur : LA COMMUNICATION AU PUBLIC ET L'ÉDUCATION POUR LA SANTÉ EXTERNE. Un protocole d'information a été élaboré pour répondre aux besoins de la population, diffusant des messages appropriés selon les risques réels et fournissant les informations nécessaires à l'adoption de mesures préventives. Pour que le message soit efficace, les institutions doivent rester en contact permanent. Le message doit être cohérent, consensuel et centralisé par des porte-parole officiels.

La cohésion et le consensus sont cruciaux pour éviter les messages contradictoires ou ambigus qui sèment la confusion et la méfiance. Le message sert deux fins : informer sur l'état de la pandémie pour éviter l'alarmisme, et éduquer sur les méthodes de réduction de la propagation. Le message doit être direct, sans cacher d'information, mais sans être inutilement alarmiste pour ne pas provoquer de panique, tout en évitant un excès de confiance qui favoriserait la contagion.

Mesures d'hygiène et de prévention

Les brochures informent sur la transmission par contact et la période d'infection. On distingue deux types de mesures :

  • Élimination du virus sur les surfaces : désinfection à l'eau à 70º ou à l'alcool, nettoyage des poignées de porte et des interrupteurs dans les lieux publics.
  • Prévention de la transmission humaine : couvrir sa toux avec un mouchoir, jeter les mouchoirs à la poubelle, éviter les contacts directs (poignées de main, baisers) et se laver les mains régulièrement.

Phase 3 : Exécution des politiques publiques

Dans cette phase, nous discutons de la mise en œuvre en nous concentrant sur les structures organisationnelles et la coordination de la gestion de la grippe A. Le Plan de Madrid s'appuie sur les recommandations de l'OMS, de l'Union européenne et du ministère de la Santé espagnol. La mise en œuvre repose sur trois niveaux : international (OMS), communautaire (UE) et étatique (Ministère de la Santé). Le plan suit également les recommandations des sociétés scientifiques régionales pour assurer l'efficacité des politiques.

Structures de coordination et commissions

Pour permettre une bonne coordination, un Comité ad hoc sur la prévention et la surveillance épidémiologique a été créé par le décret 89/2005, ainsi qu'une Commission scientifique d'étude et de conseil sur la grippe A (H1N1). La commission est présidée par le responsable du ministère ou son délégué, et comprend des membres du gouvernement régional, de la Délégation du Gouvernement à Madrid et de la Fédération des municipalités.

Les fonctions de la commission incluent la proposition d'actions de prévention et la coordination avec le gouvernement central. Le Comité est l'organe de plus grande importance pour la mise en œuvre. La Commission évalue les risques potentiels et analyse les propositions de mesures préventives. Enfin, le Groupe de coordination a pour fonction d'initier et de coordonner les activités techniques via plusieurs sous-comités :

  • Sous-comité des vaccins et des antiviraux.
  • Sous-comité sur la réponse aux services de santé.
  • Sous-comité de communication.
  • Sous-comité de surveillance.

En conclusion, le développement de politiques publiques pour faire face à la grippe A à Madrid repose sur des organes hiérarchisés (Comité, Commission, Groupe de coordination) dont les fonctions sont clairement définies pour assurer une réponse rapide et appropriée au problème posé.

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